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08 février 2013

"Mariage" homosexuel aujourd'hui, PMA demain, GPA après-demain... Avec Civitas, proclamez NON ! Trois fois NON !

1papa1maman.jpegPour les humoristes, c'est devenu un sujet de plaisanterie : "De la PMA au PMU, de la GPA au GPS, on ne s'y retrouve plus...", ironisait l'un d'eux lors d'une émission radio de grande écoute. Et il est bien vrai que ce qui se cache derrière les abréviations utilisées à foison dans les médias doit en réalité rester bien hermétique pour une bonne part de nos concitoyens. Ce n'est bien sûr pas un hasard mais la façon la plus certaine de faire avancer les pires projets en limitant l'inquiétude aux Français les plus attentifs. La gauche est à ce point consciente que ce qui se cache derrière ces abréviations barbares revêt un caractère monstrueux qui épouvanterait bon nombre de Français, qu'elle a choisi tactiquement de les dissocier du projet de loi dénaturant le mariage et la parenté que l'Assemblée nationale débat en ce moment.
 
PMA pour "procréation médicalement assistée". GPA pour "gestation pour autrui". Des appelations cosmétiques pour désigner les artifices revendiqués par le lobby homosexuel pour assouvir ce qu'il considère être un "droit à l'enfant". Car le lobby homosexuel sait que la gauche étant au pouvoir (avec beaucoup d'homosexuels bien placés dans les états-majors politiques), il peut oser exiger que celle-ci satisfasse beaucoup de ses caprices.
 
Alors, le PS choisit de mentir aux Français. Il leur dit que de PMA et de GPA, il n'est pas question. Le mensonge s'est toujours porté avec beaucoup de naturel au PS. Il suffit de se rappeler à quel point Elisabeth Guigou avait l'air si sincère lorsqu'elle promettait, lors du débat sur le PACS, qu'il n'y aurait jamais de "mariage" homosexuel qui suivrait. C'était hier. Le "mariage" homosexuel et l'adoption d'enfants par des duos homosexuels, c'est aujourd'hui. La procréation médicalement assistée, ce sera demain. Et la gestation pour autrui, après-demain. C'est cela la réalité du plan inique de cette gauche toujours révolutionnaire même si elle se vautre désormais dans le caviar.
 
Dominique Bertinotti, adepte du double langage, ne vient-elle pas de déclarer à la radio : "Il faut procéder par étapes" ?
 
Etape suivante ? La PMA sera examinée dans le cadre de la loi sur la famille présentée au conseil des ministres le 27 mars prochain.
Et d'une étape à l'autre, le chemin n'est pas loin. Dans Le Monde (20 décembre 2012), Elisabeth Badinter écrivait : "La GPA est une pratique reconnue comme partie intégrante de la PMA par l'organisation mondiale de la santé".
 
Lorsque Christiane Taubira, ministre de la Justice, dévoile une circulaire organisant le délivrement de certificats de nationalité française aux enfants nés de mère porteuse à l'étranger, c'est, quoi qu'elle en dise, un pas en faveur de la GPA.
 
Il faut également rappeler le manifeste en faveur de la GPA publié dans le journal Le Monde du 13 décembre 2010. Parmi les signataires, on y trouvait Najat Vallaud-Belkacem, aujourd'hui porte-parole du gouvernement, Aurélie Filipetti, ministre de la Culture, Alain Vidalies, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement ou encore François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat et très proche de François Hollande. Comment imaginer un seul instant qu'ils ont changé d'avis ? C'est bien une simple question d'étapes.
 
Les plus cyniques préparent déjà le terrain.
C'est le très fortuné Pierre Bergé, ex-"compagnon" d'Yves Saint-Laurent, patron de la société de haute couture éponyme, magnat de la presse, président du directoire du conseil de surveillance du journal Le Monde, co-fondateur de la revue homosexuelle Têtu et généreux soutien financier du parti socialiste, qui se permit à la télévision de considérer qu'il n'y avait pas de différence entre "louer le ventre d'une femme ou les bras d'un ouvrier".
C'est l'avocate Caroline Mécary, marraine de la Marche des Fiertés LGBT, conseillère régionale écologiste d'Ile-de-France, qui dans Le Monde (7 février 2013), défend la gestation pour autrui en ces termes : "En définitive, permettre aux femmes, qui y consentent dans un cadre légal, d'offrir un enfant à un couple qui ne peut en avoir, ne serait-ce pas la plus grande subversion féministe que l'on puisse imaginer : s'affranchir enfin du devoir d'être mère ?".
 
Au passage, relisez cet article en y notant combien de fois le journal Le Monde est impliqué dans cette promotion de la GPA. Bien sûr, on nous dira que le fait que Pierre Bergé en est le vrai patron n'est que pur hasard...
 
En conclusion, je vous invite à rejoindre CIVITAS dans cette bataille livrée pour défendre la Famille, le mariage et l'enfant. Les prochaines semaines seront cruciales. Que les parlementaires sachent bien que nous n'oublierons pas leur attitude lors du vote de ce projet de loi dénaturant le mariage et la parenté et ouvrant la voie à la marchandisation de l'être humain.
 
Alain Escada,
président de CIVITAS

29 septembre 2012

Décrypter la propagande du Monde

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Le journal le Monde a commis récemment plusieurs articles sur le mariage homosexuel et l'adoption par les duos homos, évidemment globalement favorables aux revendications des minorités inverties. Comme le « quotidien de référence » se veut objectif, il sert à ces lecteurs quelques sons de cloches différents de l'approche officielle, en prenant bien soin de réduire leur portée, voire de les discréditer. C'est une tactique fréquente de ce quotidien. Un article récent, portant sur les études sur « l'homoparentalité », est emblématique à cet égard.

 L'article en question débute par la reconnaissance des biais dans les études favorables à « l'homoparentalité. » Le psy de service, considérant les études « pro-homos » comme plutôt positives, est alors mobilisé pour affirmer que « des problèmes méthodologiques existent, mais [...] n'invalident pas ces travaux. Les enquêtes en psychologie portent en effet rarement sur de vastes échantillons, encore moins quand les personnes ciblées sont très minoritaires ». Or, précisément, ceux qui pratiquent un peu les statistiques savent qu'on ne peut rien conclure d'une étude qui repose sur de petits échantillons. L'honnêteté aurait réclamé que, compte tenu des difficultés méthodologiques, l'article du Monde reconnaisse l'insignifiance de ces travaux pro-homos sur le plan scientifique.

A la suite, l'article cite derechef le psy qui explique qu' « il est difficile d'accéder à cette population peu nombreuse [les duos homosexuels] [...]. Faut-il pour autant ne pas faire d'études ? »1 En rapportant de tels propos, l'auteur de l'article fait un pur procès d'intention. Depuis quand les opposants au mariage gay et à l'adoption par les homosexuels demandent-ils de ne pas faire d'étude sur le sujet ?

 Au final, le psy conclut piteusement qu' « on ne peut donc pas généraliser les résultats. » En somme, l'auteur de l'article rapporte les propos d'un psy qui prétend que les études pro-homos ne sont pas si critiquables que cela... mais qu'on ne peut en tirer aucune conclusion générale. Il aurait été bien plus honnête d'écrire simplement qu'il vaut mieux ne rien changer au statu quo en présence d'études dont on ne peut rien conclure.

 Par la suite, la journaliste traite des études qui proposent des résultats plutôt défavorables aux revendications homosexuelles. L'article de M. Regnerus est seul cité. Le travail de ce chercheur repose sur une enquête menée auprès de 3 000 jeunes adultes américains sélectionnés aléatoirement. L'enquête conclut par exemple que les enfants des mères lesbiennes connaissent significativement plus de difficultés que les familles stables. Bien évidemment, la journaliste dénonce immédiatement les supposées insuffisances de l'étude : « [Regnerus] compare des enfants dont un parent a eu une relation homosexuelle au cours de sa vie, sans donner d'indication sur leur histoire ou leur structure familiale, à des enfants élevés dans des familles stables. En outre, les tableaux présentés montrent que des différences relevées chez ces enfants se retrouvent également chez les enfants de familles recomposées ou de parent isolé ». Et l'article s'arrête là !

 Sans entrer dans les détails techniques sur l'article dense de Regnerus, publié dans une revue renommée (Social Science Research), on remarquera tout d'abord que si l'homoparentalité ne constitue pas un modèle, les catholiques savent qu' il en est de même des parents isolés ou des familles recomposées. Sans le vouloir, la journaliste plaide pour la famille traditionnelle, fondée sur le respect de la loi naturelle, contre toutes les déviances modernes que nous connaissons. Mais surtout, la journaliste utilise une technique typique de désinformation : il s'agit d'affirmer que les études favorables aux adoptions par les homos sont certes critiquables (encore que...), mais qu'il en est tout autant d'une étude désormais célèbre dont les résultats remettent en cause l'idéologie ambiante sur « l'homoparentalité ». Sauf que la critique ne se situe pas du tout au même niveau : compte tenu des problèmes d'échantillonnage et de taille, les études pro-homos n'ont aucune valeur scientifique, alors que l'étude de Regnerus en a une de par la qualité globale de son approche méthodologique, nonobstant les critiques toujours possibles que l'on peut lui faire.2 Le Monde cherche à établir une comparaison là où aucune commune mesure n'est possible.

 Au fait, c'est étrange, aucun psy de service n'est mobilisé dans l'article du Monde pour défendre Regnerus. Lisons donc avec beaucoup de prudence le « quotidien de référence » pour savoir ce qu'il convient de penser sur ces sujets.

 

Henri Préhaut.

 

 Source : Gäelle Dupont, « Enfants d'homos : des études scientifiques positives mais aux multiples biais », in le Monde du 25/09/2012. Article disponible sur Internet.

1 On remarquera qu'une loi – en vertu du bien commun qu'elle doit servir – ne peut traiter que des cas généraux ; à ce titre, on peut se demander qu'elle est l'utilité de faire une loi en faveur de personnes dont on nous explique dans l'article du Monde qu'elles sont très minoritaires.

 2 Les études empiriques statistiques ne peuvent de toutes façons être exemptes de critiques. Mais, d'une part, certaines sont beaucoup plus concluantes que d'autres. D'autre part, la démarche scientifique consiste là à expliquer, au delà des résultats, quelles sont les limites objectives des études.

image: Un duo gay et leur fils conçu grâce à une mère porteuse, à New York en 2008. | AFP/EMMANUEL DUNAND