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14 mai 2015

La dissociété - conférence de philosophie politique (abbé Billecocq)

Cette 6ème et dernière conférence de l'année consacrée au cycle de philosophie politique est donnée par l'abbé Billecocq dans le cadre d'un cours pour l'institut Civitas.

 
La dissociété
 
 
1 - L'unité de la société
 
2 - Histoire de la société
 
3 - Dissociété
 

Marcel De Corte.jpg

 
"Quels qu'en soient les lieux et les temps, la lenteur ou la rapidité du processus,
          la transition est partout et toujours la même: c'est l'individualisme dissociateur,
          la méthode identique: la substitution de l'artifice à la nature,
          et le résultat pareil: la réduction de l'animal politique à la bête de troupeau."
 
Marcel De Corte, extrait de la dissociété
 
 
Tous nos remerciements à l'abbé Billecocq pour avoir préparé et dispensé cet enseignement, combien nécessaire, tout au long de cette année. Merci à l'équipe technique d'avoir organisé les enregistrements et les montages vidéos afin que le plus grand nombre qui n'a pu accéder aux conférences du fait de l'éloignement géographique puisse en bénéficier à distance. 
 
 
Retrouvez l'intégralité du cycle de conférence consacré à la philosophie politique:
 
 

 

Laissons la conclusion du cycle à Marcel De Corte :
 
"En quelques siècles, l'humanité est passée de l'état de société à son contraire, hypocritement et dérisoirement nommé socialisme"

13 juillet 2012

Le déracinement de tous les cadres organiques

montstmichel.jpgIl n’est pas un aspect du monde actuel qui ne soit affecté par ce phénomène de la désincarnation de l’esprit et de l’animalisation de la vie. Voyez, sur le plan individuel, ce bourgeois « chrétien » dont la religion est réduite à un déisme théorique et dont la vie est un tissu de passions, cet autre, « émancipé », qui cultive mentalement « les grands principes » et qui descend toutes les pentes de ses désirs. Voici, sur le plan scientifique, le freudisme avec sa réduction de l’homme à la logique impitoyable du Sexe et son apologie de la libido, la physique moderne avec sa vision purement mathématique d’un monde mis en équations et la technique qui en découle et qui flatte nos instincts de mort et de plaisir. L’Art s’évade dans l’abstrait et ne provoque plus en nous qu’une vibration nerveuse. La Justice sociale se projette dans le ciel des systèmes et l’égoïsme de l’individu et des groupes se concentre. Les nations s’enivrent de mythes et déclenchent les instincts les plus vulgaires de l’homme. Partout l’esprit se libère et se déploie en concepts vides de toute réalité, partout la chair bondit, soulevée par la jouissance, la violence, l’intérêt et l’orgueil. Et partout, entraînés par une giration qui les associe en une unité monstrueuse, l’esprit dévitalisé se met au service de la vie déspiritualisée, la gonfle et la fortifie, tandis que la vie à son tour se justifie méthodiquement par l’esprit.

Il est clair que cette apothéose de la raison humaine détachée à la fois du réel et de son lieu d’incarnation a une origine et une fin déterminées. Nous connaissons cette origine : l’individualisme, l’exaltation de l’autonomie, le déracinement de tous les cadres organiques : famille, métier, patrie, Eglise, qui naguère encore mettaient l’homme en contact avec un univers imprégné de civilisation morale, le refus de toute transcendance, l’idolâtrie de soi.

 

Marcel DE CORTE

(Du fond de l’abîme)

16:18 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marcel de corte |  Facebook | |