23 juillet 2014

Choisir entre le keffieh et la kippa ?

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Choisir entre le keffieh et la kippa ?

Les événements nationaux et internationaux des derniers jours méritent une analyse et un positionnement clair.

Sionisme gouvernemental

Il est devenu insupportable de constater ce sionisme gouvernemental dégoulinant qui amène François Hollande, chef de l'Etat français, à soutenir officiellement l'offensive militaire israélienne à Gaza malgré le bombardement volontaire de la résidence du Consul de France à Gaza par l'armée israélienne.

Milice juive

Il n'est pas admissible que la Ligue de Défense Juive (LDJ), véritable milice communautaire, puisse continuer en toute impunité à se livrer à des violences assumées avec cynisme dans la communication officielle de la LDJ sur les réseaux sociaux. Il saute aux yeux que des mouvements nationalistes ont été interdits pour bien moins que cela.

Bandes urbaines

Il n'est pas acceptable que de la destruction de mobilier urbain, des incendies de voitures, des pillages de commerces – bref des émeutes – soient commis par des bandes urbaines qui abusent de la cause palestinienne pour chercher à couvrir d'un vernis politique leurs actes de vulgaire délinquance.

Islamistes fanatiques

Il n'est pas tolérable qu'à l'occasion des manifestations pro-palestiniennes, des islamistes fanatiques déploient sur le territoire français la bannière de l'Etat Islamique en Irak et au Levant, organisation qui menace de mort les Chrétiens d'Irak.

Médias et choc des civilisations

Il faut aussi dénoncer le rôle des médias du système qui contribuent en permanence à cultiver le mensonge, à manipuler l'opinion publique et à créer les conditions d'un choc des civilisations tout en veillant à blâmer l'amour de la France, à émasculer les patriotes sincères, à empêcher tout authentique redressement national ainsi qu'à écarter systématiquement la possibilité pour les Français de retrouver dans l'ordre chrétien la solution à nombre de leurs problèmes.

Ni keffieh ni kippa

Plus que jamais, il convient de clamer que les Français n'ont pas à faire le choix entre le keffieh et la kippa. Ni les islamistes ni les sionistes n'ont la moindre intention de servir la France. Au contraire, tant les islamistes que les sionistes sabotent toute hypothèse de réconciliation nationale envisageable sur base d'une adhésion partagée au Bien commun, à l'ordre naturel et à l'amour de la France.

La France est chrétienne et doit le rester

Il est indispensable de répéter encore et encore que si la république maçonnique est laïque, la France véritable est catholique. Les Français ne peuvent espérer retrouver ni paix ni stabilité sans préalablement reconnaître les racines chrétiennes de la France et les bienfaits de la Chrétienté.  

Alain Escada, président de Civitas

12:44 | Lien permanent | Commentaires (1) |

12 juillet 2014

Emmanuel Ratier à propos de Valls et du coup d'état franco-français

12:18 Publié dans la vie de France Jeunesse Civitas | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : emmanuel ratier, manuel valls, umps, civitas |

Hervé Lucbéreilh au colloque Civitas

Xavier Lemoine au colloque Civitas : "une semence d'Evangile dans la vie politique"

Le journal PRESENT publie une recension du colloque Civitas

Civitas : « Catholiques, engagez-vous »

A vrai dire, une gageure ! Civitas tenait à rassembler ses amis le 5 juillet dans le but de les motiver en vue des actions futures. Après trois années de bataille contre le système destructeur de notre nation, faut-il faire une pause ? Certes non ! En effet de nouveaux défis vont être lancés dans les mois qui suivent par la camarilla maçonnique qui a pris le pouvoir dans notre pays. Chaque fois qu’elle investit les rouages de l’Etat et les contrôle, cela va toujours au désastre ; particulièrement dans le cadre des deux dernières guerres mondiales.  

Etait-ce le moment de rappeler ces vérités élémentaires, le 5 juillet, date à laquelle commence la transhumance vacancière ? Il est bon de savoir que la plupart des salles sont fermées à Civitas, y compris celles se situant dans la mouvance catholique où cette organisation avait été reçue auparavant. Ainsi va la démocratie. C’est aidé par la Providence qu’Alain Escada a pu dénicher la salle de l’Horticulture, rue de Grenelle, pour faire un colloque intitulé « Catholiques, engagez-vous ». Elle fut remplie sans problème par un public très motivé et attentif. Pari gagné.

Il y a toujours quelque chose à faire

Certes les sujets annoncés étaient très divers et regroupés sous le titre précité. Ceci correspondant sans nul doute aux appels réguliers des trois derniers papes. La question première étant de savoir s’il était possible dans les circonstances actuelles de trouver un espace d’évolution dans la sphère publique. Ce fut l’objet de la première table ronde, organisée par le philosophe Vivien Hoch. Les intervenants étaient M. l’abbé Beauvais, curé de Saint-Nicolas, moi-même en tant qu’impliqué dans la sphère publique, de Radio Courtoisie à l’Association Catholique des Infirmières et Médecins en passant par Présent ; puis Alain Escada, qu’on ne présente plus. Bien sûr, il y avait  un véritable devoir pour tous les catholiques de témoigner de leur foi. Faute de cela dans le passé, notre pays encore très christianisé après la guerre a évolué de manière fulgurante vers un anticatholicisme encouragé par les gouvernements.

Ceci dit, comment faire ? L’abbé Beauvais expliqua que la première chose  consistait à se présenter comme catholique et de ne pas avoir peur de le faire autour de nous et dans la société. Celui qui ne dit rien ne risque pas d’être entendu. Toutes choses égales d’ailleurs, dans la mesure où bien évidemment il est un temps pour tout. Mais surtout le prêtre prit longuement la parole pour raconter l’histoire de Mgr Cazaud qui en 1948, par sa ténacité, a soulevé les foules  contre le gouvernement qui voulait couper toute subvention aux écoles catholiques. Un mouvement de révolte secoua tout l’Ouest de la France, où les écoles étaient en majorité catholiques. Face aux émeutes et aux manifestations, il fit plier le gouvernement. 

Il m’appartenait de souligner que le témoignage de sa foi devait toujours se faire avec tact et en fonction des circonstances ; en fait l’art du possible. Un élu qui se présenterait avec une bannière du Sacré-Cœur au Conseil municipal apporterait un contre-témoignage. En revanche, il peut y avoir une action au travers de la culture proposée par les municipalités ; et aussi par toutes sortes d’associations culturelles ou sociales dans lesquelles il est bien plus facile de se présenter (et faire reconnaître) comme catholique. Enfin et surtout il est fondamental de donner à nos enfants le goût de l’engagement public permettant de porter la parole du Christ. La jeunesse vit de plus en plus sans souci de l’avenir par oubli du passé. Elle vit au jour le jour. C’est par nos enfants que commence la restauration de la chrétienté dans notre pays, qui a perdu tout repère et se comporte comme un homme ivre ne reconnaissant plus sa route. 

Le témoignage émouvant des élus

Très intelligemment sollicité par Martial Bild, le témoignage de trois maires réélus triomphalement à la tête de leur municipalité a été particulièrement intéressant. Peut-être est-il osé de les comparer par leur action à celles des trois vertus cardinales : Foi, Espérance, Charité ? La Foi de Charles Berthollet, maire de Rouvray en Bourgogne, qui dit son chapelet avant chaque réunion du conseil municipal. Sa commune de 400 habitants est restée très catholique ; et bien sûr tout le monde se connaît et se fait un devoir de participer aux fêtes chrétiennes.

L’Espérance représentée par Hervé Lucbéreil, maire et conseiller général d’Oloron-Sainte-Marie en pays basque ; il s’échine à faire retrouver la foi dans une ville très catholique qui s’est déchristianisée complètement en deux générations. Une partie non négligeable de sa commune a intégré des réfugiés républicains de la guerre d’Espagne. Il a réussi par exemple à restaurer la procession à un saint basque vénéré des deux côtés de la frontière : cela faisait consensus avec les Espagnols, qui malgré leur engagement passé avaient gardé un fond de christianisme.

La Charité : Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, expliqua qu’il fallait soi-même avoir une vie personnelle et professionnelle parfaite, mais en même temps être un élu proche de ses administrés, ne pas épargner sa peine au service des autres. Etre tourné aussi vers les communes environnantes, même gérées par des partis différents, pour trouver des solutions communes ; ceci dans la mesure où les problèmes sont les mêmes. En réalité, ici, la moitié de la population est constituée d’immigrés maghrébins. A ce sujet il s’inquiète de voir que la génération des anciens est très pacifique alors que la suivante est de plus en plus incontrôlable. Il a monté des cours de français fréquentés assidument par les femmes d’origine musulmane, qui sont ravies.

Assurément ces trois maires, de communes si différentes, disent que le meilleur moyen d’être catholique au sein de populations très diverses est de se présenter comme des catholiques pratiquant les vertus chrétiennes. C’est alors que le message passe le mieux, à condition qu’il ne soit pas perçu par les administrés comme une provocation.

Du laïcisme au marigot politique

L’après-midi, François-Xavier Péron expliqua que la liberté donnée par Dieu à l’homme devait se mettre au service du bien. D‘où la nécessité d’une chrétienté forte, qui puisse peser sur les institutions. Il fallait s’en donner les moyens. Tout est possible : les disciples de Jésus étaient des pauvres bougres vivant dans un pays désertique : leur foi a permis de conquérir le monde. L’homme est un animal religieux par essence : la laïcité a toujours été anti-chrétienne. La foi ne peut aller contre la raison. La liberté ne peut se concevoir que dans la mesure où elle est tournée vers le bien. S’en couper correspond à aboutir à une destructuration morale et politique se caractérisant  de nos jours par la série de scandales auxquels nous assistons avec le régime actuel.

L’intervention d’Emmanuel Ratier était très attendue. Certes le passé de Valls, mis en exergue dans son ouvrage remarquable (et peu remarqué des médias politiquement récupérés), était sans doute espéré de certains. Toutefois il ne répètera pas ce qu’il y avait dans Le vrai visage de Manuel Valls qu’avec raison il supposait archi-connu de son auditoire. Il fit une analyse de l’évolution politique de notre pays à partir de l’élection inattendue de Hollande. C’était à l’origine une rampe de lancement pour un politicien professionnel peu diplômé se nommant Valls qui provenait du « sérail ». Cela l’est plus que jamais dans un marigot politique où finalement la gauche et la droite molle se retrouvent dans le cadre de la promotion de l’Europe et du mondialisme. La preuve étant fournie par exemple au Parlement européen où droite et gauche se partagent les places et où les votes sont communs dans la quasi-totalité des cas. Face à cela se trouve la menace de Marine Le Pen. Il voit très bien la fameuse NKM – je la surnomme Cause Toujours Mauricette – dont le mari socialiste est maire d’une commune périphérique. Voilà une femme  dont les idées sont identiques à celles d’Hidalgo. Chou vert et vert chou, blanc bonnet et bonnet blanc : elle fera aussi mal en matière « sociétale» comme on dit. Elle occupe déjà la présidence du groupe UMP au Parlement. Elle est dangereuse et il faut la dénoncer comme la future égérie de la fausse droite.

Civitas : espoir et espérance  

Alain Escada expliqua ensuite avec force, conviction et aussi émotion ce que fut la « longue marche » de Civitas. A l’origine, une volonté ferme et résolue de réveiller les catholiques, littéralement anesthésiés par l’inertie de l’Eglise de France en général ; celle des évêques en particulier, qui n’hésitent pas à faire la promotion de la laïcité, transgressant la parole du Christ : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. » Il fallait réagir contre cette déliquescence. Civitas fit ses premières armes publiques en 2011 dans le cadre du fameux Pisschrist montré à la fondation Lambert en Avignon ; une soi-disant œuvre d’art qui représentait un crucifix plongé dans l’urine de « l’artiste ». Une procession de réparation à laquelle participèrent 1 200 personnes fut organisée. Déclic impensable ! Puis ce fut la pièce de Castelluci Sur le concept du visage du fils de Dieu au théâtre du Chatelet. Cette « œuvre théâtrale » se terminait par des jets d’excréments contre la face du Christ. Pendant un mois 300 jeunes manifestèrent autour du théâtre et dans la salle. La jeunesse catholique se mobilisait.  Mais aussi l’évêché qui demanda de déposer des roses blanches sur le sol… Etrange réplique au blasphème. A cette époque plusieurs milliers de catholiques seront raflés, et des centaines mis en garde à vue ; pendant ce temps, en toute impunité, les délinquants de tous poils couraient les rues. Puis ce fut Golgotha Picnic au théâtre du rond-point des Champs-Elysées.

En juin 2012, Civitas annonce qu’elle manifestera sans doute seule contre le soi-disant mariage entre homosexuels. Mgr Vingt-Trois, en août, par deux fois, déclare dans Le Figaro qu’il ne faut pas « laisser le champ libre aux intégristes ». Il vient caler une manifestation la veille de celle organisée par Civitas pour lui couper l’herbe sous le pied. La suite est connue. Il sort alors un personnage curieux, à savoir la fameuse Frigide Barjot. Ce n’est un secret pour personne : les manifestations ne doivent en rien se référer au catholicisme alors que la plupart des manifestants sont catholiques. Frigide fera arrêter par la police ceux qui avaient des emblèmes ou des insignes témoignant de leur foi en Jésus-Christ. Cela faisait la différence et rejoignait la préoccupation du présent colloque. Avons-nous le droit de « rougir devant les hommes » de notre appartenance à la foi chrétienne ? « Les tièdes je les vomirai » avait déclaré le Christ lui-même.

A noter qu’Alain Escada dit quelques mots du chemin fait avec Farida Belghoul qui fut présente une grande partie de la journée. Son nom fut très longuement applaudi et elle se déclara enchantée de ce qu’elle avait pu entendre des uns et des autres. Pas d’ambiguïtés : nous ne sommes pas syncrétistes, mais ensemble nous défendons l’ordre naturel voulu par Dieu.

Un exposé d’une haute élévation

Il appartenait à l’abbé de Cacqueray, ce personnage ascétique au langage plein de bonté, rayonnant de sa foi, de dire les derniers mots. Après douze années de mandat, il quitte la direction du district français de la Fraternité Saint Pie X pour assumer une vie monastique loin du monde. Il dresse une sorte de testament concernant l’action à mener. Superbe et lumineux ! Résumons les sept points développés. La Fatalité : la tentation du « Que voulez-vous qu’on y fasse ? On n’y peut rien ». La Liberté : La dignité émane du bien et non du mal. Cette liberté donnée par Dieu, nous devons l’exercer avec humilité, probité, courage face au subjectivisme ambiant et à l’homme voulant prendre la place du Créateur. La nécessité exige pour nous d’avoir une influence dans la société par nos familles et nos actions. La Patrie : elle est en danger de mort : notre devoir est de la défendre face au troisième millénaire qui entend promouvoir le troisième sexe. Nos devoirs : établir des stratégies et des actions dans le cadre de minorités actives et agissantes. Le pouvoir des marionnettes : celles-ci tiennent le pays contre la volonté majoritaire des Français. Il faut sans cesse dénoncer les pouvoirs occultes qui asservissent la pensée par le régime des partis en faisant la promotion d’un hédonisme dont divorce et « mariage » homo ne sont qu’un des aspects. Nos atouts : ils sont considérables car la politique qui gouverne le pays est marquée du sceau de l’absurdité, du mensonge, de l’illogisme, voire de la folie ; c’est cela qu’il nous appartient de dénoncer sans cesse.

A cette forte analyse sans concessions le prêtre ajoute qu’il ne faut pas oublier de nous tourner vers Dieu, prier, ne pas nous couper du surnaturel. Ce sont les prières des contemplatifs et tous les saints du Ciel qui nous soutiendront. Espérance car Dieu tiendra toujours l’avenir du monde et de l’homme dans ses mains. Il attend son heure. « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. »                                                                                                  

Jean-Pierre Dickès

10 juillet 2014

L'abbé de Cacqueray appelle les Français à sortir des décombres et encourage un effort de réconciliation nationale

Engagement des catholiques : "Dieu vomit les tièdes", rappelle Alain Escada

Laïcité et liberté religieuse, des concepts déformés - Conférence de François-Xavier Peron au colloque Civitas

09 juillet 2014

Colloque Civitas - Table ronde : Être maire, pour quoi faire ?

Colloque Civitas - Table ronde : S'engager au service du Bien commun est un devoir pour les catholiques

08 juillet 2014

Emmanuel Ratier au Colloque Civitas : Manuel Valls à l'Elysée et un gouvernement d'union nationale UMPS en 2017 ?

Le colloque de Civitas vu par le journal "Libération"

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Extrait de presse : 

L'organisation intégriste Civitas tenait ce week-end un colloque, visant à investir le champ politique.

Dans l'entrée, tout près de quelques stands avec des livres à vendre, une mère de famille change la couche de son bébé sur un coin de table. Comme une centaine de sympathisants de l'Institut Civitas, elle est venue assister au colloque organisé (...) sur le thème "Catholique, engagez-vous !" Une journée pour "empêcher la léthargie estivale", d'après Alain Escada, président de l'institut, mais surtout pour inciter les fidèles à investir le champ politique en revendiquant leur catholicité. (...)

Pour Louis-Marie, 23 ans, "il y a eu une prise de conscience avec les manifestations contre le mariage homosexuel". Il a surtout apprécié la table ronde consacrée à l'action à l'échelon local. Lors de celle-ci, les maires de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) et Rouvray (Yonne) ont partagé leur expérience d'édiles résolument catholiques. "Je demande à la Sainte Vierge de présider chaque conseil municipal", a ainsi affirmé Charles Berthollet, maire sans étiquette de Rouvray qui a participé à la manifestation "Jour de Colère" contre François Hollande. A Montfermeil, la ville de Xavier Lemoine, qui est aussi vice-président du PCD, et qui compte une communauté musulmane importante, "il y a du porc dans les cantines et le vendredi, c'est poisson". "Peut-être qu'un jour je serai candidat à un mandat local", réfléchit Louis-Marie. (...)

Dans l'après-midi, Alain Escada prend place sur l'estrade. Il rappelle que Civitas ne donne pas de consignes de vote car "tous (les grands partis) sont entachés". Certains le sont tout de même plus que d'autres, si bien que les sympathisants citent exclusivement - mais sans conviction - l'UMP (trop "complexée" pour se revendiquer catholique), ou le FN ("trop laïciste") comme susceptibles de représenter leurs valeurs. Insatisfaits, certains ont déserté les isoloirs depuis longtemps. Incarnation de "Satan", "sioniste", "athée", la classe politique serait coupable de la décadence de la France. Un délitement qui remonte à 1789, 1905, 1968 ou 2012, selon les personnes interrogées.

Pour changer les choses, une jeune pharmacienne est convaincue que de nouvelles forces doivent émerger : "Les mouvements catholiques doivent se politiser pour empêcher les lois qui détruisent la famille." (...)

Les intervenants viennent d'horizons divers - avec entre autres un penseur nationaliste, des abbés ou un philosophe encarté à l'UMP - et tous partagent des valeurs qu'ils jugent bafouées par les lois de la gauche. Ils ont perdu le combat contre le mariage homosexuel, mais la prochaine bataille, contre l'euthanasie, est déjà dans toutes les têtes. En début d'après-midi, (...) François-Xavier Peron, membre de Civitas, en appelle à la pugnacité des fidèles avec ce message : "Aujourd'hui, ce n'est pas encore "éthique" de débrancher Vincent Lambert, mais demain, ça le sera."

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02 juillet 2014

Colloque du 5 juillet : Alain Escada répond aux questions de Médias Presse Info

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A quelques jours du colloque Civitas, Médias Presse Info a posé quelques questions à Alain Escada, président de Civitas.

MPI : Samedi, Civitas organise un colloque avec une liste d'intervenants qui valent vraiment le déplacement. Pouvez-vous nous présenter succinctement cette journée ?

AE :  Civitas a voulu placer ce colloque dans le cadre du réel et du concret. Avec un intitulé général comme "Catholiques, engagez-vous !", il nous semblait important de donner la parole à des personnalités dont l'engagement catholique, dans leur domaine respectif, est notoire et assumé. Ce samedi, vous pourrez rencontrer des élus, des journalistes, des écrivains, des responsables associatifs, et bien sûr des prêtres, qui savent ce que signifie "s'engager" et qui nous montrent que "l'art du possible" ouvre de bien plus nombreuses perspectives qu'il n'y paraît.

Dès 10h, le colloque s'ouvrira avec une première table ronde ayant pour thème "S'engager au service du bien commun dans la Cité est un devoir pour les catholiques". L'abbé Xavier Beauvais, le Dr Jean-Pierre Dickès et moi-même répondrons aux questions de Vivien Hoch. Nous partageons tous les quatre un point commun : nous nous sommes retrouvés en première ligne de bien des manifestations ces dernières années, mais nous restons aussi soucieux de consacrer du temps à former les intelligences des défenseurs du Bien.

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J'insiste beaucoup sur ce point : nous savons occasionnellement occuper la rue mais cela ne doit être que le témoignage public d'une mobilisation capable de construire une authentique alternative. Et, pour cela, il faut former des élites catholiques prêtes à prendre des responsabilités dans la société. A tous les niveaux. Il nous faut des patrons catholiques, des enseignants catholiques, des magistrats et des avocats catholiques, des médecins et des infirmiers catholiques, des journalistes catholiques, des écrivains et des artistes catholiques, des artisans catholiques et bien sûr des dirigeants politiques catholiques.

Ce qui nous mène à la seconde table ronde, "Être maire, pour quoi faire ?", animée par Martial Bild, directeur de rédaction à TV Libertés. Quatre maires nous feront l'honneur d'y participer : Charles Berthollet (maire de Rouvray), Xavier Lemoine (maire de Montfermeil), Hervé Lucbéreilh (maire d'Oloron-Ste-Marie et conseiller général des Pyrénées Atlantiques), ainsi que Jacques Tissier (maire de Fontgombault). Ces quatre parcours permettront d'offrir au public un éventail des différentes situations envisageables, du petit village à la grande ville, de la commune rurale au grand pôle urbain. Nous écouterons avec intérêt le récit de leurs expériences, la description des difficultés rencontrées mais aussi des satisfactions et des mesures prises au service du bien commun.

MPI : Ensuite, l'après-midi sera consacré à quatre exposés. De quelle nature ?

AE : Nous resterons dans le concret. François-Xavier Peron, membre de la direction de Civitas, traitera de la laïcité et de la liberté religieuse, des notions souvent mal comprises et qui servent de prétexte à bien des erreurs dans la conduite des Etats modernes. Un moment très attendu sera sans doute l'intervention d'Emmanuel Ratier, journaliste d'investigation et auteur d'une désormais célèbre biographie de Manuel Valls. Emmanuel Ratier viendra notamment nous décrire comment les cercles du pouvoir ont bien l'intention d'installer Manuel Valls à l'Elysée en 2017 et ce que cela pourrait signifier en terme de conséquences. Ensuite, je prendrai la parole pour tenter un bilan comparé des stratégies et des tactiques utilisées au cours des cinq dernières années en matière de riposte à l'antichristianisme et de résistance à la politique antifamiliale. Enfin, M. l'abbé de Cacqueray, dont le soutien à Civitas  a toujours été précieux, nous rappellera à quel point la France a besoin de chefs catholiques.

MPI : Quel public attendez-vous ?

AE : Le public devrait être assez varié, à l'image de ce pays réel qui s'est redressé ces quinze derniers mois. Avant tout, des catholiques décomplexés et des familles de France soucieuses d'accomplir leur devoir. Nous aurons même probablement des personnes qui cherchent à découvrir ce qu'est le vrai message du christianisme non aseptisé. Des élus municipaux viendront également prendre des contacts dans le cadre des réseaux qui doivent leur permettre de s'épauler mutuellement. J'ajoute que différents auteurs dédicaceront leurs ouvrages durant cette journée qui se veut aussi un moment de convivialité propice à acquérir de bons écrits ainsi qu'à approcher des représentants de médias alternatifs.

Ce colloque se déroulera ce samedi 5 juillet, de 10h à 18h, 84 rue de Grenelle, dans le 7e arrondissement de Paris. L'entrée est fixée à 10 euros.

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L'Education Nationale livrée aux lobbies : le témoignage d'un enseignant

Médias Presse Info vous livre une courte présentation du témoignage (masqué) d'un enseignant sur "La Pyramide de l'Education Nationale". "Les Français, tout le monde s'en fout", résume l'enseignant qui nous explique comment sont rédigées les directives du ministère de l'Education Nationale. Bienvenue chez les lobbies...

Déconstruction du stéréotype paritaire par lui-même - Critique raisonnée de la déraison

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La matrice idéologique qui a donné naissance à l'ABCD de l’Egalité mérite d'être soumise à un examen critique raisonné.

Nicole ABAR, footballeuse, s’exprime en ces termes : « J’avais cette conviction qu’il y avait une vraie problématique de la reproduction des stéréotypes éducationnels, que c’était une sorte de conspiration permanente sociétale et que sans une démarche volontariste, déterminée, continue et permanente, on ne pourrait pas arriver à interrompre ce cycle de la reproduction. »

Réfutation :

1- Le stéréotype offre toute la richesse d’un paradigme de lecture du monde structurant pour l’enfant et canalisant pour l’adulte. Sans le stéréotype qui prête des vertus romantiques à Paris et sa Tour Eiffel, la France cesserait brutalement d’être la première destination touristique au monde. Notre économie prospère précisément grâce à la vitalité du stéréotype.

2- La culture occidentale de la galanterie masculine se nourrit essentiellement du stéréotype de genre : détruire le stéréotype de la vulnérabilité féminine, c’est exposer la femme à une minoration culturellement admise de l’empathie judiciaire en cas de violences physiques.

3- En féministe convaincue, Madame Abar devrait savoir que la tolérance des faits de violence est proportionnelle au degré de faiblesse qu’une société donnée prête à ceux qui la subissent (femmes, enfants, vieillards)

Conclusion :

L’acharnement de Madame Abar à détruire les stéréotypes de genre traditionnels n’a d’égal que sa volonté de leur substituer des stéréotypes d’un genre nouveau, ce qui contribue paradoxalement à réhabiliter la pertinence éducationnelle du stéréotype. La thèse développée par Madame Abar est d’autant plus fantasque et préoccupante qu’elle fait état d’une vision complotiste du corps social qui conspirerait, selon elle, pour entraver la candidature féminine au rayonnement social.


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Geneviève GUILPAIN, IUFM de Créteil, affirme : « Il s’agit aussi d’indiquer comment travailler à plus d’égalité, pour déconstruire ces stéréotypes, éviter que la socialisation différenciée pénètre l’Ecole ou soit reconduite à et par l’Ecole. »

Réfutation :

1- En tant que formatrice de futurs enseignants, Madame Guilpain vante à longueur d’année les vertus de la pédagogie différenciée, celle-là même qui exhorte le professeur à proposer des stratégies de remédiation personnalisées, permettant aux élèves d’une collectivité hétérogène de progresser chacun à son rythme.

2- Pourtant, dès qu’il est question du relationnel garçon-fille, Madame Guilpain n’hésite pas à déjuger ses propres préconisations en appelant à la standardisation de la socialisation.

3- Dans le cas N°1, traiter les jeunes avec équité signifie prendre en compte leurs écarts cognitifs alors que dans le cas N°2, traiter les jeunes avec équité suppose qu’il faille combattre l’expression sociale de leurs différences sexuelles ?

Conclusion :

Nous caressons timidement l’espoir que cette propagandiste du gender à l’Ecole parviendra, au terme d’un douloureux examen de conscience, à réconcilier ces représentations schizophréniques de l’égalité à géométrie variable.

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Catherine HUGONET, Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité, nous dit : « Depuis 200 000 ans, on a attribué aux femmes et aux hommes des rôles différents, avec des rôles supérieurs et des rôles inférieurs et ça fait tellement longtemps que ça existe qu’on imagine que c’est naturel. »

Réfutation :

1- L’état actuel des connaissances en paléoanthropologie date le doyen de l’humanité (Kibish Omo I, retrouvé en Ethiopie) de 196 000 ans. Madame Hugonet s’accorde une marge de 4000 ans pour asseoir son historique de l’oppression des femmes dans une dramatisation du temps humain.

2- Quelles preuves autorisent Madame Hugonet à statuer qu’Homo Sapiens s’imaginait la chasse et la pêche, par exemple, comme des « rôles supérieurs » et le soin des enfants ou l’allaitement comme « des rôles inférieurs » ? Sa grille interprétative et son logiciel mental sont tellement obstrués de préjugés féministes que Madame Hugonet projette une échelle de valeurs contemporaine et une axiologie socio-relationnelle anachronique sur l’humanoïde d’il y a 196 000 ans.

3- La qualité du Français est lamentable : Pour faire honneur à Molière, Madame Hugonet aurait dû dire soit « Pendant 200 000 ans, on a attribué aux femmes et aux hommes des rôles différents » soit « Depuis 200 000 ans, on attribue aux femmes et aux hommes des rôles différents ».

Conclusion :

Cette propagandiste du gender à l’Ecole se contentera dorénavant de gratifier l’Education Nationale de propos qui aient le mérite de la cohérence. L’amateurisme scientifique, combiné au zèle idéologique, donne lieu à un embrouillamini amphigourique qui, tant du point de vue du fond que de la forme, semble avoir été écrit par une gentille élève de CE1.

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Véronique ROUYER, maître de conférences en psychologie du développement de l’enfant et de la famille, constate : « Et l’enfant, il va aussi développer durant cette période, ce qu’on appelle des croyances essentialistes sur les différences entre les sexes, qui ne sont pas le fait que des enfants. Les croyances essentialistes, c’est tout simplement que les enfants vont expliquer les différences qu’ils repèrent entre les filles et les garçons, les hommes et les femmes, par des facteurs biologiques, physiques. » « Y a encore beaucoup d’adultes qui pensent que effectivement les différences, elles ont à faire à, les différences hommes-femmes qu’on relève, elles ont à faire au cerveau, aux hormones, ou c’est génétique. »

Réfutation :

1- Le militantisme féministe dont se réclame Madame Rouyer est entaché d’une frénésie égalitariste qui la conduit à minorer, voire nier l’apport inné et à survaloriser les causes sociales et environnementales pour expliquer les différences entre hommes et femmes. Jean-Albert Meynard, médecin chef de psychiatrie au centre hospitalier de La Rochelle, expert en neurosciences, passionné d’anthropologie et auteur du livre Le sexe du cerveau. Hommes, femmes : les vraies différences, dénonce avec force cette dérive interprétative militante : « Dans la constitution, hommes et femmes sont égaux socialement, dit-il. Ce n’est pas du tout cela que je remets en cause mais un égalitarisme forcené qui irait du social au sociétal, du psychologique au physiologique et qui irait au « pourquoi sommes-nous différents ; il n’y a pas de différence : c’est une idée un petit peu insupportable, je dois le dire. » [http://www.youtube.com/watch?v=AzmJ...]

2- « Hommes et femmes naissent exactement pareils et sont parfaitement égaux jusqu’à leur 4e semaine d’existence. La différenciation s’opère entre la 4e et la 8e semaine. A la 8e semaine, commencent le développement du cerveau et le bal des hormones. Et pour l’un comme pour l’autre, plus rien ne sera jamais pareil. » « Oui, car les femmes sont bilatérales et utilisent donc les deux hémisphères de leur cerveau. Avec une préférence pour le gauche, celui du langage notamment. Elles ont également un sensorium beaucoup plus développé. » « On me reproche parfois de décrire un monde prédéterminé. Mais il l’est, de fait ! Je fais de mon côté l’apologie de la différence, dans tout ce qu’elle a de noble, car elle a façonné le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. Hommes et femmes sont complémentaires. » [http://www.lanouvellerepublique.fr/...]

3- Le scanner semble confirmer nos bons vieux stéréotypes quant à la différence des sexes. Les cartes de la connectivité cérébrale montrent en effet des différences frappantes et aussi complémentaires dans l’architecture du cerveau humain, reconnaissant aux femmes une meilleure perception visuelle des détails et une plus grande fluence verbale et aux hommes une certain avantage dans la représentation de l’espace.

Conclusion :

Subjectivisme militant et absence de scientificité ponctuent le discours de cette propagandiste du gender à l’Ecole, qui revisite de manière créative le roman des origines. Nous encourageons Madame Rouyer à proposer sa fable des sexes à la publication dans un court essai qu’elle gagnerait à intituler : Traité de Mythogenèse Post Féministe sur les Inégalités Femmes Hommes, une approche romanesque. Les doctrinaires d’un révisionnisme sexuel partisan et ascientifique doivent-ils être mis à contribution dans l’élaboration des programmes de jeunesse sans le concours des principaux intéressés : les familles de France ? L’émoi suscité par la mise en œuvre de l’ABCD de l’Egalité résonne comme une invitation à envisager l’égalité comme la finalité d’un parcours qui ne saurait faire l’économie d’une réflexion sur la complémentarité.

 

CLOVIS TEYSSANDIER

28 juin 2014

L’Escroquerie Compassionnelle du Gender

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Attendu qu’ils ambitionnent officiellement de corriger les disparités entre hommes et femmes en inculquant précocement aux enfants l’art d’oblitérer les polarités de genre impulsées par leur corps biologique puis entérinées par le corps social, les ABCD de l’Egalité recèlent les dangereux ferments d’un corpus doctrinal d’arasement destiné à gommer les reliefs d’une différence sexuelle perçue comme vecteur d’injustices. Cette matrice anti-éducative, à l’avant-garde d’un modus vivendi sociétal visant à soustraire la progéniture de la brute française aux archaïsmes néandertaliens de sa conscience sexuée, est actuellement distillée dans des académies expérimentales. Ces ABCD d’on-ne-sait-quoi n’ont fait l’objet d’aucun Arrêté Ministériel publié au Bulletin Officiel, d’aucune loi d’expérimentation ni d’aucun Décret du 1er Ministre. Le silence, l’opacité et la vélocité qui entourent la mise en œuvre des ABCD de l’Egalité sont dignes des manœuvres d’infiltration et d’espionnage les plus sophistiquées : l’agent secret s’introduit dans l’Ecole avec une couverture officielle (promouvoir l’égalité hommes femmes, thème fédérateur), un ordre de mission officieux (détruire les représentations sexuelles canoniques pour faire advenir une humanité hybride que son déficit d’identité rendrait plus perméable aux assauts du marché) et une arme à trois coups (la vulnérabilité de la jeunesse, l’ignorance des parents et l’autorité du maître). Le crime eût été parfait sans l’esprit de fronde de résistants gaulois déterminés à rappeler aux ministres portés par le suffrage qu’ils sont nos employés, pas nos directeurs de conscience, qu’ils ne sont que les humbles exécutants de la volonté générale et non les démiurges d’une humanité transgenre à l’image de leurs fantasmagories.

Peu importe qu’un homme coure le 100 mètres en 9 secondes 58 centièmes et qu’il faille qu’une femme se dope et en meure pour parcourir la même distance en 10 secondes 49 centièmes, pourvu que l’enseignant et ses apprenants soient convaincus, à force de nier l’écart de compétence physiologique, que ce résultat n’est que la traduction obsolète d’une stratégie d’infériorisation séculaire visant à inhiber le potentiel féminin. Parce qu’ils invitent à penser l’égalité comme nivellement des compétences et non comme apologie des différences, comme déconstruction des singularismes sexuels et non comme construction complémentaire du masculin et du féminin, les ABCD de l’Egalité sont une formidable machine à produire des contre-vérités scientifiques au service d’un révisionnisme d’Etat. Au lieu de pacifier le climat scolaire, ces ABC du Déni de la différence jettent les bases d’une guerre larvée entre les protecteurs de l’essentialisme sexuel et les tenants d’un constructivisme psycho-sexuel. Les premiers défendent l’idée que le sexe est une détermination ontologique innée, fruit de la Loi Naturelle, tandis que la LGBT sphère, qui a ses entrées dans les cabinets, décrète que l’Homme étant la mesure de toute chose et notamment de lui-même, sa détermination sexuelle lui est dictée par son propre vouloir dans un acte de parturition psycho-sociale. Pour promouvoir cette humanité réformée ayant pour modèle archétypal le mâle à dentelle sous jupette et la jeune fille sévèrement burnée, les enfants des académies expérimentales sont soumis à un protocole éducatif dévoyé : si l’égalité en dignité et en droits était enseignée aux enfants, les Journées de Retrait de l’Ecole n’auraient pas lieu d’être ; le dispositif ABCD de l’Egalité véhicule, à visage masqué, les modalités de la transition du sexe naturel vers l’auto-détermination du genre, en médiatisant et en promouvant l’éradication des marqueurs chromatiques, vestimentaires et comportementaux permettant de discriminer la fille du garçon : dans cette surenchère proprement altruicide, la castration du masculin par le féminin et son corrélat nauséabond, l’intégration d’attributs masculins au féminin, sont glorifiés comme le degré paroxystique du progrès.

Pourtant, nombreux sont les chantiers qui attendent l’avènement du Ministre providentiel : l’indigence des cours d’Histoire de France a vocation à tuer la ferveur patriotique dans le cœur des jeunes ; les vindictes communautaires ne semblent jamais apaisées par la mise en scène hautement lacrymale de séquences pédagogiques sur l’holocauste ou la plantation ; la lutte contre les disparités de classes appartient désormais à un âge d’or de la conscience politique que les programmes de sciences économiques -inféodés à la doxa du mondialisme financier- n’ont désormais plus le droit de relater ; les grands groupes financiers se piquent de réflexion sur l’éducation des masses qu’ils auront à charge de prolétariser, ont convaincu nos dirigeants d’abandonner les humanités au profit de techniques de commercialisation qui peinent à conjurer la vacuité orthographique, langagière et cognitive laissée dans leur sillage. Ainsi la Table Ronde Européenne composée des 47 dirigeants des plus puissantes entreprises du continent tient-elle régulièrement des Commissions Educatives sous l’égide tutélaire du slogan mercantiliste "un enseignement est une stratégie économique au service du pays". Nous actons qu’aucune de ces questions n’est prioritaire pour l’Education Nationale, qui leur préfère une stratégie de diversion : purger la collectivité nationale de sa dilection pour l’ordre sexuel immémorial par le truchement d’une catharsis éducative de masse : L’ABCD de l’Egalité.

La mystification de ces ABCD consiste à transférer, dans le domaine de la performance empirique, une égalité de principe et de droit entre les sexes, que personne ne conteste : hommes et femmes sont égaux en dignité ; or l’égalité est synonyme de similitude et d’identité ; donc hommes et femmes ne doivent guère faire l’objet d’une socialisation différenciée pour que vive le principe d’égalité, compris ici comme analogie ou réverbération du même. Voilà comment, à partir de syllogismes hasardeux et ratiocinations portées par un crypto-féminisme aigri et revanchard, les géniales idéologues de l’Education Nationale insultent le sens commun et pourfendent à l’envi la rationalité aristotélicienne qui régit le logos occidental depuis 2349 ans. Les familles de France s’insurgent contre ce genre de compulsion sectaire et ce paritarisme monolithique ; les familles de France refusent que l’Ecole érode le socle civilisateur de la complémentarité des sexes ; les familles de France désavouent cette anti-culture attentatoire aux particularismes innés. Des centaines de milliers de membres de la société civile militent actuellement pour l’abrogation des ABCD de l’Uniformité car ils constituent le cahier des charges et la pierre angulaire d’une vaste entreprise de refondation des identités sexuelles aux accents totalitaires. Ce dogme procède en effet par l’altération des catégories de la perception sexuée chez l’enfant et l’adolescent, ainsi que par la déstabilisation des archétypes structurants de la représentation duale. En décrétant, en marge de toute théorie scientifique, l’existence d’un genre psychologique susceptible de concurrencer le verdict pourtant sans appel du sexe anatomique, les ABCD de l’Egalité s’éloignent de la véritable épistémologie des sexes pour embrasser ce qu’il convient de dénoncer comme une forme de négationnisme biologique ou de révisionnisme ontologique.

 

CLOVIS TEYSSANDIER

15:42 Publié dans famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gender, abcd de l'égalité, théorie du genre, idéologie du genre |

27 juin 2014

A l'approche du Colloque Civitas, PRESENT publie un entretien avec Alain Escada

« Catholiques, engagez-vous ! »

Entretien avec Alain Escada  

« Catholiques, engagez-vous ». Tel est le thème du prochain colloque, organisé le 5 juillet par l’Institut Civitas. Présent a interviewé son président, Alain Escada, pour en savoir plus sur cette journée d’information et de formation.

  

— Pourquoi organiser un tel colloque alors que l’été commence ?

— Dans le contexte que l’on connaît, à savoir quinze mois de militantisme catholique extraordinaire suite à la loi Taubira et à la politique anti-famille, nous voulions faire entendre un message politique à toutes ces personnes qui se sont mobilisées avant qu’elles ne se dispersent pour les vacances. Notre but est de les encourager, les pousser même, à profiter de ces vacances pour s’enraciner dans le combat politique. Il ne faut pas que notre engagement se limite à de l’agitation de rue momentanée, car cela n’a pas de sens si l’on ne pense au lendemain.

— Manifester ne suffit pas ?

— Bien sûr que non. Il faut que cette jeune génération qui est descendue dans la rue en masse acquière une meilleure connaissance de la doctrine politique et surtout ait la volonté de transformer cet engagement en quelque chose d’organisé et de structuré. Pour les encourager dans ce sens nous avons mis en place ce colloque au cours duquel nous leur montrerons des exemples concrets, notamment lors de la seconde table ronde, qui verra intervenir quatre maires.

— Détaillez-nous le déroulement de cette journée.

— La matinée sera occupée par deux tables rondes. Ce sera pour le public l’occasion de découvrir différentes personnalités dont le point commun est un engagement fort. Qu’il puisse avoir sous les yeux des modèles et des exemples de ce qu’il est possible de faire. Autour de la première table ronde, animée par Vivien Hoch, philosophe, seront rassemblés l’abbé Beauvais, abbé bien connu de la paroisse Saint-Nicolas-du-Chardonnet de Paris, le Dr Dickès, président de l’ACIM mais aussi directeur d’émission à Radio Courtoisie et contributeur du site Media Presse Info et de Présent, et enfin moi-même.  

Quatre maires interviendront lors de la seconde table ronde, qui sera présidée par Martial Bild, le rédacteur en chef de TVLibertés. Les communes qu’ils administrent sont de tailles très variées : cela permet de voir la diversité des rôles en fonction des territoires, mais ils sont tous les quatre des maires catholiques qui ne s’en cachent pas. Prenons l’exemple de Jacques Tissier, qui est maire de Fontgombault : il est l’illustration parfaite d’un véritable enracinement catholique. Il n’a jamais cessé de faire état de son catholicisme. Ce qui lui a été reproché d’ailleurs, notamment par des associations laïcistes ou la LGBT. Pourtant cela ne l’a pas empêché d’être réélu haut la main. Tous sont de beaux exemples qui montrent que le courage et l’affirmation de la vérité sont payants.

L’après-midi du colloque sera quant à lui consacré à des interventions. Nous accueillerons notamment Emmanuel Ratier, qui vient de sortir un livre très intéressant sur Manuel Valls.

— Vous avez passé beaucoup de temps ces derniers mois sur le terrain. Pensez-vous que les catholiques sont prêts à s’engager en politique ?

— La réponse à cette question est nuancée. Il est indéniable qu’un nombre inattendu de Français, pour la grande majorité catholiques, se sont intéressés à la vie politique à la suite du projet de loi Taubira et de la politique menée à l’encontre de la famille. Tout une jeunesse a surgi, les 18-20 ans, qui auparavant ne prêtait pas attention au débat politique et qui du jour au lendemain a suivi la vie parlementaire, les débats… Est ce que cette nouvelle génération est prête pour autant à s’engager réellement dans l’exercice du pouvoir ? C’est autre chose… L’engagement politique est aujourd’hui une dimension qui n’est pas suffisamment prise en compte. Toute cette génération qui s’est levée doit être en mesure de comprendre qu’il faut construire une alternative, que cela demande de se former pour être en mesure de prendre des responsabilités politiques. C’est la raison pour laquelle nous voulons faire ce colloque.

— Mais vous avez quand même constaté qu’il y avait plus de catholiques à se présenter comme candidat aux municipales, que les années précédentes ?

— Oui, ils ont été plus nombreux que d’habitude ; mais ils n’en demeurent pas moins une minorité. Cela reste insuffisant. Trop souvent, les catholiques se donnent bonne conscience en allant manifester dans la rue, pensant qu’ainsi ils ont fait leur devoir. Mais cela ne suffit pas, il faut construire quelque chose de durable. C’est ce que nous voulons faire comprendre le 5 juillet : manifester dans la rue ne sert à rien s’il ne s’accompagne pas d’un engagement concret. Bien sûr cela demande du travail, il faut se former, et des sacrifices, mais cela est nécessaire si nous voulons changer les choses et offrir une alternative cohérente et efficace. Nous avons besoin de voir surgir une véritable élite catholique. Or à l’heure actuelle, cette dimension est trop négligée. Il nous faut des patrons, des artistes, des magistrats, des juristes, des journalistes catholiques. Chacun doit comprendre la nécessité de s’engager, slon ses talents et ses compétences. C’est ainsi, et seulement ainsi, que les choses pourront bouger.

Propos recueillis par Anne Isabeth

Des "Encycliques de Combat" très utiles pour préparer l'action

Eric van den Bavière, de la librairie Notre-Dame de France s'entretient pour Médias-Presse-Info avec l'abbé Nicolas Portail au sujet du recueil des "Encycliques de combat" publié aux éditions du MJCF.
L'abbé Portail dédicacera cet ouvrage samedi 28 juin 2014 à la librairie ND de France, 21 rue Monge, 75005 Paris.

Pour acheter ce livre :

encyclique-de-combat-mpi

http://www.livres-et-idees.com/livre/religion/encycliques...

La patrie, les scouts morts pour la France,... Le Père Argouarc'h se livre

Le Père Jean-Paul Argouarc'h est interviewé pour Médias-Presse.Info par Eric van den Bavière, à l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage: "Pro Patria".

Pour acheter ce livre :

livre-pro-patria-mpi

http://www.livres-et-idees.com/livre/religion/pro-patria....

17:18 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pro patria, père argouarc'h, scoutisme, riaumont, patriotisme |

25 juin 2014

L'affaire Vincent Lambert vient rappeler aux catholiques que le renoncement leur est interdit

escada-portrait-MPI.jpgL'affaire Vincent Lambert vient nous rappeler qu'il ne faut jamais renoncer, jamais cesser de se battre. Condamné à mort hier après-midi par le Conseil d'Etat, Vincent Lambert échappait à son exécution grâce à la décision conservatoire rendue quelques heures plus tard par la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Le feuilleton juridique n'est pas terminé mais la ténacité des parents de Vincent Lambert et de leur avocat Me Jérôme Triomphe offre au moins un sursis pour Vincent Lambert dont le seul tort est d'être tétraplégique.

Dans quelques jours, un autre dossier retiendra toute notre attention. Le ministre Benoît Hamon va-t-il mettre fin à l'expérimentation des « ABCD de l'Egalité », appellation cosmétique pour la banalisation de la théorie du genre à l'école ? Si, comme l'annonce L'Express, tel devait être le cas, cela ne signifierait pas l'élimination de la théorie du genre dans l'espace scolaire, mais cela sonnerait comme un encouragement pour tous ceux (et avant tout pour l'axe JRE-CIVITAS) qui ont mené depuis un an un combat sans relâche contre cette idéologie destructrice, notamment par les journées de retrait de l'école malgré les menaces subies par de nombreux parents et enfants de la part des directions scolaires de l'Ecole de la République.

Je voudrais aussi vous signaler comment nos amis catholiques polonais ont suivi avec succès les méthodes de Civitas et ont obtenu l'annulation des représentations du spectacle blasphématoire « Golgota Picnic » initialement programmé au Festival Malta de Poznan ces 27 et 28 juin.

Ces trois exemples confirment que la force des mauvais tient avant tout de la faiblesse des bons et que, avec la grâce de Dieu, les catholiques ont l'impérieux devoir de lutter encore et encore.

C'est pourquoi nous vous attendons nombreux au Colloque « Catholiques, engagez-vous ! » qui se tiendra le samedi 5 juillet, de 10h à 18h, au 84 rue de Grenelle dans le septième arrondissement de Paris.

Nous y aborderons concrètement et avec des gens d'expérience la riposte à l'antichristianisme, la résistance à la politique antifamiliale, la défense du bien commun dans la vie municipale et le décryptage des cercles du pouvoir.

 

Alain Escada, 

président de Civitas

 

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