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29 juin 2017

Aujourd’hui la PMA, demain la GPA, après-demain l’utérus artificiel et le transhumanisme

 

Aujourd’hui la PMA, demain la GPA, après-demain l’utérus artificiel et le transhumanisme
 
A peine le gouvernement du président Emmanuel Macron est-il installé que le lobby “lesbien, gay, bisexuel et transgenre” réimpose son agenda et ses revendications contre-nature.
"Notre objectif est bien de traduire d'un point de vue législatif l'avis" du Comité consultatif national d'éthique, qui "va dans le sens des positions d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle", a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, rappelant que le président-bankster des Rothschild s'était alors "prononcé en faveur de l'extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires".
 
Une fois de plus resurgit, au mépris du réel et de l’ordre naturel, ce caprice des milieux homosexuels et lesbiens de vouloir se procurer des enfants comme s’il s’agissait d’une simple marchandise ou d’un animal de compagnie.
Répétons-le : le “droit à l’enfant” n’existe pas !
 
Vers un nouvel ordre sexuel mondial
 
Le parallèle est frappant. A peine François Hollande était-il élu président de la république qu’il chargeait Christiane Taubira de dénaturer le mariage pour autoriser l’union en mairie de deux personnes de même sexe, permettant dans la foulée à des duos homosexuels d’adopter des enfants. Et à peine Emmanuel Macron est-il élu président de la république qu’il charge son gouvernement de permettre aux lesbiennes de recourir à la procréation médicalement assistée. Or, on sait que chacune de ces étapes en entraîne une autre, dans le cadre du processus démoniaque qui nous conduit vers un nouvel ordre sexuel mondial totalitaire et entièrement contraire à l’ordre naturel. Après la PMA viendra évidemment le temps de la GPA puis, comble de la folie humaine, celui de l’utérus artificiel imaginé par les adeptes du transhumanisme. Car ces fous “se prennent pour des Dieux”.
 
Tirer les leçons des précédentes compromissions
 
La bataille qui s’annonce impose de tirer les leçons de l’échec de la Manif pour Tous à empêcher le vote de la loi Taubira. Malgré des mobilisations de foules importantes, le ton festif et équivoque de ces manifestations n’avait nullement impressionner le gouvernement de l’époque et les copinages avec l’UMP n’avaient servi à rien.
Cette fois, les Français qui veulent réellement s’opposer à ce plan démoniaque devront choisir en connaissance de cause. Soit une stratégie bisounours qui donne bonne conscience aux bien-pensants mais est inexorablement vouée à l’échec. Soit une stratégie de rupture avec le système, acceptant de marteler les vérités et principes de la loi naturelle et des commandements de Dieu. Car ce combat est éminemment eschatologique et nos adversaires en sont, eux, pleinement conscients.
 
Dès à présent, toutes les bonnes volontés peuvent nous contacter. Cette fois, que tous les catholiques agissent en catholiques !
 
Alain Escada,
président de Civitas

18 mars 2014

Théorie du genre, PMA, etc - Les engagements de François Hollande

13 novembre 2013

Marchandisation de l'enfant - Notre Lettre aux élus

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novembre 2013

« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire » (George ORWELL)

            Madame, Monsieur le Maire,

   Dans la « Lettre aux Elus » du 5/11/12, nous attirions votre attention sur les risques immenses que ferait courir tant à la société, qu’aux enfants qui pourraient être adoptés, une loi qui ouvrirait à deux personnes de même sexe le droit au mariage ainsi qu’à l’adoption d’enfants.

Malgré les résultats défavorables de sondages, malgré une opposition inouïe qui s’est notamment traduite par des manifestations d’une ampleur sans précédent depuis les années soixante, une loi aux termes de laquelle des duos homosexuels peuvent être déclarés « mariés » par un officier d’état-civil, a été promulguée le 18 mai dernier. La France devient ainsi le 14ème état sur les 138 que compte la planète à avoir promulgué une telle loi.

Dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, est inscrit le principe selon lequel « la loi est l’expression de la volonté générale »1. Jamais un tel principe n’aura été à tel point vidé de son sens : en effet, les personnes qui réclamaient une telle loi ainsi que celles qui pourront désormais s’en prévaloir, ne représentent - de l’aveu même de certaines associations d’homosexuels - qu’une infime partie de la population française.

Comme l’a démontré sur le terrain du droit et de l’éthique le philosophe Thibaud COLLIN, dans son ouvrage intitulé « Les lendemains du mariage gay »2, « l’ouverture du mariage civil aux personnes de même sexe serait un choix garanti par l’Etat de bafouer les droits de certains enfants ».

Cette ouverture est désormais chose faite et les différents promoteurs de cette transgression inouïe ne s’arrêteront pas en si bon chemin...

« Nous voulons très vite des enfants », tel est le cri du coeur qu’à peine « marié3 » par Mme Hélène MANDROUX - maire de Montpellier et qui est apparemment leur employeur - a lancé le duo homosexuel4 étrennant le 29 mai dernier la « Loi Taubira », devant un parterre de 500 invités.

Des enfants ! Nous y voilà ; mais comment deux hommes « s’accouplant » pourraient-ils avoir des enfants ? Même à Montpellier, dont la faculté de médecine jouit depuis des siècles d’un très grand prestige, la question laisse songeur...

L’adoption, me direz-vous ; oui, bien sûr, mais il y a infiniment plus de demandes que d’enfants adoptables et, par ailleurs, certains Etats, comme la Fédération de Russie, ont décidé de refuser que des enfants qui en sont les ressortissants puissent être adoptés dans des Etats où la loi autorise l’union de deux personnes de même sexe.

C’est pourquoi, malgré les dénégations de circonstances - à l’image de celles de Mme GUIGOU, à l’époque Garde des sceaux, selon lesquelles, après l’instauration du P.A.C.S., il ne serait plus question de « mariage homosexuel » - il y a tout lieu de craindre une poursuite de la dérive sociétale à laquelle nous assistons.

La proposition de loi portant « Assistance médicale à la procréation » et visant les « mariées unisexe », déposée le 19 juillet dernier au Sénat, n’est pas de nature à rassurer celles et ceux qui redoutent que d’autres projets de textes visant à ouvrir la PMA5 à ces « mariées unisexe » ainsi qu’à légaliser la GPA6, ne ressortent dès que les circonstances seront jugées favorables.

C’est précisément sur ces questions que la Lettre qui suit se propose de vous alerter car des apprentis sorciers - songeons aussi à l’introduction de la théorie du « Gender » dans les programmes de l’Education nationale - sont en train de jeter les bases juridiques d’une société aussi terrifiante que celle décrite par Aldous HUXLEY dans « Le meilleur des mondes ».
Par avance, nous vous remercions de nous faire part de vos commentaires éventuels sur le site prévu à cet effet.

            François BURLE


1 Art. 6 de cette Déclaration
2 Ed. Salvator ; juillet 2012
3 Durant son voyage de noces en Israël, offert par la mairie de Tel-Aviv, le duo aurait bénéficié de l’hospitalité de l’ambassadeur de France, dans sa résidence à Jaffa
4 Vincent AUTIN, l’un des « mariés », outre qu’il est employé municipal de la ville de Montpellier, est également, selon « Le Figaro » du 4/9/13, président de l’association « Lesbian § Gay Pride Languedoc-Roussillon ».
5 PMA : Procréation Médicalement Assistée
6 GPA : Gestation Pour Autrui


» » »  Pour en savoir plus, lire ici ou télécharger ici sur notre site la lettre complète au format pdf…

20 octobre 2013

DIRECT - Grande Manifestation à Paris contre la christianophobie

17H45: Dispersion de la manifestation

Merci à Tous

et #ONLR !

17h15 : discours de Alain Escada devant la foule réunie au siège RTL

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Arrivée sur le siège de RTL

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Direction RTL

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La foule en marche

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 Hommes, femmes, clergé, tous unis contre la christianophobie

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Le docteur Dor pour la famille

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Civitas et les Veilleurs dans un même combat 

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La place Victor Hugo à 15h15

 

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La foule déjà mobilisée grossit à vue d'oeil !

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Alain Escada devant chez Prunier

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Les premiers manifestants arrivent par cars entiers...!

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Dans moins d'une heure commencera à Paris, avenue Victor Hugo, la grande manifestation contre la christianophobie et la politique anti-familiale du gouvernement (PMA- GPA...)

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Vous êtes attendus nombreux!

18 octobre 2013

Théorie du genre : la vidéo à propager !

16 octobre 2013

Naître et mourir à l'heure socialiste - la nouvelle revue Civitas qu'il faut lire de toute urgence

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24 juillet 2013

Hier, le "mariage" homosexuel, aujourd'hui la procréation médicamentalement assistée, demain la gestation pour autrui et l'idéologie du genre...

Affiche balai.JPGNouvelle étape scandaleuse : une proposition de loi modifiant l'article L. 2141-2 du code de la santé publique relatif à l'assistance médicale à la procréation, a été déposée le 19 juillet au Sénat par MM. Jean-Pierre Godefroy, Roland Courteau, Bernard Cazeau et Daniel Raoul.

Très brève, elle remplace l'homme et la femme afin de, non seulement fabriquer des enfants in vitro, ce qui est déjà légal, mais de les priver de leur parents :

"À la première phrase du deuxième alinéa, les mots : « L'homme et la femme formant le couple doivent être vivants » sont remplacés par les mots : « Les personnes formant le couple doivent être vivantes ».

Et les parlementaires justifient, en enchaînant les contre-vérités :

"Les avancées de la recherche et de la médecine ont permis ces dernières décennies à des couples infertiles d'avoir des enfants grâce à la technique de l'assistance médicale à la procréation.

Selon la loi en vigueur, celle-ci est réservée aux couples formés d'un homme et d'une femme, pour pallier leur infertilité ou pour éviter la transmission à l'enfant ou à l'un des membres du couple d'une maladie d'une particulière gravité. Ainsi, les couples de même sexe se trouvent exclus de cette possibilité. La présente proposition de loi a pour objet d'ouvrir l'assistance médicale à la procréation à tous les couples infertiles, qu'il s'agisse d'une infertilité médicale ou « sociale ».

Par la loi n° 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, nous avons dépassé un ordre du droit qui se fondait sur une norme sociale majoritaire, un modèle familial ignorant la pluralité des modes de parentalité qui existent. Ce modèle familial, comme tous les autres, ne relève ni de l'évidence ni de la nature. Il n'est qu'une construction sociale et a donc, par son principe même, vocation à évoluer. Mais le droit, entravé par diverses réticences et conservatismes, a tendance à se transformer moins promptement que la société sur les questions qui la concernent.

En ouvrant le droit pour les personnes de même sexe d'adopter, la loi a affirmé que les couples homosexuels peuvent former une famille, être parents et élever des enfants. Cette proposition de loi y fait naturellement suite en élargissant la possibilité pour ces couples d'accéder à la parentalité.

Les questions relatives à l'intérêt primordial de l'enfant ont été débattues lors du débat sur la loi précitée. L'expérience désormais acquise comme les recherches réalisées montrent qu'il n'y a pas d'impact majeur de l'homoparentalité sur le bien-être et le devenir psychologique des enfants. Aussi, ceux qui douteraient de la consistance du projet parental des couples prêts à recourir à l'assistance médicale à la procréation feraient preuve d'une grande méconnaissance du long et difficile parcours qu'elle requiert. Le projet parental des couples - hétérosexuels ou homosexuels - qui demandent l'assistance médicale à la procréation est de façon générale particulièrement solide, abouti et sérieux.

Parce que nous défendons tout ce qui peut contribuer à permettre aux couples de personnes de même sexe de vivre comme les autres, nous voulons leur donner accès à ce que notre société permet dans un souci d'égalité. C'est ainsi que l'intégration des personnes homosexuelles progressera et que les diverses formes de stigmatisation qu'elles subissent disparaitront.

Le Comité consultatif national d'éthique a été chargé de remettre un avis sur l'assistance médicale à la procréation. Si cet avis pourra nourrir un débat, quelles qu'en soient les conclusions, il ne demeurera qu'un avis soumis à l'appréciation du législateur. D'autant que le Sénat s'est déjà prononcé sur cette question le 7 avril 2011 lors de l'examen en première lecture du projet de loi relatif à la bioéthique par l'adoption d'un amendement qui autorisait l'assistance médicale à la procréation pour les couples de même sexe. Si l'amendement avait été supprimé ultérieurement au cours de la navette parlementaire, nous nous étions réjouis de son adoption car elle montrait la capacité d'initiative du Sénat sur ce sujet.

Aussi, rappelons que le 28 juin 1978, le Sénat votait la dépénalisation de l'homosexualité par un amendement du gouvernement reprenant une proposition de loi d'Henri Caillavet. Il a pourtant fallu attendre le 4 août 1982 pour que les dispositions discriminatoires soient enfin abrogées. Le Sénat avait été précurseur. Soyons-le de nouveau, pour que cette avancée nous apparaisse le plus rapidement possible comme une évidence.

Il n'existe aucun droit à l'enfant. Mais notre société ne pourra sortir que grandie d'avoir permis à ceux qui le désirent de devenir parents, au-delà de tous préjugés qui doivent être dépassés."

17 juillet 2013

Dictature socialiste, loi Taubira, PMA, GPA, gender, euthanasie, antichristianisme,... Comment y résister ?

11 juillet 2013

Une politique pour un monde où l'hétérosexualité ne serait pas normale ?

danger.jpgEn cette période estivale, je voudrais obtenir quelques minutes de votre attention pour insister sur la gravité du plan révolutionnaire prévu pour la rentrée dans la suite logique de la loi Taubira. De la procréation médicalement assistée à l'euthanasie en passant par la gestation pour autrui, de l'idéologie du genre à la réforme subversive de l'éducation nationale, la rentrée sera semée de pièges redoutables. Je me contenterai de mettre à votre disposition quelques citations éloquentes pour mesurer l'ampleur des dangers.
 
Idéologie du genre : penser un monde où l'hétérosexualité ne serait pas normale
"Ce qui est cause, c'est l'hétérosexualité en tant que norme. Il nous faut essayer de penser un monde où l'hétérosexualité ne serait pas normale."
Eric Fassin, sociologue, promoteur de la théorie du genre en France, professeur à l'Ecole Normale Supérieure
 
Une politique des "anormaux"
LGBT, c'est dépassé ! Place au LGBTQI (pour LesBiGayTransQueerIntersexes). Beatriz Preciado, auteur de Multitudes queer : notes pour une politique des "anormaux", explique que "la priorité du mouvement queer" est de "défaire les identités" en promouvant une "politique des multitudes", des "anormaux", de tout ce qui est considéré comme sexuellement déviant. Il s'agit de créer l'union de toutes les différences "monstrueuses", de tous les "sujets abjects" pour détruire "l'hétéronormativité".
 
Un Etat totalitaire qui s'empare des enfants
"Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l'Etat."
Laurence Rossignol, sénatrice PS, 5 avril 2013, en direct sur France 2, émission Ce soir ou jamais
 
"Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s'émanciper... Il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes : familial, ethnique, social, intellectuel"
(Vincent Peillon, Le Figaro, 2/9/2012)
 
La religion et la morale laïques exigent donc, pour lutter contre les déterminismes, de "changer les mentalités (...) notamment par le biais d'une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles"
(Vincent Peillon, Lettre du 4 janvier 2013 aux recteurs)
 
Une haine de la Famille qui a pour corollaire la haine de Dieu
"Toute l'opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l'Eglise".
(Vincent Peillon, Une religion pour la République, p. 277, édition du Seuil, 2010)
 
"Il faut donc à la fois déraciner l'empreinte catholique qui ne s'accomode pas de la République et trouver, en dehors des formes religieuses traditionnelles, une religion de substitution qui arrive à inscrire jusque dans les moeurs, les coeurs, la chair, les valeurs et l'esprit républicain sans lesquels les institutions républicaines sont des corps sans âme qui se préparent à tous les dévoiements"
(Vincent Peillon, ibid, p. 34)
 
"La laïcité française, son ancrage premier dans l'école, est l'effet d'un mouvement entamé en 1789, celui de la recherche permanente, incessante, obstinée de la religion qui pourra réaliser la Révolution comme promesse politique, morale, sociale, spirituelle. Il faut pour cela une religion universelle : ce sera la laïcité. Il lui faut aussi son temple ou son église : ce sera l'école. Enfin, il lui faut son nouveau clergé : ce seront les hussards noirs de la république"
(Vincent Peillon, ibid, p. 48)
 
Une seule question : allez-vous laisser faire ? Si votre réponse est NON, encore faut-il savoir comment riposter efficacement. Cela demande de s'informer, de connaître le contenu, l'histoire, l'origine et les finalités de ces idéologies et d'apprendre à argumenter pour démonter ces folies. C'est pourquoi la session d'été organisée par CIVITAS à Unieux du 26 au 29 juillet mérite votre participation ! Inscrivez-vous sans tarder. Toutes les informations sont ici.
 
Alain Escada,
président de CIVITAS

19 juin 2013

Lettre ouverte au Conseil Famille et société de la Conférence des évêques de France

CIVITAS souscrit entièrement à cette lettre ouverte :

 

Michel BALLANDRAS                                                                       Le 17 juin 2013

 

 

 

 

 

 

Messeigneurs,

Mesdames et messieurs

Membres du Conseil Famille et société

de la Conférence des évêques de France

 

 

 

 

 

famillec'estsacré.jpegJ’ai pris connaissance avec intérêt, mais avec toute la consternation nécessaire en pareil cas, de votre document « Poursuivons le dialogue » à propos de la série de lois, celles déjà votées et celles à venir, du gouvernement en charge des destinées du peuple français.

Ma longue, très longue, trop longue (hélas !) expérience des techniques et procédés subversifs, m’amène à m’inviter, sans trop d’illusions, dans le dialogue dont vous proposez la poursuite. Le dialogue étant, par définition, un échange de vues entre deux interlocuteurs, je m’incruste peut être dans un processus pour lequel ma présence n’est pas forcément bienvenue. Je vous prie donc de bien vouloir m’en excuser.

Sachez d’abord que j’appartiens à la religion catholique par mon baptême, que je m’efforce, avec la grâce de Dieu, de me conformer à l’esprit, à la loi et à l’enseignement que m’ont inculqués les prêtres de l’Eglise. S’efforcer de toujours mieux connaître et approfondir la vérité catholique n’interdit pas de s’intéresser aux intentions et aux méthodes de ceux qui œuvrent ouvertement en faveur de la destruction et de la disparition des valeurs catholiques pour les remplacer par les valeurs de la Révolution.

Parmi la trentaine de points qui « posent problème » dans votre texte, il y a ceux pour lesquels la doctrine catholique donne, et depuis toujours, des réponses claires qui pendant longtemps n’ont pas donné lieu à des remises en cause notoires. Il y a ceux qui ne sont pas clairement posés, laissent le champ libre pour des interprétations diverses qui ne peuvent que brouiller le dialogue recherché. Or chacun sait qu’un problème mal posé a toutes les chances de ne déboucher sur aucune solution satisfaisante. Je ne traiterai pas tous les points ; je m’en tiendrai à quelques uns qui suffisent à enlever au texte une bonne partie de sa crédibilité.

 

Le paragraphe d’introduction

Il se veut une proposition « pour aider les communautés catholiques à surmonter leurs différences d’approche et à approfondir le dialogue ». C’est déjà reconnaître que des différences existent entre les communautés catholiques. C’est reconnaître que ces différences dites « d’approche » concernent plus la forme et la manière que le fond. C’est réduire le dialogue aux seules communautés catholiques alors que de nombreuses personnes ayant d’autres valeurs de référence espèrent qu’une attitude plus claire et plus ferme de l’Eglise catholique les aiderait à y voir plus clair.

Faire état « d’inspiration éthique » à propos de la foi chrétienne réduit celle-ci à une opinion relativiste et subjectiviste étant entendu que tout groupe social se réclame d’une « éthique » pour justifier ses prises de position. Autrefois, l’Eglise parlait de Morale (avec un M majuscule) pour en caractériser l’origine divine et la distinguer de toutes les éthiques d’origine humaine. Cela nous permettait de savoir ce qui était bien et ce qui était mal. Aux yeux de Dieu évidemment et non en regard d’une prétendue conscience universelle.

 

christ-roi.jpgLes enjeux de la réforme

Vous avez choisi de vous « placer sur le terrain juridique et anthropologique ». Venant d’autorités religieuses, on se serait attendu à ce que vous vous placiez d’abord et surtout sur le terrain religieux pour donner plus de poids au juridique et à l’anthropologique . Vous aviez le choix entre « favoriser le dialogue » et témoigner de la vérité. Vous avez choisi le dialogue.

 

De nombreux clivages

La conséquence crevait les yeux : des « clivages » sont apparus, « révélateurs de la complexité du jugement éthique ». Pouvait-il en être autrement ?

Des aveugles conducteurs d’aveugles ont-ils la moindre chance de ne pas se tromper de route ou de ne pas se casser la figure dans le premier fossé venu ?

 

L’exigence démocratique

Se peut-il que vous puissiez vous tromper sur le caractère de la démocratie actuellement pratiquée en France et dans bien d’autres pays ? L’Eglise n’a pas manifesté d’opposition au principe d’un gouvernement démocratique. A la condition que la démocratie soit un mode de désignation des chefs politiques en vue d’une politique orientée vers le bien commun. Après quelques errements dont elle est revenue au début du 20ème siècle, elle a condamné la démocratie en tant que mode de gouvernement fondé sur le suffrage universel et le régime des partis, système qui favorise et entretient la division dans le peuple entre une majorité qui a raison et une minorité qui a tort et qui doit, à ce titre, être poursuivie et condamnée comme étant un frein à la liberté, à la paix et au « progrès ».

 

Homophobie

Comment des hommes d’Eglise peuvent–ils tomber dans le piège de la linguistique subversive largement répandue par les milieux politiques et les médias ? Le mot phobie signifiant « peur », un homophobe est quelqu’un qui a peur des homosexuels. S’il y a des catholiques qui ont montré qu’ils ne craignaient pas le diktat des organisations homosexuelles toutes puissantes, ce sont bien ceux qui ont manifesté en janvier, en mars et de nouveau fin mai. Où sont les vrais homophobes, ceux qui, face aux homosexuels, leur déroulent le tapis rouge, leur font des risettes et s’emploient à les encourager dans leurs débordements ? Qui les rassurent en leur disant qu’ils méritent le respect en « assumant leur différence » ?

 

Violences

Après tant de témoignages, de vidéos, comment pouvez-vous laisser entendre que les catholiques présents aux manifestations se sont livrés à des actes de « violence verbale et même physique ». Sont-ce les bébés dans leurs poussettes qui ont gazé les braves CRS ? Sont-ce leurs jeunes mères emmenées sans le moindre égard dans les paniers à salade et parquées dans les cellules crasseuses des commissariats ? De quelles paroisses venaient les grands-pères et les grands-mères s’attaquant à coups de matraques et de gourdins aux pauvres gendarmes chargés du « maintien de l’ordre » ?

 

drapeauxsacrécoeur.jpgLaïcité et laïcisme

Se peut-il qu’il existe encore au 21ème siècle des catholiques qui confondent laïcité et laïcisme ? Qui considèrent que « la laïcité ne fait pas obstacle à une expression des religions » ? De quelle expression et de quelle religion ? L’Eglise catholique a-t-elle le droit de s’exprimer en tant qu’Eglise ou simplement « comme toute association » ? « Peut-elle faire entendre ses arguments », par tolérance, ou a-t-elle le devoir de le faire clairement, fermement, sans ambiguïté ? Vincent Peillon n’a pas attendu d’être ministre de l’Education Nationale pour affirmer haut et fort ce que l’on sait depuis un siècle et que la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, héritière de celle de 1789, a confirmé, à savoir que le laïcisme est la nouvelle religion, à l’exclusion de toute autre et donc de la religion catholique qui est en réalité la religion exécrable dont il faut éradiquer la présence sur la terre et l’influence détestable sur les esprits et les intelligences. Le laïcisme a, à son tableau de chasse, les martyrs de Vendée, les Cristeros du Mexique, les catholiques du Vietnam et bien d’autres. Convient-il de s’en réjouir et de lui attribuer un certificat de bonne conduite ?

 

L’intérêt supérieur de l’enfant –la PMA et la GPA

« … trouver une majorité pour s’opposer à un élargissement des cas autorisés ». L’Eglise envisage-t-elle de condamner fermement la PMA et la GPA ? Ou bien dispose-t-elle d’arguments sérieux, nécessairement moraux, pour les justifier « dans certains cas, en certaines circonstances et selon certaines précautions » ? Ce qui reviendrait à en accepter le principe comme cela a été le cas pour l’avortement avec les conséquences dramatiques que nous connaissons.

 

Tous responsables de tous

Quelle belle formule qui ne signifie rien d’autre que personne n’est responsable de rien et surtout pas de ses propos, de ses intentions, de ses actes. A quoi me servirait-il de me confesser à un prêtre catholique si je ne me considérais pas comme responsable de mes mauvaises actions ? L’expression « mea culpa » a-t-elle encore une signification ? Dois-je me considérer comme responsable des actes de barbarie qui ensanglantent la terre ? Dois-je me considérer comme responsable des massacres des chrétiens au Proche et au Moyen-Orient, par le petit et le grand Orient, en Afrique et ailleurs ? Dois-je me considérer comme innocent si les autres sont responsables de mes actes ? Me suffit-il d’être « responsable et pas coupable » pour bénéficier de l’indulgence plénière ?

 

manifcivitasfamillesacré.jpgHétérosexualité et homosexualité

« Toutes les personnes hétérosexuelles n’arrivent pas à vivre une relation d’amitié…etc ». « Mais le fait que toutes n’y arrivent pas ne dévalorise pas cette expérience ». Quelle incitation et quel encouragement à la débauche ! Et quelle honte ! Pourquoi mettre en regard en face l’une de l’autre homosexualité et hétérosexualité selon le bon vieux principe hégélien ? Pourquoi ne pas parler de « normalosexualité », c’est à dire d’une sexualité normale telle que la morale catholique la préconisait et l’enseignait jadis ?

 

L’éducation relationnelle, affective et sexuelle des jeunes

Vous en affirmez l’urgence ! Mais les jeunes qui ont manifesté et qui continuent, à Paris et dans toute la France, ne vous ont pas attendu. S’ils manifestent, c’est parce qu’ils ont compris ce qu’était la véritable sexualité, la nature des relations que tout chrétien doit avoir avec ses semblables, y compris les sbires casqués du maintien de l’ordre qui les maltraitent allègrement. Ils ne vous ont pas attendu pour prendre le train de la foi, de l’espérance et de la charité fraternelle sans se soucier de savoir si vous restiez ou non sur le quai.

 

+++

 

 

 

drapeaufrançaiscoeurdejésus.jpegAllons, Messeigneurs, ayez la tête au Ciel et les pieds sur terre. Et le cœur à sa vraie place !

Faites-nous grâce de votre littérature sirupeuse, insipide. Faites-nous grâce de vos propos ni chèvre, ni chou, de vos allusions floues, sans courage ni clarté. Ne vous faites pas les porte-paroles des révolutionnaires en espérant qu’ils vous épargneront le moment venu. Ils se servent de vous, mais ils vous méprisent et méprisent vos « p’têt ben que oui, p’têt ben que non ».

« Que votre parole soit oui oui, non non, ce qu’on y ajoute vient du Malin » (Matt 5,37)

Ce qu’on y ajoute vient du Malin ! Quelle terrible mise en garde de Notre Seigneur qui n’hésitait pas à chasser les marchands du Temple à coups de fouet et traitait les scribes et les Pharisiens d’hypocrites et de sépulcres blanchis.

Soyez catholiques, Messeigneurs, et si vous ne l’êtes plus, redevenez-le, car les simples fidèles que nous sommes avons besoin des lumières, les vraies, que nous attendons des successeurs des apôtres que vous êtes. Retrouvez le langage sans équivoque de St Paul qui n’hésitait pas à appeler un chat un chat et fustigeait les mœurs déplorables de certaines communautés chrétiennes encore trop engluées dans la paganisme.

Qu’il en soit ainsi (ce qui est plus moderne que l’antique formule « ainsi soit-il ») ! Pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes !