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14.07.2007

Se préparer à répondre au malin Sarko

Ainsi donc Nicolas Sarkozy n'aura pas simplement su profiter des circonstances pour pomper une partie de l'électorat du FN, il manœuvre également pour vider le PS de ses figures emblématiques.

S'il faut reconnaître au président de la république une incontestable habileté et un rare sens tactique qui devraient l'amener à maîtriser une bonne part du paysage politique, syndical et médiatique, il reste à analyser l'orientation de son gouvernement.

Que tous ceux qui ont cru que Nicolas Sarkozy serait un dirigeant d'ultra-droite déchantent rapidement.

D'ores et déjà, on peut affirmer que Nicolas Sarkozy mènera, à travers sa nouvelle équipe, une politique ultra-libérale (il veut par exemple encourager les Français à travailler le dimanche), européiste (il fait adopter à l'échelon européen un traité qui relève d'une constitution light)  et pro-métissage (par la voix de son ministre de la Défense, il fait entendre le souhait de prendre des mesures destinées à recruter dans l'Armée des officiers d'origine extra-européenne).

Son ministère de l'Identité ? Un remarquable piège destiné à gruger l'électorat de droite nationale.

Regardons encore d'un peu plus près.

Rachida Dati, ministre de la Justice, dont un des frères, Jamal Dati, sera jugé dans quelques jours en appel à Nancy pour trafic de stupéfiants.

Rama Yadé-Zimet, jeune franco-sénégalaise musulmane, auteur de "Noirs de France", promue secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères.

Fadela Amara, ex-PS, présidente de "Ni putes ni soumises", militante féministe et pro-avortement, secondant la ministre de la Ville Christine Boutin.

Trois exemples qui permettent de comprendre la façon dont Nicolas Sarkozy conçoit l'dentité de la France.

Du reste, cela doit satisfaire Cécilia, son épouse, qui se félicitait jadis dans une interview de ne pas avoir une seule goutte de sang français dans les veines et qui, en première dame de France d'un genre nouveau, occupera le 14 juillet prochain le devant de la scène en remplacement du traditionnel discours présidentiel.

On rappelera encore que Nicolas Sarkozy a promis d'œuvrer à la construction d'une Union Méditerranéenne qui permettra à la Turquie d'entrer par une porte dérobée lorsque officiellement on feindra de ne pas vouloir d'elle dans l'Union Européenne.

Quant à la politique familiale, nul ne peut affirmer grand chose en ce moment. Mais retrouver là, parmi les "invités d'ouverture", à la fois Fadela Amara, Bernard Kouchner et Jack Lang, ne devrait rassurer ni les pro-vie ni les opposants au mariage homosexuel ou à l'homoparentalité.

Que les catholiques et les patriotes se préparent donc. Il est certain qu'à la rentrée ils devront monter au créneau, serrer les rangs et donner de la voix.

Alain Escada,

président de France Jeunesse Civitas