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02 janvier 2013

13 janvier - communiqué de CIVITAS

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Le 13 janvier, nous ferons entendre un message de vérité !

Oui, il faut manifester le 13 janvier prochain pour dire NON au « mariage » homosexuel et à l’adoption d’enfants par les duos homosexuels. Mais manifester comment ? Pour bien agir, il faut d’abord penser juste et voir loin. J’ai déjà exprimé mon avis sur Mme Barjot et ses « dérapages » verbaux dont la répétition ne peut laisser penser qu’ils sont accidentels. Pour autant, il reste indispensable de manifester ce jour-là dans les meilleures conditions et c’est pourquoi CIVITAS, avec l’appui de nombreux autres mouvements, vous fixe rendez-vous à 13h place Pinel dans le 13ème arrondissement (métro Nationale). D’emblée, afin d’éviter toute interprétation erronée, je précise que nous n’avons pas été maîtres du choix de notre point de départ.  Mais je veux maintenant m’entretenir avec vous d’une vision à long terme de la bataille engagée pour défendre la Famille, le mariage et la parenté, et me baser pour cela sur les déclarations du Président de la République et de ses ministres.

 

A tous les Français de bon sens

Manifester contre l’homophobie ?

Lorsque les organisateurs de la « Manif pour tous » affirment que le 13 janvier, ceux qui marcheront avec eux devront aussi le faire « contre l’homophobie », reprenant à leur compte un concept inventé par le lobby homosexuel, ils commettent une faute grave dont il est important de mesurer les conséquences pour l’avenir.

En effet, il est bon de rappeler que François Hollande et son gouvernement ont dans leurs tiroirs une série d’autres projets législatifs qui devraient venir compléter celui sur l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe et la possibilité pour eux d’adopter des enfants. François Hollande a ainsi prévu de rétablir un dispositif public spécifique de lutte contre les « discriminations » « doté des moyens adaptés » sur le modèle de la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) de sinistre mémoire. C’est cette Halde (créée en 2005 et dissoute en 2011) qui fut à l’origine d’un méchant procès fait au député Christian Vanneste. M. Hollande a précisé que les associations LGBT seront représentées au sein de cet outil répressif. En outre, M. Hollande a prévu que soient ajoutés aux motifs de « discriminations » condamnables « l’identité du genre », au même titre que « l’orientation sexuelle », imposant de la sorte un affermissement du terrorisme intellectuel.

Dans le même ordre d’idées, François Hollande  réclame :

-         un renforcement de « la lutte contre les discriminations dans le monde professionnel (y compris dans le secteur public) » qui augure d’une nouvelle vague de « discrimination positive » à l’embauche ;

-         de « faciliter l’accès au statut de demandeur d’asile » aux personnes qui se prétendraient persécutées « en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre » ;

-         de permettre aux porteurs du virus VIH étrangers « y compris en situation irrégulière » de bénéficier de soins « et d’un titre de séjour » ;

-         de soutenir « au niveau international toutes les initiatives visant à combattre les LGBT-phobies »

Imposer aux manifestants du 13 janvier opposés à la dénaturation du mariage et de la parenté de marcher également contre l’homophobie, c’est légitimer la police de la pensée qui sera demain en charge de réprimer la libre parole de tous ceux qui s’opposent aux revendications du lobby homosexuel, y compris la théorie du gender. C’est légitimer un processus liberticide qui, demain, forcera les esprits rebelles, d’Ivan Rioufol à Eric Zemmour, de Robert Ménard à Alain Soral, de Serge Dassault à Jacques Bompard, à se taire ou à subir les nouvelles foudres d’une justice inique. C’est, à terme, préparer la voie de la censure aux organisations LGBT qui estiment que la Bible contient des passages « homophobes ».

Manifester pour « l’homo-éducation » ?

Lorsque Mme Barjot reconnaît au nom de la « Manif pour tous » la revendication « d’homo-éducation », elle commet encore une faute grave, légitimant là-aussi d’autres mesures prévues par François Hollande. Notamment, avec le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, d’agir « sur les programmes scolaires afin de lutter contre les préjugés sexistes et homophobes » et ce « dès le plus jeune âge (primaire) ». M. Hollande a également prévu de soutenir « l’intervention des associations LGBT en milieu scolaire et précise que « l’éducation devra faire une place aux questions de genre et d’orientation sexuelle pour changer la perception sociale de l’homosexualité ». Par ailleurs, François Hollande annonce la mise en œuvre de « formations aux réalités des vies des personnes LGBT ». Des formations destinées aux enseignants et aux cadres scolaires, mais aussi aux juges aux affaires familiales, aux médiateurs, aux travailleurs sociaux, aux personnels de maison de retraite, aux personnels de santé, etc. Un vrai reformatage des Français !

 

(Toutes les citations de François Hollande sont reprises du dossier Les 17 questions d’Homosexualité et Socialisme – les réponses de François Hollande)

 

Aux catholiques en particulier

Même dans les moments les plus graves, certains s’efforcent d’amener le moindre mouvement de résistance populaire à la rupture entre la Foi et lui. Sous le couvert de tactiques stériles, on lui explique que le christianisme est « clivant ». Mais réclamer la non-intervention de la religion dans le débat politique, c’est contribuer au développement d’un véritable athéisme social que l’on retrouve précisément chez les rédacteurs du projet de loi que l ‘on prétend combattre.

Laïcité républicaine et « mariage » homosexuel

Au lendemain de Noël, Michèle Delaunay, ministre délégué chargée des personnes âgées et de l’autonomie diffusait un tweet cathophobe : « Aujourd’hui les catholiques condamneraient la Sainte Famille : un mari qui n’était pas le père, une mère vierge… ». Imaginez un peu le tollé si un ministre se permettait un message offensant le judaïsme ou l’islam au lendemain d’une de leurs fêtes religieuses !

Mais c’est tout au long du mois de décembre que François Hollande et son gouvernement ont multiplié les déclarations agressives à l’égard du catholicisme.

Le 3 décembre, Cécile Duflot, ministre du logement, menaçait de réquisitionner des biens immobiliers de l’Eglise catholique.

Le 9 décembre, François Hollande annonçait la création d’un « Observatoire de la laïcité » qui devra notamment énoncer des propositions sur l’enseignement de la morale laïque à l’école ainsi que faciliter la préparation de l’inscription de la loi de 1905 dans la Constitution, et indiquait, tel un dogme, «La loi de 1905 n’est pas une loi comme les autres, qui peut être modifiée ; elle a fondé des principes immuables (…) » . Il va falloir lui faire savoir que c’est l’institution du mariage qui est fondée sur des principes immuables, et non la loi de 1905 !

Le 11 décembre se déroulaient les « Rencontres de la laïcité » organisées par le groupe socialiste à l’Assemblée. Trois ministres y sont intervenus. M. Vincent Peillon, ministre de l’Education, y a rappelé son intention que la morale laïque devienne une discipline à part entière dans les établissements scolaires dès la rentrée de 2014. M. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, a parlé de traquer la « pathologie religieuse » (cf dépêche de l’Agence Reuters), déclarant  « il est temps que le camp laïque reprenne l’étendard » et annonçant « une réorientation de la mission des préfets sur le sujet », les « conférences départementales sur la liberté religieuse » devenant les « Conférences de la laïcité ». Enfin, Mme Christine Taubira, garde des Sceaux, a insisté sur la dimension « laïque et républicaine du mariage pour tous ».

En vérité, c’est un véritable totalitarisme laïciste que met en place François Hollande. Et c’est ce fanatisme d’irréligion qui a pour corollaire une volonté de détruire la Famille.

Face à ce péril, c’est d’un réveil catholique dont la France a besoin. Et il faut l’assumer sans plus tarder. « La vérité, écrivait Saint Pie X, ne veut pas de déguisement : notre drapeau doit être déployé ; c’est seulement par la loyauté et la franchise que nous pourrons faire  un peu de bien, combattus, certes, par nos adversaires, mais respectés par eux, de manière à conquérir leur admiration et, peu à peu, leur retour au bien. » Mais, objecteront certains, ne faut-il pas être habiles pour obtenir une meilleure couverture médiatique ? « Si je cherchais à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ », leur a déjà répondu Saint Paul (Ga 1, 10).

 

A la lecture de ces différents arguments, vous aurez compris les raisons pour lesquelles nous estimons nécessaire de manifester le 13 janvier prochain séparément de Mme Barjot. Il ne s’agit pas de simple désaccord dialectique, encore moins de tirer la couverture à soi. Il ne s’agit pas non plus de confondre manifestation et procession. Il s’agit d’avoir bien en tête les principes fondamentaux sur lesquels reposent l’action et de considérer les enjeux à long terme et dans leur globalité afin de ne pas faire inconsciemment le jeu de l’adversaire.

 

Le 13 janvier à 13h, place Pinel (métro Nationale) dans le XIIIème arrondissement, nous rassemblerons de nombreux catholiques pour la Famille, sans que cela soit signe d’exclusion. Nous serons capables d’unir à nous, au-delà des catholiques pratiquants, quantité de Français de bon sens, sans que cela n’entraîne pour autant ni neutralité ni anonymat. Notre addition des forces se fera sur un discours de vérité. Parce que seule la vérité rend libre.

 

Alain Escada,

Président de Civitas

11 décembre 2012

Revue de presse: Cadoudal a disparu, les miettes de pains de Hollande, les pratiques dopantes au travail, l'intégriste laïc à l'Assemblée et Bruxelles l'avorteuse

Auray/appel à témoin: le général chouan Cadoudal a disparu! (Ouest-France)

Lèse-"majesté": François Hollande poursuit des retraités pour des miettes de pain! (NOVOpress)

L’ancien ministre du Budget,Eric Woerth, a martelé son « opposition frontale » au projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux duos homos lors d'une réunion publique à Senlis vendredi dernier (Le Parisien)

Travailler avec paix et modération? 74% des salariés estiment ainsi que leur charge de travail s’est nettement alourdie depuis un an (capital). Résultat entre 5 et 20 % des salariés consomment de substances pour être en forme au travail. De la caféine aux drogues illicites, en passant par l'alcool ou les psychotropes, les pratiques dopantes se généralisent dans les entreprises. Au point de devenir un réel problème de santé publique (les échos).

Intégriste laïc: "L’école, c’est notre église laïque", c'est ce qu'on a pu entendre aujourd'hui au sein de l'Assemblée nationale (via le Salon Beige)

Bruxelles, l'avorteuse: Le Conseil de l'Europe fait pression sur l'Irlande pour légaliser l'avortement (Jeanne Smits)

10 décembre 2012

François Hollande et le fondamentalisme laïciste

inventaires2-violences.jpgFrançois Hollande a annoncé dimanche la mise en place en 2013 d’un « Observatoire national de la laïcité » promis il y huit ans par Jacques Chirac… pour veiller à ce que la « religion de la République » soit bien partagée par tous ? L’Observatoire, a-t-il souligné, prenant fait et cause pour l’initiative de Vincent Peillon, sera chargé notamment de formuler des propositions sur la transmission de la morale publique à l’école, « pour lui donner une place digne d’elle au sein de l’école », selon un communiqué de l’Elysée.

On sait où cela peut mener. Au Québec, où la culture de mort a de l’avance et nous en dit long sur ce qui vient, une cour d’appel vient d’interdire, mardi dernier, à une école privée catholique de donner un cours spécifiquement catholique sur la religion en lui imposant de s’en tenir au programme « laïque » et « neutre » sur la culture éthique et religieuse fourni par le gouvernement de la province. La décision renverse celle des juges de première instance en affirmant que le programme n’impose pas aux professeurs de « réfuter l’enseignement de la religion catholique, mais de s’abstenir d’exprimer leur opinion ou leur croyance ». Telle est la logique exacte de la laïcité…

Le choix de la date est significatif. Le président de la République a fait cette annonce le jour anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat et à l’occasion de la remise des insignes d’officier de la Légion d’honneur au sociologue des religions Emile Poulat.

François Hollande « a saisi cette occasion pour rappeler que la loi de 1905 permet de répondre aux enjeux du temps présent ». Enjeux, donc problèmes et solutions… Quels seraient donc les contours de cet observatoire ? Il n’aurait pas d’intérêt pratique pour les laïcistes qui nous gouvernent si l’action ne suivait pas l’observation. La Vie cite les suggestions faites à Fait religieux par le journaliste Charles de Laubier : il y a sept ans, il imaginait déjà la mise en place d’une « autorité » dont il parle aujourd’hui en ces termes : cette autorité, selon lui « pourrait être le régulateur comme (…) le CSA pour l’audiovisuel. Elle serait chargée de veiller à ce qu’aucune religion ne soit discriminée et que les cultes ou les spiritualités derniers entrants puissent trouver leur place face aux religions historiques. Elle serait dotée d’un pouvoir d’arbitrage et de règlement de différends dans le cas des litiges entre les religions ou entre les cultes et les collectivités locales. (…) Il y a aussi tout ce qui concerne l’application de la loi de 1905 : séparation des Eglises et de l’Etat, entretien des églises, temples, mosquées, etc. Cela pourrait aller jusqu’à un pouvoir de sanction. Par exemple en cas d’abus de position dominante d’une religion puissante, de discrimination envers telle ou telle association cultuelle, d’atteinte avérée au principe de la laïcité dans la République, ou bien encore de radicalisme, de fanatisme religieux, de pratiques sectaires… Ce pouvoir de sanction pourrait s’exercer graduellement si les infractions perdurent : recommandation, avertissement, mise en demeure, amende. »

Le Parti radical de gauche (PRG), allié du PS au sein de la majorité, a immédiatement salué dimanche dans un communiqué l’initiative de François Hollande, « qui permet à la République de retrouver ses principes fondamentaux après les errements du quinquennat précédent ».

Selon le PRG, l’initiative doit aussi permettre de « préparer » l’inscription de la loi de 1905 dans la Constitution, comme l’avait promis François Hollande durant sa campagne présidentielle.

JEANNE SMITS (PRESENT)

08 juillet 2012

D'ambre et de Lumières: la soirée de la mairie PS de Paris pour fêter le Ramadan

 A Paris, la Laïcité socialiste consiste à interdire la célébration de la messe de la Pentecôte, qui se faisait tous les ans, dans le square de la basilique du Sacré-Cœur, à financer des pièces de théâtre qui dégradent l'image de Notre-Seigneur Jésus-Christ...et maintenant à inviter les parisiens à une "soirée (21 juillet 2012) festive et inoubliable" pour le Ramadan dans les salons de l'Hôtel de Ville de Paris!

24 mai 2012

La laïcité républicaine du président Hollande

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puce_carreLe candidat Hollande ne nous l’avait point dit. A peine élu, le président Hollande n’a pu s’empêcher d’en faire sa première proclamation et son prioritaire engagement.

Il s’est fait élire en invoquant le triomphe du Front populaire en 1936 et la victoire électorale du socialiste Mitterrand en 1981.

Il n’avait pas parlé des lois républicaines de 1881 et 1882.

Mais à peine élu, il nous a révélé que pour lui « les vraies étapes, les plus sûrs repères de la marche du temps, ce sont les lois ».

Et de même, il s’était présenté sous le patronage de Jean Jaurès, de Léon Blum, de François Mitterrand.

Il n’avait pas mentionné Jules Ferry, auteur des lois de guerre civile qui ont asphyxié la France.

Devant la statue de Jules Ferry, il a salué « la plus belle de nos ambitions nationales » : l’école de la République, qui est devenue l’école de la laïcité.

puce_carreMardi dernier, et encore jeudi, l’autre quotidien catholique parisien s’efforce de rassurer ses lecteurs plutôt que de les mettre en garde.

Le mardi 22 mai, ce fut une page entière très apaisante, intitulée : « Comment François Hollande pratiquait la laïcité en Corrèze ». Tous les témoignages recueillis sont admirablement concordants sur la réserve, la discrétion du futur président à l’égard des questions religieuses :

« Il respecte toutes les religions, sans en favoriser aucune, mais il respecte aussi la laïcité. »

« Il se montre aimable, avec toujours cet humour qu’on lui connaît. Mais très prudent, distant même. »

« On ne se souvient pas d’un seul discours dans lequel il ait souligné ne serait-ce que l’effort culturel ou social de l’Eglise catholique. »

« Il a toujours strictement appliqué la loi Debré, versant le même forfait aux élèves du privé qu’à ceux du public. »

« Il n’a jamais versé dans une posture de combat. »

« Son registre, c’est plutôt celui de l’humanisme, de la tolérance. »

Ce fut en somme le ton de sa campagne présidentielle. Il avait cependant, lors de son discours du Bourget, lâché une allusion à « la démocratie, plus forte que les religions », mais il s’en était fait excuser par une démarche de son avocat auprès de « l’épiscopat », qui d’ailleurs n’a eu aucune suite connue. Il y eut aussi quelques allusions classiques à la « laïcité ». Mais personne ne pressentait vraiment, chez François Hollande, la férocité criminelle du franc-maçon Jules Ferry à l’égard du catholicisme jusqu’à ce que ce soit François Hollande lui-même qui aille la donner en exemple et la prendre pour règle.

puce_carreEt le jeudi 24, La Croix y revient, cette fois en y mettant deux pages et un éditorial, autour d’une déclaration d’Eric de Labarre, « secrétaire général de l’enseignement catholique », qui « manifeste son intention de travailler “de façon positive” avec le nouveau gouvernement ». Peut-être n’a-t-il pas entendu le discours d’hommage à Jules Ferry, peut-être ignore-t-il qui pouvait bien être ce personnage. Avoir réalisé le cercle carré d’une école « catholique non confessionnelle » était déjà une performance. Il se dit prêt à faire mieux encore.

puce_carreLe terme abstrait de « laïcité », j’ai déjà eu l’occasion de le rappeler, n’a jamais appartenu au vocabulaire de la philosophie chrétienne ni à celui de la théologie catholique jusqu’à la déclaration de Pie XII sur « la saine et légitime laïcité ». C’était de sa part une annexion audacieuse mais sans doute un peu imprudente. Dans tout l’univers catholique on se mit à parler joyeusement de la laïcité comme d’une notion « saine et légitime », sans s’apercevoir que Pie XII avait précisé : « la saine et légitime laïcité de l’Etat ». Or la laïcité républicaine est, en outre, la laïcité de l’école. La laïcité de l’Etat, cela veut dire que normalement les dirigeants politiques ne sont pas les évêques et que les préfets ne sont pas les curés. Mais la laïcité de l’école veut dire l’école sans Dieu : l’école ayant bâti, génération après génération, une société temporelle qui a de plus en plus exclu Jésus de l’espace public et de l’éducation nationale. Le président Hollande, en allant religieusement vénérer Jules Ferry, ne s’est pas trompé d’adresse.

puce_carreEt cependant, le président Hollande a bien l’air de quelqu’un qui ne nous dit pas tout sur son dessein profond. Car il est encore en campagne électorale : il lui faut gagner aussi les législatives de juin. Quand ce sera fait, il nous en dira davantage encore sur sa laïcité.

JEAN MADIRAN