02.07.2008

Voici le NON polonais

noncnon.jpgLe président polonais refuse de ratifier le Traité de Lisbonne

La présidence française commence bien : le président Lech Kaczynski estime que le non irlandais a rendu le traité sans objet et ne veut pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Il ajoute dans un entretien que

"l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse".

Le président polonais a mis en garde ses homologues européens contre une tentation d'isoler l'Irlande.

"Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution".

Le parlement polonais a approuvé en avril la ratification du traité. Mais, selon la Constitution polonaise, c'est le président qui ratifie en dernier ressort les traités. Aucune disposition ne l'oblige, même si le Parlement le lui a demandé.

13.06.2008

Merci aux Irlandais : ils ont dit NON en notre nom !

Le peuple irlandais a parlé : c’est NON au Traité européiste de Lisbonne !

Le NON du peuple irlandais résonne comme ceux des peuples français et néerlandais en 2005.

C’est une giffle historique à tous ceux qui entendent nous imposer le mondialisme par l’intermédiaire de l’oligarchie technocratique bruxelloise.

Aujourd’hui, peuples et nations d’Europe, nous sommes tous des Irlandais !

12.06.2008

Chers amis irlandais, nous comptons sur votre NON

irlande.jpgLe référendum irlandais sur le traité de Lisbonne a lieu aujourd'hui, 12 Juin 2008.

Les bureaux de vote seront ouverts dans tout le pays de 7h du matin à 22h.
15 heures de vote, la plus longue période jamais autorisée pour un référendum.

Le décompte des voix ne commencera officiellement qu'à 9 heures demain matin, vendredi 13 juin.

*** Le résultat devrait être annoncé en début de soirée vendredi 13 juin ***

06.06.2008

NON au Traité de Lisbonne !

no_referendum.jpgIrlande : Le NON en tête des sondages

Ludovic de Danne, 06.05.2008

 

A moins d'une semaine du référendum sur le Traité de Lisbonne le NON va peut être l'emporter. Depuis l'enquête de la Commission référendaire irlandaise du 28 avril dernier, qui révélait que 80% des Irlandais ne savaient pas ce qui se trouvait dans le traité de Lisbonne, le NON a lentement progressé pour arriver désormais en tête selon un sondage du "Times/TNS mrbi poll" du 5 juin[1].

NON : 35 % (+17)

OUI : 30 % (-5)

Ne Savent Pas : 28 % (-12 points)

N'iront pas voter 7%

L'issue du scrutin peut encore paraître incertaine du fait d'un nombre encore très élevé d'indécis. Il faut espérer que l'adage "Dans le doute, abstiens-toi" fonctionne comme ce fut le cas lors du premier référendum irlandais sur le Traité de Nice en 2001.

Le camp du OUI aura fait bien d'autres erreurs. Avec une campagne référendaire déséquilibrée, tant sur le plan financier que médiatique certains irlandais se sont sentis agressés. En effet, appuyés par les eurocrates bruxellois tout semblait bon pour des élites irlandaises au comble de l'arrogance quitte à terrifier les électeurs en insistant sur les "graves conséquences" que pourrait provoquer un NON irlandais. Il était de surcroît vivement suggéré de voter OUI afin de ne pas passer pour des nuls ou des parias, parce que l'Irlande "serait redevable" d'une Europe dont elle avait tant bénéficié.

La méconnaissance du Traité comme moyen d'explication méprisant n'est pas une raison suffisante pour trouver un raison à son rejet progressif. De plus en plus d'Irlandais se sont rendus compte, pour différentes raisons, à la fois de droite (perte de souveraineté, immigration massive, avortement) ou de gauche (droits sociaux, dumping social, neutralité militaire, mondialisation) qu'ils doivent rejeter ce traité.

Apparaît ainsi nettement une opposition idéologique applicable à toute l'Europe entre les tenants de l'aventure mondialiste (Europe de Bruxelles, ultralibérale) et ceux de la garantie nationale ou alter européenne (Europe de la coopération, Europe des Nations)

Malgré cette mascarade, le référendum aura fait émerger de nombreux thèmes dont celui de l'immigration[2].



[1] http://www.ireland.com/newspaper/breaking/2008/0605/breaking84.htm

[2] Voir note jointe du 05.06.2008 sur l'immigration en Irlande

NON au Traité de Lisbonne !

no_referendum.jpgIrlande : Le NON en tête des sondages

Ludovic de Danne, 06.05.2008

 

A moins d'une semaine du référendum sur le Traité de Lisbonne le NON va peut être l'emporter. Depuis l'enquête de la Commission référendaire irlandaise du 28 avril dernier, qui révélait que 80% des Irlandais ne savaient pas ce qui se trouvait dans le traité de Lisbonne, le NON a lentement progressé pour arriver désormais en tête selon un sondage du "Times/TNS mrbi poll" du 5 juin[1].

NON : 35 % (+17)

OUI : 30 % (-5)

Ne Savent Pas : 28 % (-12 points)

N'iront pas voter 7%

L'issue du scrutin peut encore paraître incertaine du fait d'un nombre encore très élevé d'indécis. Il faut espérer que l'adage "Dans le doute, abstiens-toi" fonctionne comme ce fut le cas lors du premier référendum irlandais sur le Traité de Nice en 2001.

Le camp du OUI aura fait bien d'autres erreurs. Avec une campagne référendaire déséquilibrée, tant sur le plan financier que médiatique certains irlandais se sont sentis agressés. En effet, appuyés par les eurocrates bruxellois tout semblait bon pour des élites irlandaises au comble de l'arrogance quitte à terrifier les électeurs en insistant sur les "graves conséquences" que pourrait provoquer un NON irlandais. Il était de surcroît vivement suggéré de voter OUI afin de ne pas passer pour des nuls ou des parias, parce que l'Irlande "serait redevable" d'une Europe dont elle avait tant bénéficié.

La méconnaissance du Traité comme moyen d'explication méprisant n'est pas une raison suffisante pour trouver un raison à son rejet progressif. De plus en plus d'Irlandais se sont rendus compte, pour différentes raisons, à la fois de droite (perte de souveraineté, immigration massive, avortement) ou de gauche (droits sociaux, dumping social, neutralité militaire, mondialisation) qu'ils doivent rejeter ce traité.

Apparaît ainsi nettement une opposition idéologique applicable à toute l'Europe entre les tenants de l'aventure mondialiste (Europe de Bruxelles, ultralibérale) et ceux de la garantie nationale ou alter européenne (Europe de la coopération, Europe des Nations)

Malgré cette mascarade, le référendum aura fait émerger de nombreux thèmes dont celui de l'immigration[2].



[1] http://www.ireland.com/newspaper/breaking/2008/0605/breaking84.htm

[2] Voir note jointe du 05.06.2008 sur l'immigration en Irlande

14.05.2008

Et si les Irlandais disaient NON au Traité de Lisbonne...

Irlande : ouverture de la campagne référendaire

Ludovic de Danne, 14.05.2008

187824290.jpgAlors que les intentions de vote sont floues, du fait de l'incertitude d'un tiers des électeurs irlandais, la Commission référendaire irlandaise[1] a débuté le 13 mai la campagne d'information officielle (tous supports médias confondus) avec un budget de 5 millions d'euros pour ce référendum qui aura lieu le 12 juin prochain.

Cette Commission, qualifiée de "neutre et indépendante", va distribuer plus de deux millions d'exemplaires d'un manuel expliquant les propositions du traité de Lisbonne et de ce qui pourrait modifier l'actuelle Union européenne en cas du succès du OUI. Cette neutralité n'aura malgré tout pas empêché cette officine d'insister dans ce document très simplifié sur un argument majeur du camp du OUI. : La règle d'" Opt In, Opt Out". Un privilège accordé à l'Irlande (comme au Royaume Uni) qui lui permet d'accepter ou non des décisions concernant par exemple "l'Espace de liberté, de sécurité et de justice" qui couvre des questions liées au droit d'asile, à l'immigration, aux contrôles aux frontières et enfin à la sacro sainte politique de neutralité militaire de l'Irlande.

M. O'Neill, un juge de la Haute Cour qui préside cette commission, a tout de même déclaré que le manuel ne couvrait pas tous les aspects du traité, mais ce qu'il considère comme étant les principales dispositions...

Si la commission référendaire se dit "neutre", le gouvernement irlandais s'est quant à lui lancé dans une campagne empreinte de catastrophisme en faveur du traité de Lisbonne. Le nouveau premier ministre, Brian Cowen, appelant ses concitoyens à se prononcer massivement pour le OUI. "Ce serait un pas en arrière qui ruinerait le positionnement stratégique que nous avons mis en place en tant que membre de l'Union européenne depuis 35 ans... Il y aurait de très graves conséquences."[2]

Selon le Sunday Business Post du 11 mai dernier[3], le OUI se situerait à 38 %, le NON à 28% et les indécis à 34 %.


[1] Site de la Commission référendaire : www.lisbontreaty2008.ie

[2]http://euobserver.com/9/26124

[3] www.sbpost.ie/

L'Irlande du Nord fait front contre l'avortement

187824290.jpgL’Irlande du Nord unie contre l’avortement

C’est un fait sans précédent : les chefs des quatre principaux partis politiques d’Irlande du Nord ont écrit ensemble aux députés de Westminster pour dire leur opposition au projet d’étendre la loi sur l’avortement à l’Irlande du Nord.

La loi britannique sur l’avortement, qui date de 1967, ne s’applique pas à l’Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume Uni mais pas de la Grande-Bretagne). A l’occasion du vote de la loi sur la fécondation et l’embryologie, en seconde lecture à la chambre des Communes, qui devait commencer hier, un amendement pourrait y être ajouté, étendant le « bénéfice » de la loi de 1967 à l’Irlande du Nord (où l’avortement n’est autorisé qu’en cas de grave danger pour la vie de la mère).

Jeffrey Donaldson, député unioniste et président du groupe pro-vie au Parlement d’Irlande du Nord, disait que « ce serait utile que les quatre chefs écrivent à tous les députés pour réaffirmer cette position. » Voilà qui est fait. « C’est un message très fort que celui-là, souligne-t-il : quatre chefs politiques venant d’horizons politiques très divers, mais unis sur cette idée que nous ne voulons pas que la loi de 1967, avec toutes ses implications, soit imposée à l’Irlande du Nord. »

(Les deux principaux partis sont le Parti démocratique unioniste et le Sinn Fein. Les deux autres sont le parti unioniste d’Ulster et le parti social démocrate travailliste.)

(Source: http://yvesdaoudal.hautetfort.com/)