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25 janvier 2014

Demain, retrouvons-nous au Jour de Colère ou suivez la manifestation en direct !

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Civitas donne rendez-vous

aux Catholiques en Colère 

à partir de 13h30 à la place de la Bastille,

à hauteur du Boulevard Henri IV

et du Boulevard Bourdon.

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Ou suivez ici le déroulement de la manifestation à partir de 13h30!

18 janvier 2014

Civitas organise des cars pour rejoindre le Jour de Colère le 26 janvier

 

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LES INSCRIPTIONS SONT CLOSES - Merci

07 janvier 2014

Le 26 janvier, Jour de Colère, l'Association Catholique des Infirmières et Médecins y sera avec CIVITAS

  logo-acim

Lu sur Médias-Presse.Info 

Entretien exclusif avec le Docteur Jean-Pierre Dickès, président de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins (Acim), directeur d’émission à Radio Courtoisie et… fidèle rédacteur chez Médias-Presse.Info.

MPI : L’ACIM, l ‘Association Catholique des Infirmières et Médecins, est restée très discrète ces temps-ci, pourquoi ? Est-ce par mépris de la chose publique ?

JPD : Notre travail de base consiste à réfléchir sur les questions de bioéthique par les Cahiers Saint Raphaël, la seule publication en Europe faisant un tel travail. Cette dernière rassemble une mouvance de gens déterminés pouvant tout à fait être en dehors des professions médicales. Ces gens sont discrets mais marchent au canon. Beaucoup de ces personnes ont soutenu les manifestations organisées par Civitas comme par exemple contre la pièce de Castellucci. C’est avec plaisir que je les y retrouvais. Nous faisons bien sûr corps avec toutes les initiatives qui vont dans le sens de l’opposition à la culture de mort. Mais il n’y a pas de jour où je ne reçois des demandes de conseil sur le plan médical quand ceux-ci ont un rapport avec la bioéthique. Nous sommes bien sûr en rapport avec de nombreuses organisations et moyens de communication. Je cite simplement Radio Courtoisie où j’ai une émission toutes les quatre semaines ; mais aussi le quotidien Présent qui ne m’a jamais rien refusé et grâce auquel j’ai eu l’idée de faire le livre L’Ultime Transgression qui aborde sa troisième édition.

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MPI - En tant que catholique, quelles sont vos initiatives sur le plan sociétal ?

JPD : Nous nous sentons très mal à l’aise dans le domaine de la politique. Nous avons toujours pensé qu’il appartenait aux évêques de mener le combat pour la défense des valeurs du christianisme. Leur rôle est d’être des pasteurs, des meneurs d’hommes. Mais je me souviens d’une tribune libre du Monde en 1960 dont l’auteur, j’imagine, levait les mains vers le ciel en disant : « Ah les évêques Français … ». Ralliés au laïcisme, ralliés au monde, ralliés au politiquement correct, conciliateurs de la chèvre et du chou : ils n’ont rien fait contre la loi Veil. On a l’impression que Rome a choisi toujours les plus neutres et mollassons dont un des soucis principaux était de s’opposer aux tenants de la Tradition et de faire des risettes aux pasteurs, imams et autres rabbins. Maintenant ils se réveillent car ils commencent à avoir chaud aux fesses : les anticléricaux genre femen viennent les harceler dans les églises. Ils sont une quarantaine désormais à demander aux catholiques de venir à la manif du 19 janvier contre l’avortement. Tant mieux ! On en verra peut-être défiler une paire cachés anonymement derrière leur col romain. Mieux que rien ! Ils devraient y être tous en soutane comme en Amérique. Pour cette date je demande à tous nos amis de se regrouper en fin de cortège pour prier.

MPI - Vous laissez supposer que vous ne serez pas à cette manif ?

JPD : Effectivement, bien malgré moi. Vous savez sans doute que nous avons une mission humanitaire permanente aux Philippines avec deux dispensaires. Mais nous avons un temps fort qui se nomme Rosa Mystica. Il s’agit de soigner les populations d‘une ville entière durant une semaine en prenant en charge l’ensemble des frais médicaux : médicaments, labo, radios, hospitalisations, suivi médical. Une concentration de volontaires vont soigner selon les années, les endroits et nos disponibilités financières, entre 3.000 et 6.000 personnes. Nous avons prévu depuis un an de partir en janvier en dehors de la mousson. Pourquoi ? Par exemple il y a trois ans nous étions à Manille ; or la moitié de la ville était inondée et nous avons vu moitié moins de patients que prévu. Nous étions partis cette année pour une mission peinarde là où nous étions l’an dernier dans l’île d’Iloilo. Survient le typhon Haiyan (appelé aux Philippines Yolanda). Et voilà 1 millions 900.000 sans abris, plus de 10.000 morts. Il faut partir là-bas pour rejoindre l’équipe de nos volontaires philippins qui, depuis le début, sont sur le terrain à Tacloban, une ville entièrement détruite sur la côte Est de l’île de Leyte. Comme d’habitude ce sera une cinquantaine de personnes venant d’une dizaine de pays avec en sus les Philippins venant s’agréger à nos équipes. Mon rôle est de décider de la France des grandes opérations à mener en fonction de l’argent que nous avons. C’est ma préoccupation principale.  

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(photo : Le Dr Dickès à l’œuvre aux Philippines)

MPI : Comment s’annonce cette mission ?

JPD : En positif, l’incroyable support que nous avons eu par un certain nombre de médias amis comme  le quotidien Présent, Radio Courtoisie, Monde et Vie, Fideliter, la Porte Latine, Médias Presse infos,  etc, et aussi de ceux qui soutiennent la mission depuis sept ans ainsi que des anciens volontaires. La trentaine de conférences que j’ai faites en France sur L’Ultime Transgression a permis à tout un public de me cibler. En négatif, la situation à Tacloban où tout est détruit. Pas d’électricité, une eau douteuse apportée par des canalisations improvisées par l’armée. Où trouver des vivres, du matériel de construction, des médicaments, où dormir ? Tout est problème. Il a beaucoup plu : moucherons, mouches, moustiques, acariens et rats prospèrent.  Personnellement, ce qui m’affectera le plus c’est l’odeur des cadavres pourrissant sous les décombres.

MPI : Alors pendant votre absence quelles sont vos consignes à ceux qui vous suivent ?

JPD : Un peu d’historique pour justifier ma position. Je serai un peu long. Pour moi au début de l’année 2012, c’était plié : le mariage homo passerait comme une lettre à la poste. Or Civitas a lancé le premier le combat dès juin en disant explicitement que même si son mouvement était le seul -ce à quoi tout le monde s’attendait- il manifesterait pour l’honneur de Dieu. Escada fixe même la date d’une manifestation nationale le 18 novembre 2012. Or le cardinal Vingt-Trois déclarera au Figaro le 3 août qu’il ne fallait pas « laisser sa voix se faire couvrir par des groupes intégristes » mais sans faire d’appel à la mobilisation. Timide invitation se définissant essentiellement contre Civitas. C’est voulant prendre de vitesse cette organisation que Barjot lance la manif du 17 novembre 2012, histoire de couper l’herbe sous les pieds d’Escada. Plus tard Barjot ira jusqu’à désigner à la police les catholiques qu’il fallait arrêter. Ainsi une maman était venue en autobus organisé par un de nos amis d’une lointaine province. Elle a été raflée et séparée de ses quatre enfants pendant deux jours. Une véritable honte ! C’est un bonheur que Barjot ait été obligée de quitter la Manif pour tous en raison d’une succession d’erreurs stratégiques.

MPI : Tout était alors réglé ?

JPD : Pas du tout ! Certes les dirigeants actuels ont fait un exploit, celui de maintenir la pression durant toutes les vacances. En revanche le côté rose-bonbon et fleur-bleu à la sauce hip-hop festif a donné l’impression de vouloir ménager la chèvre et le choux. Ce qui n’a nullement impressionné Hollande lequel par Valls interposé a réprimé à coup de gaz lacrymogène, de matraques et d’arrestations ceux qui menaient cette guerre en dentelle. Or c’est par la force qu’en mai 58 et mai 68 ont été renversés les gouvernements ou, pour le moins, leur politique. Battus sur le terrain, il fallait mener la guérilla en la complétant par la coagulation avec d’autres manifestations. Je connais des « pigeons » et des « bonnets rouges » qui ne demandaient que cela.

MPI : Qu’en déduisez vous ?

JPD : Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Quand les bonnes volontés ont annoncé « Jour de colère » pour le 26 janvier, il fallait s’y joindre et ne pas leur jeter dans les pattes comme en novembre 2012 une manif concurrente qui n’a pour effet que de diviser les forces. Penser aux provinciaux qui vont devoir se mobiliser et payer des déplacements à Paris trois fois à la suite en comptant la manif du 19 janvier contre l’avortement. L’UMP et le PS ont bien joué le coup, celui de la division pour régner. Cela n’a pas pu se faire sans complicités haut placées. En ce qui concerne l’avortement, en tant que catholique et suivant les consignes des trois derniers papes, « il n’est pas négociable » ; n’en déplaise à M. Philipot du Front National qui a perdu une occasion de se taire avec son fameux : « Il n’y a aucune restriction du droit à l’avortement dans le projet du Front National » et sa référence au gaullisme, ce qui n’a certainement pas dû plaire à Jean-Marie Le Pen qui a risqué sa peau pour défendre l’Algérie Française.

MPI : Alors pour le reste ?

JPD : Jour de Colère accepte toutes les organisations, invitées à venir avec leurs propres drapeaux et slogans. Mais il y en a un sur lequel tout le monde est d’accord : « Hollande Démission ! ». Cela tombe sous le sens si on veut faire bouger le gouvernement. C’est la position de Civitas, je la suis. Elle est la seule à pouvoir faire bouger les lignes. Quant à ceux qui n’ont pas encore mal aux mollets, ils peuvent toujours rejoindre ensuite la Manif pour tous. Je connais un certain nombre de policiers. Ils me disent que si toutes les forces des opposants à Hollande étaient rassemblées, l’ensemble de Paris serait bloqué. La police compte-tenu de ses effectifs serait alors incapable de faire face dans chaque rue, surtout s’il y avait des actions de guérilla. De son coté, l’Europe a condamné lourdement les excès policiers et le non-respect de lois visant les libertés les plus élémentaires comme celles de circuler ou de se rassembler. Comme ces transgressions à la loi se prolongeaient, elle a envoyé des enquêteurs. Tôt ou tard des gens comme Valls, Taubira, un certain nombre de préfets et de policiers vont un jour ou l’autre avoir à rendre des comptes à la justice. Hollande serait bien avisé de s’en souvenir.  

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04 janvier 2014

26 janvier, tous à Paris pour le Jour de Colère !

27 décembre 2013

CIVITAS rejoindra Jour de Colère le 26 janvier et rassemblera les "Catholiques en Colère"

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Entretien exclusif accordé à Médias-Presse.Info

MPI – Que pensez-vous de cette initiative connue sous l’intitulé Jour de Colère ?

Alain Escada – Le manifeste de Jour de Colère annonce vouloir permettre « l’expression d’une prise de conscience de la société civile face à une action gouvernementale délétère qui nous mène droit vers l’abîme » et évoque un Dies Irae contemporain en énumérant une série de motifs de mécontentement. En tant que président de CIVITAS, j’ai lu attentivement chaque ligne, chaque mot de ce manifeste, et je me suis réjoui d’une telle initiative, tant sur le fond que sur la forme.

 

MPI – Vous êtes connu pour être intransigeant sur les principes. En émettant un avis favorable à propos de ce Jour de Colère et de son manifeste, cela signifie que vous les percevez fort différemment d’autres manifestations que vous trouviez inappropriées ?

A.E. – Sur la forme, j’ai souvent dit et répété que c’est une ineptie d’organiser des manifestations festives lorsqu’on vient exprimer un mécontentement. Veut-on obtenir des résultats, faire reculer un adversaire, mettre fin à un projet inique ? Dans ce cas, il faut démontrer force et détermination. Cela ne se fait pas en dansant sur une musique de boîte de nuit. La fête, il sera toujours temps de l’organiser lorsque nous aurons obtenu une victoire méritant d’être célébrée. Tant que ce n’est pas le cas, l’heure et le ton sont à la bataille, pas à autre chose. L’expression « Jour de Colère » traduit bien cet esprit. J’apprécie aussi que les organisateurs de Jour de Colère permettent à tous les mouvements qui se reconnaissent dans cet objectif commun d’y participer sous leurs propres couleurs et avec leurs propres slogans. Nous avons trop souvent vu par le passé des manifestations dites pour tous chercher à imposer leurs niaiseries en même temps que chasser la moindre trace de christianisme. Ceux qui se plaignaient que leur sweet soit interdit par les autorités étaient les mêmes qui interdisaient tout drapeau à sacré-cœur dans leurs manifestations.

Sur le fond, CIVITAS a toujours exprimé sa détestation des compromissions. Si le nombre doit s’obtenir au prix des reniements, c’est d’office stérile et sans aucun intérêt. Dans le cas du manifeste de Jour de Colère, il n’y a pas d’intention de céder au politiquement correct ou de sombrer dans le consensus mou. La défense de la Famille et de la Patrie y sont explicites. Des thèmes essentiels sont également abordés comme la sécurité, l’immigration, le système scolaire, la fiscalité,… Le choix des mots sonne juste, comme lorsque Jour de Colère prend la défense des paysans. Ce mot paysan si déconsidéré aujourd’hui, alors qu’il illustre l’un des métiers les plus indispensables et les plus respectables. Tout cela sent bon le pays réel et voilà pourquoi je soutiens, au nom de CIVITAS, cette initiative.

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MPI – Cela signifie donc que CIVITAS participera bien au Jour de Colère le 26 janvier à Paris ?

A. E.  – Oui, je vous confirme que CIVITAS y participera. Nous fixerons prochainement un lieu de rendez-vous pour nous regrouper et nous rejoindrons dès 14h ce rassemblement. CIVITAS y viendra avec ses bannières ainsi qu’une grande banderole « Catholiques en colère ». Nous souscrivons à tous les motifs de mécontentement signalés par Jour de Colère. Nous y ajoutons simplement un motif supplémentaire de mécontentement : les nombreuses provocations antichrétiennes tolérées voire organisées par le système qui nous gouverne. Nous avons souvent rappelé que la haine de la famille a pour corollaire la haine du christianisme. Nous pourrions ajouter que la haine de l’identité française a également pour corollaire cette haine du christianisme.

 

MPI – Quels moyens mettrez-vous en œuvre pour soutenir ce Jour de Colère ?

A. E. – CIVITAS profitera des quatre prochaines semaines pour mobiliser tous ses réseaux de sympathisants dans tous les départements. C’est un rendez-vous important pour démarrer 2014 avec de bonnes résolutions. Il faut que ce Jour de Colère soit un succès. Nous tenterons d’y contribuer.

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