Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03 avril 2013

Tous devant le Sénat - On ne lâche rien - Taubira, ta loi, on n'en veut pas

ninirosaire.png


Le programme des mobilisations organisées par CIVITAS devant le Sénat est le suivant :

- Les jeudi 4 et vendredi 5 avril, rdv devant le Sénat, place Pierre Dux / Square Francis Poulenc (face entrée principale du Sénat), dès 19h. Manifestations statiques. Discours suivi de la récitation du chapelet. +++++++ Attention : il est préférable d’arriver par les stations Odéon – Mabillon ou St Sulpice et de remonter la rue de Tournon. +++++++
 
- Les samedi 6 et dimanche 7 avril, rdv Place Paul Claudel (devant Théâtre de l'Odéon) à 15h. Nous marcherons tout autour du Sénat.
Le samedi 6 avril fera office de rendez-vous national. Des cars s'organisent de province.
Discours suivi d'un chemin de croix autour du Sénat.

CIVITAS organisera de tels rassemblements tant que le Sénat discutera de ce projet de loi. Les autres rendez-vous seront communiqués le 7 avril en fonction du calendrier sénatorial.

Tous au Sénat!

La journée du 24 mars a démontré que la mobilisation nationale et populaire contre le projet de loi Taubira ne faiblit pas. Mieux encore, on constate que le ton de beaucoup de ses participants se radicalise. Nous n'avons aucune confiance dans les sénateurs. Mais le vent de colère qui s'exprime peut parfois souffler suffisamment fort pour momentanément orienter les girouettes dans la bonne direction. C'est pourquoi CIVITAS appelle les défenseurs de la Famille à venir faire preuve d'une sainte colère devant le Sénat à partir du 4 avril.


Video produite et réalisée  par Jean-Paul et Jacques BUFFET pour l'institut CIVITAS.

02 avril 2013

Prestations familiales : le retour du "Familles, je vous hais !"

 

famillec'estsacré.jpegLe gouvernement socialiste n'en a pas fini avec sa haine de la famille. Parallèlement à la poursuite de la procédure d'adoption du « mariage pour tous », les socialistes s'apprêtent à détricoter la politique familiale en rognant sur les prestations familiales universelles.

Un député PS, Gérard Bapt, propose en effet de réduire de 3 milliards € les dépenses au  titre des prestations familiales, afin de résoudre le déficit de la branche famille de la Sécurité Sociale. La mesure emblématique serait de réduire les prestations sociales universelles, en plaçant celles-ci sous condition de ressources. Il s'agirait d'abord de diviser par deux les allocations au-delà d'un revenu de 53 000 € par an pour un couple de deux enfants, et de 61 000 € pour un couple de trois enfants. Cette disposition serait accompagnée de la suppression du complément mode de garde, qui finance la garde d'enfants à domicile ou chez une assistante maternelle, et ce sur la base des même seuils. Sans rire, M. Bapt explique que cela ne remet pas en cause le principe d'universalité, puisque les allocations familiales seraient simplement réduites... pour certaines catégories de revenus ! Or, précisément, la notion d'universalité signifie que les allocations familiales (comme l'allocation de soutien familial et le complément de libre choix d'activité) ne dépendent pas du niveau de revenus des ménages.

A la vérité, beaucoup ne sont pas choqués par ces propositions parce qu'ils pensent que les allocations familiales n'existent que pour palier la perte de pouvoir d'achat due à la naissance de multiples enfants. Or, ce n'est pas l'objectif de la politique familiale « à la française », fondée sur l'universalité. Cette politique est en réalité une politique intelligente d'incitation à l'investissement dans les générations futures : faire plus d'enfants et les élever correctement. A charge par la suite pour ces enfants nombreux, lorsqu'ils deviendront des adultes bien formés, de participer activement au financement du système, comme d'ailleurs au financement de la retraite par répartition.

Dans cette perspective, on comprend pourquoi la politique familiale n'a pas à devenir une politique sociale de redistribution des « riches » vers les « pauvres ». Elle est une politique incitant à investir dans la natalité, l'éducation et la formation des jeunes dans toutes les familles françaises, et ce pour le bien commun de la nation. Il devient alors absurde de mettre les prestations familiales sous condition de ressources, d'autant plus que toute la cuisine technocratique qui nous est proposée, ignore finalement un problème essentiel : la France ne renouvelle toujours pas ses générations, malgré les cocoricos que l'on entend lors de la sortie des statistiques annuelles sur la natalité.[1] Mais il est vrai que les socialistes, souvent pressés de vider les caisses publiques pour satisfaire leur clientèle électorale, redécouvrent opportunément les vertus de l'esprit d'économie lorsqu'il s'agit des familles françaises : avec eux, plus que jamais, c'est « famille, je vous hais ».

Henri Préhaut

 

Source : les Échos du 18/03, entretien avec Gérard Bapt (PS),



[1]Cf. par exemple l'émission du 18 janvier 2013 sur Radio Courtoisie, avec Philippe Bourcier de Carbon, sur le thème de la démographie ; cf. également les travaux de l'Institut de Géopolitique des Populations : La France peut-elle se contenter de ses taux de natalité actuels ?, 2 février 2006, nº15, L'Harmattan.