16 décembre 2009

Travail le dimanche: une loi toujours contestée

Civitas-Tractage.JPGBORDEAUX (NOVOPress) : Samedi en début d’après midi, Bordeaux est plongé dans le froid et des milliers de personnes font leurs courses de Noël. C’est le moment  qu’avait choisi une dizaine de jeunes du mouvement catholique Civitas, pour faire entendre leur opposition à la loi élargissant le travail le dimanche. Ceux-ci ont donc distribué un grand nombre de tracts aux passants de la rue Saint Catherine, l’artère la plus passante de la ville.

Selon l’argumentaire, la loi Maillé voté l’été dernier est antisociale, antifamiliale et antichrétienne : « antisociale car elle rend plus difficiles les échanges et les rencontres entre groupes ou individus dans une société qui souffre déjà d’une trop grande atomisation, antifamiliale car elle supprime le seul jour où parents et enfants pouvaient se retrouver et se livrer pendant quelques heures à une activité commune et antichrétienne car elle balaye la notion de Jour du Seigneur qui appartient à notre patrimoine culturel, que l’on soit croyant ou pas. »

Civitas.JPGCivitas-Bordeaux.JPG


 

 

 

 

 

 

[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://aquitaine.novopress.info]

03 décembre 2009

travail du dimanche: déjeuner-debat lundi 7 décembre avec Civitas




dragon.jpg

02 décembre 2009

Les atteintes au repos dominical se banalisent

BanniereCAD1.gif

C'est la CGT qui le dit :

" (...) Le préfet de Paris, sur demande du gouvernement, impose à la municipalité la possibilité aux magasins parisiens de généraliser l’ouverture à l’ensemble des dimanches de l’année. En élargissant le périmètre de la zone touristique, la possibilité est donnée à plus de 9500 magasins et boutiques supplémentaires de faire travailler les salariés le dimanche sans aucune contrepartie ou compensation.

A Lyon, qui ne devait pas être concerné par la nouvelle loi, la mairie a autorisé pour la première fois l’ouverture des commerces le 11 novembre dernier. Bien que les jours fériés ne figurent pas dans la loi du 10 août, car ils sont négociés conventionnellement, mais il s’agit là aussi d’un élargissement des dérogations d’ouvertures des magasins.

A Brest, contre l’avis municipal, les commerçants ont décidé d’ouvrir les 3 dimanches précédent Noël.

Les exemples d’abus deviennent légion
, où des décisions allant à l’encontre des intérêts des salariés sont prises pour répondre à la volonté gouvernementale (...) Les multiples dérogations au repos dominical sont utilisées avec comme objectif de modifier les modes de vie dans le but de généraliser le travail du dimanche. C’est seulement le critère du travail exceptionnel le dimanche qui permet d’obtenir des majorations ou autres compensations. Elles sont données, car elles retirent aux salariés la possibilité d’être en famille, de se reposer, en fait de faire de son dimanche ce qu’on en a décidé. L’extension (l’augmentation) des dérogations a pour finalité d’obtenir un caractère de travail habituel. La banali

sation du travail le dimanche implique automatiquement la suppression des contreparties (...)"

via le salon beige


05 novembre 2009

La mobilisation de Civitas relayée dans la presse (2)


« Le dimanche, le seul jour où on fait autre chose que gagner de l'argent »

extrait du journal La Voix du Nord du 4 novembre 2009

le-dimanche-le-seul-jour-ou-on-fait-aut-81032.jpg.jpgPHOTO LA VOIX: Denis Dragon et Serge Danjou mènent pacifiquement mais fermement leur défense du dimanche.

|  SOCIÉTÉ |

Dès que Denis Dragon et Serge Danjou ont appris que Pérenchies était la première commune à voter la délibération concernant l'instauration d'un périmètre d'usage de consommation exceptionnelle qui permettrait aux commerces d'ouvrir le dimanche, ils sont montés au créneau. En tant que membres de Civitas, association de laïcs catholiques, ils expliquent leur point de vue. PAR CATHERINE QUÉTELARD

Présentez-nous votre association Civitas... « On veut agir dans le domaine de la cité pour mettre en oeuvre la doctrine sociale de l'Église. Nous sommes des catholiques nous voulons que la politique soit inspirée par la parole du Christ nous voulons agir en vue du bien commun, surtout à l'échelon local (certains sont conseillers municipaux), tenir compte de la justice sociale. »

Vous êtes nombreux ? « (...) une quinzaine dans la région (Denis Dragon est délégué régional et Serge Danjou s'occupe des aspects juridiques). » D. D. : « Des petits mouvements qui peuvent mutualiser. » S. D. « Le levain de la pâte. » D. D. « L'idée de bien commun. » S. D. « Qui n'est pas la somme des intérêts particuliers. »

Vous combattez le travail du dimanche... « C'est le principe du repos dominical qui est remis en cause. Le dimanche, c'est le seul jour où les personnes font autre chose que gagner de l'argent on se retrouve pour un match, l'harmonie municipale... C'est important pour l'équilibre social une mère de famille n'a plus l'occasion de voir ses enfants, son mari... »

Si votre patron vous le demandait, vous refuseriez ? D. D. : « J'ai six enfants, je travaille dans la banque, je suis catholique, je veux avoir la liberté de suivre les offices religieux. »

Vous dites : une loi contre la nature humaine... S. D. : « Le septième jour Dieu s'est reposé, il nous invite à... Il nous commande faire de même. »

Vous dites : une loi contre l'identité de la France... « Avant, il y avait une symbiose entre la religion catholique et la société c'est défendre l'histoire de la France. »

Quels sont vos moyens ? Dans votre tract vous faites appel aux dons... « C'est pour imprimer ces choses (les tracts). On n'est pas riches. On est attentif à l'actualité. Quand on a vu l'article du journal, le lendemain on a envoyé une lettre au maire. Samedi, on a été sur la place du marché on a rencontré les petits commerçants, une dizaine, on va aller les revoir on a écrit à tous les conseillers municipaux. » •

 

voir aussi cet article: ici

04 novembre 2009

La mobilisation de Civitas relayée dans la presse (1)

 

Le Petit Bleu.jpg
Article extrait du journal local breton "Le Petit Bleu"

 

 

Travail dominical : Leroy-Merlin lourdement condamné

leroymerlin.gifLe Parisien - nov 2009 - Laurence ALLEZY

Les syndicats Force Ouvrière et la CFTC du Val-d'Oise vont se partager un peu plus de sept millions d'euros.

Le tribunal de Pontoise vient de condamner la société Leroy-Merlin qui possède trois magasins dans le Val d'Oise à verser cette somme qui correspond à des liquidations d'astreintes dues par l'enseigne de bricolage.

Condamné à fermer les portes de ses magasins le dimanche depuis des mois, Leroy-Merlin n'a jamais respecté la décision de justice préférant s'exposer aux astreintes. Dix-huit mois après le début de cette bataille juridique orchestrée par les syndicats, l'heure des comptes a sonné et la société a déjà déboursé près de dix millions d'euros. «Ce n'est pas de leur faire verser une telle somme qui nous intéresse mais plutôt de les voir fermer le dimanche. Leroy-Merlin n'a jamais plié. Le tribunal prouve qu'il n'y a pas d'impunité même aujourd'hui après le vote modifiant la loi sur le travail du dimanche», précise Me Vincent Lecourt, l'avocat de FO.

La loi est adoptée depuis cet été mais les délais administratifs d'application n'ont pas encore permis aux magasins d'ouvrir légalement. «Nous avons immédiatement fait appel de cette décision bien que la procédure ne soit pas suspensive. Nous allons donc la respecter et verser cette somme aux syndicats, réagit Stéphane Calmes, le DRH de la société Leroy-Merlin France. La condamnation est d'ailleurs très difficile à comprendre et à expliquer à nos équipes à l'heure ou le décret d'application de la loi sur le travail du dimanche est en train d'être mis en œuvre».

La société avait annoncé avant l'été son intention de fermer ses magasins le dimanche à compter du 1er septembre. Elle a finalement renoncé au lendemain du vote de la loi."

26 octobre 2009

Brèves de campagne: la Flandre en action

Ville de PÉRENCHIES (Nord)

100_3033.jpg

Suite à un article, paru le mardi 13 octobre dans La Voix Du Nord, annonçant que le Conseil Municipal de Perenchies avait décidé de bénéficier de la Loi MALLIÉ permettant l'ouverture dominicale d' un supermarché, les deux cercles (Civitas  et France Jeunesse Civitas) de Lille se lancent dans la bataille.

De toutes les communes de la métropole lilloise pouvant bénéficier du P.U.C.E. c'est la première à prendre cette décision d'où la nécessité de réagir rapidement. En effet, il est à craindre que les nombreuses villes de la métropole suivent la même ligne si aucune réaction ne s'organise. C'est pourquoi :

  • le lendemain de la parution de cet article une lettre au nom de notre association locale est adressée au maire.
  • le vendredi soir un affichage est réalisé dans la ville.100_3030.jpg
  • le samedi matin, sous une fine pluie chère à notre région, une dizaine des membres de nos cercles se répartissent en deux groupes : le premier va distribuer des tracts sur la place du marché et le second entreprend une visite chez les commerçants; les réactions sont mitigées, la plupart pour et d' autres moins favorables mais l'accueil reste toujours cordial.

D'autres actions sont en cours ou prévues, les catholiques de Lille restant plus que jamais motivés et soucieux de ne pas laisser leur région et leur patrie subir cette loi inique.

Association Catholique des hauts de France

assochf@orange.fr

Samedi 24 octobre 2009 : Civitas Paris continue ses actions de terrain contre la loi sur le travail dominical.

DSCI0025.JPGAprès la Cour de Rome à la gare Saint-Lazare, ce fut cette fois la rue de Rivoli qui reçut la visite des militants parisiens. Cette grande artère parisienne se présente comme un lieu où le commerce et la société de consommation s’étalent au grand jour. Raison pour laquelle nous décidâmes de militer à cet endroit. Tout à leurs courses et à leurs frénésies dépensières, les passants s’étonnèrent beaucoup de notre présence. Celle-ci se traduisit par une activité militante intense, mêlant générosité et explications circonstanciées. En effet, la plupart des personnes que nous avons rencontrées, bien qu'hostiles à cette loi perverse, ne saisissent pas réellement le danger qu'elle représente, si celle-ci venait à être la norme.

DSCI0042.JPGRappelant constamment que le dimanche doit rester le jour dédié à la famille et surtout à Dieu, en assistant à la Sainte Messe, les militants parisiens purent attirer l’attention des nombreuses personnes intéressées par notre action, sur le caractère particulièrement nocif de cette loi. D'excellents échanges se nouèrent avec les parisiennes et parisiens. Après deux heures d'action militante, une quantité de tracts non négligeable fut distribué, mais personne ne perd de vue que le combat n'est pas encore gagné. Rendez-vous est donc d’ores et déjà pris en novembre pour continuer d’aller à la rencontre de nos compatriotes afin qu'ils nous soutiennent dans notre démarche.

Pour l'Eglise et la France !

F.A pour Civitas Paris

23 octobre 2009

Civitas reçoit le président du Mouvement Catholique des Familles pour une entrevue

legrierMCF.jpgNous recevons cette semaine le général Legrier, président du Mouvement Catholique des Familles, pour un entretien traitant de la loi sur le travail dominical. Celui-ci permet de poser le débat et d’envisager cette épineuse question sous l’angle familial, trop souvent oublié à notre goût. Nous le remercions d’avoir bien voulu répondre à nos questions.

 

INSTITUT CIVITAS : La loi sur le travail dominical ne permettra-t-elle pas, finalement, aux membres d’une même famille de se retrouver le dimanche dans le but de faire des courses tous ensemble ?

François LEGRIER: Oui, sans doute, à condition qu’aucun membre de la famille ne soit au travail ce jour là. On peut imaginer un grand moment d’émotion quand papa et les enfants passeront à la caisse derrière laquelle travaille maman ; plus le chariot sera rempli, plus l’instant durera…  Faire les courses tous ensemble, pourquoi pas, mais pourquoi le dimanche ?


IC : Dans le même ordre d’idée, un père ou une mère de famille ne gagneraient-ils pas davantage d’argent en travaillant le dimanche ? Ainsi ne seront-ils plus à même de faire plaisir à leur famille en dépensant plus pour elle ?

FL : La famille a besoin d’un revenu pour vivre ; pour autant le revenu n’est pas son seul besoin et dépenser plus n’apporte pas forcément plus de bonheur. Les enfants les plus gâtés ne sont pas les plus heureux ! Le lien de la famille, c’est l’amour réciproque, des parents entre eux et avec leurs enfants. Entretenir cet amour suppose un peu de temps à consacrer à son conjoint, à ses enfants. Le repos dominical en donne la possibilité.

Lire la suite

22 octobre 2009

Paris : le quartier St Gervais se prononce contre le travail du dimanche

545px-Blason_paris_75.svg.pngLundi 19 octobre, le bureau du conseil de quartier Saint Gervais à Paris s'est prononcé avec une écrasante majorité contre l'extension des zones d'autorisation du travail le dimanche (16 contre, 1 pour, 5 abstentions).

Ce vote de citoyens très divers  situés en plein centre de Paris ( quartier de l'hôtel de ville et du BHV) est révélateur de l'état d'esprit des Parisiens qui ont conscience du caractère nocif de la loi portant développement du travail le dimanche.

Espérons que Monsieur Delanoé sera sensible aux aspirations d'avenir des Parisiens.

Cette démarche de démocratie participative est une invitation au réveil des Français pour s'opposer à la généralisation du travail du dimanche.

23:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : travail dominical, repos dominical, loi mallié |

Toutes les notes