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10 novembre 2012

NON au mariage homosexuel - le député Poisson répond à "La lettre aux élus"

députépoisson.jpgLe Député Jean-Frédéric Poisson répond à La Lettre aux élus publiée par l'institut CIVITAS et consacrée cette fois au projet gouvernemental d'ouverture du droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels.

Bonjour,

J’ai bien reçu votre message concernant le projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, et je vous en remercie chaleureusement.

Comme vous le savez, je m’engage énergiquement pour la défense de la famille et de l’intérêt de l’enfant. Je suis un membre actif de l‘Entente parlementaire sur la Famille, qui s’est mise en place récemment à l’Assemblée et qui regroupe déjà près de 170 parlementaires (121 députés, 45 sénateurs : http://parlementairespourlafamille.fr/)

J’ai également fait le choix d'appeler à l'organisation d'un référendum sur ces questions, seule manière d'associer largement au débat et au vote l'ensemble de nos concitoyens. Si le débat n'était organisé que dans l'enceinte du Parlement, il n’y aurait aucun débat national sur ce sujet pourtant essentiel. N’hésitez pas, vous aussi, à signer la pétition pour exiger un référendum et à la diffuser largement : http://www.referendum-officiel.fr/

Croyez bien que je poursuivrai mon combat en faveur du respect de la famille et du droit de l'enfant à avoir un père et une mère, et que je ne cesserai de réaffirmer publiquement des choses essentielles :

-       La différence des sexes est constitutive de notre humanité et est l'un des fondements de notre société.

-       Le mariage n’a pas vocation à officialiser l'amour, mais à pérenniser l’engagement d’un homme et d’une femme à fonder une famille, et pour protéger le lien qui existe entre le père et l’enfant. Accorder le mariage à deux personnes de même sexe, c'est donc le dénaturer et le vider de son sens. 

-       Transformer le mariage pour le rendre accessible aux couples homosexuels, c’est ouvrir la porte à de nombreuses dérives, qui remettront en cause de nombreux aspects de notre société.

-       L’enfant n'est pas un objet de droit : il naît de la relation entre un homme et une femme, et il est nécessaire, pour structurer sa propre personnalité, qu'interviennent auprès de lui père et mère. Le bien de l'enfant doit primer sur le désir d'enfant de ceux qui souhaiteraient être parents. Nous ne pouvons accepter l’instauration d’un droit des adultes à l’enfant, au détriment du droit de l’enfant.  En effet, les partisans du mariage entre personnes de même sexe veulent l’égalité des droits des adultes en ignorant celle des enfants, qui ont le droit d’être éduqués, dans l’altérité, non par de simples éducateurs, mais par des parents.

-       Ce projet de loi concerne toute la société car il instaure un véritable changement de civilisation en institutionnalisant le Genre pour tous. Toute référence à la sexuation et la filiation est effacée : voulons-nous vraiment que les mots de « père » et « mère » soient remplacés par le neutre « parents » (on parle de « parent 1 » et de « parent 2 »), et les mots «  épouse » et «  époux » par « époux » ? Cette négation des différences n’est pas sans rappeler les projets totalitaires de construction d’un homme nouveau.

Aujourd’hui,  je vous appelle à interpeller toutes les personnes qui s’opposent à la destruction de notre société, tous les élus, et plus particulièrement les maires, qui pourraient être sanctionnés par la justice s’ils refusaient de célébrer ces mariages, à faire entendre leur voix pour défendre l’enfant et la famille. J’ai moi-même affirmé dans les medias que je refuserais de célébrer un mariage entre personnes de même sexe.

En espérant pouvoir compter sur vous dans mon combat en faveur de la famille et plus particulièrement des droits de l’enfant, je vous prie de recevoir mes sincères et cordiales salutations.

Jean-Frédéric POISSON

Député des Yvelines

Membre de la commission des lois

Président de la CCPFY

1er Adjoint au Maire de Rambouillet

09 novembre 2012

"Mariage" gay ? La réponse du sénateur Gournac à "La Lettre aux élus"

ALAINGOURNAC.jpgLe Sénateur Alain Gournac répond à La Lettre aux élus publiée par l'institut CIVITAS et consacrée cette fois au projet gouvernemental d'ouverture du droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels.

Madame, Monsieur

 J’ai bien reçu le courriel par lequel vous me faites part de vos vives inquiétudes relatives au projet de loi visant à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe et vous en remercie.

Sachez que vos inquiétudes sont totalement les miennes et que, comme vous, je souhaite qu’un débat national puisse s’ouvrir sur le sujet avant la rédaction d’un texte et son dépôt sur le bureau du Parlement.

Que seul le mariage puisse être dispensé de la parité quand notre société s’efforce de la promouvoir partout ailleurs, est un comble. Une parité bonne pour tous, sauf pour l’enfant. C’est le monde à l’envers.

Un certain nombre de spécialistes se sont déjà exprimés par voie de presse pour alerter l’opinion publique sur ce coup de boutoir qui ébranlerait notre société. Leurs déclarations pour importantes qu’elles soient sont insuffisantes. Il faut une mobilisation générale des Françaises et des Français pour la convocation d’Etats généraux sur la famille et le mariage.

Vous êtes déjà nombreux à participer à cette mobilisation et ne peux que m’en réjouir.

Afin que les choses soient claires, sachez que je m’opposerai avec la plus grande fermeté à cette ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels.

J’estime que la quantité des situations de fait ne doit en rien nous impressionner et nous dicter le droit. Celui-ci doit en effet conserver son fondement dans la qualité de notre réflexion et de nos analyses.

Sans doute vous souvenez-vous des déclarations d’Elisabeth Guigou, Garde des sceaux du Gouvernement Jospin, lors du débat sur le PACS auquel j’étais présent : « Je soutiens comme de nombreux psychanalystes et psychiatres qu’un enfant a besoin d’avoir en face de lui, pendant sa croissance, un modèle de l’altérité sexuelle. […] Je n’ignore pas le procès d’intention sur un éventuel "après" de cette proposition qui préparerait des évolutions plus fondamentales de notre droit. Ce texte serait "une valise à double fond". Je m’élève avec la plus grande énergie contre de telles insinuations. Ce vocabulaire de contrebande qui fait croire que ce texte cacherait autre chose […] est inacceptable. »

Le droit de l’enfant à son plein épanouissement est bien entendu supérieur au droit à l’enfant.  Aussi doit-il être défendu avec acharnement contre ceux qui veulent l’ignorer.

Mais ne soyons pas dupes ! Le rappel des déclarations de l’ancien Garde des sceaux en totale contradiction avec celles de son successeur, Christiane Taubira, est la preuve flagrante qu’un combat plus fondamental se joue en profondeur : après le PACS, l’argument du droit à l’enfant est un cheval de Troie (version grecque de "la valise à double fond") que le Gouvernement, prisonnier de certains groupes de pression, construit contre le mariage en tant qu’institution par laquelle un homme et une femme s'unissent pour vivre en commun et fonder une famille.

Ce qui est recherché dans cette affaire n’est pas, quoi qu’en disent certains porte-parole de ces groupes, une équivalence des droits mais une relativisation des valeurs fondatrices de notre société, cette relativisation n’étant bien entendu que la programmation de leur extinction.

Bien des choses pourraient encore être dites et elles le seront lors des débats au Parlement. Il faut toutefois qu’elles puissent l’être, en amont, lors de ce grand débat national qu’avec vous je souhaite.

Vous pouvez compter sur mon engagement total pour empêcher ce qui porterait gravement atteinte à la famille. Elle est le fondement sur lequel notre société à l’équilibre toujours précaire peut encore prendre appui. Personne n’a le droit d’y toucher. Tout le monde a le devoir de la défendre et de la consolider.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Alain GOURNAC

Sénateur des Yvelines

"Mariage" homosexuel : la réponse du député Bernard Accoyer à "La Lettre aux élus"

bernardaccoyer.jpgLe Député Bernard Accoyer répond à La Lettre aux élus publiée par l'institut CIVITAS et consacrée cette fois au projet gouvernemental d'ouverture du droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels.

Madame, Monsieur,

Vous m’avez questionné sur le projet du Gouvernement Ayrault de modification du Code Civil ouvrant le mariage à deux personnes de même sexe.

Je suis défavorable à cette réforme et je m’opposerai au vote de ce projet de loi s’il est effectivement débattu à l’Assemblée nationale comme le Gouvernement l’a annoncé.

Ce projet vise à répondre à une revendication portée par des associations militantes qui aboutirait à remettre en cause un des fondements multiséculaires de la société : le mariage, institution destinée à réunir les meilleures conditions d’accueil, et d’épanouissement pour l’enfant.

Ma conviction est que le mariage entre deux personnes de même sexe, tel qu’il est annoncé, a pour finalité ou aboutira au droit à l’adoption d’enfants et à la procréation médicalement assistée (PMA) ainsi qu’à la grossesse pour autrui (GPA) c’est-à-dire aux mères porteuses. Or, la priorité absolue doit demeurer le respect des droits de l’enfant.

En effet que deux personnes de même sexe vivent durablement ensemble parce qu’elles s’aiment, est leur droit et il convient de le respecter. Le PACS apporte d’ailleurs déjà dans ce cas un certain nombre de droits, qu’il conviendrait, le cas échéant, de modifier ou de compléter.

Mais le droit d’adopter pour des couples de même sexe, la PMA ou la GPA, c’est-à-dire de disposer de l’autorité parentale sur des enfants accueillis dans des conditions jusque-là exceptionnelles, soulève des questions majeures à commencer par l’environnement offert à ces enfants qui par définition n’auront pas à la fois un père et une mère mais deux « parents ». Le projet gouvernemental s’il était voté en l’état entraînerait la suppression sur le livret de famille des mentions père et mère remplacées par celle de parents.

Ce projet fait peser deux incertitudes sur les droits de l’enfant.

La première incertitude concerne la construction psychologique de l’enfant. Ce dernier se construit en miroir et/ou en opposition à ses parents homme et femme. Personne ne peut dire avec certitude si l’environnement, créé par le projet gouvernemental pour ces enfants, sans différenciation sexuée des deux parents n’aura pas au long de l’existence, à distance ou après plusieurs générations des conséquences importantes. Nombreux sont les pédopsychologues, les pédopsychiatres et les psychanalystes à s’en préoccuper et à alerter la société sur ces conséquences potentielles.

La seconde incertitude tient au droit, à la filiation, à l’autorité parentale, qui serait remis en cause. Que se passerait-il en cas de divorce (le PACS prévoit sa rupture dans des conditions très simples par lettre recommandée). Or après un divorce les conséquences sur les enfants sont un problème bien souvent difficile, trop souvent douloureux et conséquent sur la vie de l’enfant. Souvent la garde des enfants est attribuée à la mère, que se passerait-il dans un couple de « parents » de même sexe ? A qui serait confié l’enfant ? Sur quels critères et surtout avec quelles conséquences pour l’enfant lui-même ?

Sur le plan psychologique et psychanalytique les enfants adoptés peuvent déjà aujourd’hui être perturbés par la question de leur origine. Qu’en serait-il dans ces familles quant aux enfants adoptés ou issus de la PMA ou d’une mère porteuse ?

Et je n’évoquerai pas les problèmes de droits liés à la filiation elle-même remise en cause de fond en comble, mais ils sont majeurs.

En conclusion, ce projet donne la priorité au « droit à l’enfant » sur le « droit des enfants » et il y a là la raison majeure de mon opposition à ce projet pour lequel un grand débat public me paraît indispensable.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Bernard Accoyer

Ancien Président de l’Assemblée nationale

Député de Haute-Savoie