08.07.2008

Le Traité de Lisbonne de plus en plus contesté

non-cest-non2.jpgLe chancelier Alfred Gusenbauer et son ministre des infrastructures, Werner Faymann, qui doit le remplacer à la tête du Parti social-démocrate (SPÖ), viennent de se prononcer en faveur d'un référendum chaque fois que les traités concernent les intérêts de l'Autriche.

Le traité de Lisbonne a été ratifié par le Parlement de Vienne, mais 23 % seulement des Autrichiens se déclarent satisfaits de l'Europe.

De son côté, Vaclav Klaus a souhaité que la Cour constitutionnelle ou le Sénat tchèques bloquent la ratification du traité de Lisbonne. Il a également dénoncé les tentatives de la France, qui préside l’UE pour six mois, de poursuivre le processus de ratification par les pays membres, malgré le rejet du traité par les électeurs irlandais.” Vaclav Klaus estime que le Traité de Lisbonne est “fini” qu’il n’est “plus possible de poursuivre sa ratification” après le ‘non’ irlandais.

02.07.2008

Voici le NON polonais

noncnon.jpgLe président polonais refuse de ratifier le Traité de Lisbonne

La présidence française commence bien : le président Lech Kaczynski estime que le non irlandais a rendu le traité sans objet et ne veut pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Il ajoute dans un entretien que

"l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse".

Le président polonais a mis en garde ses homologues européens contre une tentation d'isoler l'Irlande.

"Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution".

Le parlement polonais a approuvé en avril la ratification du traité. Mais, selon la Constitution polonaise, c'est le président qui ratifie en dernier ressort les traités. Aucune disposition ne l'oblige, même si le Parlement le lui a demandé.

12.06.2008

Chers amis irlandais, nous comptons sur votre NON

irlande.jpgLe référendum irlandais sur le traité de Lisbonne a lieu aujourd'hui, 12 Juin 2008.

Les bureaux de vote seront ouverts dans tout le pays de 7h du matin à 22h.
15 heures de vote, la plus longue période jamais autorisée pour un référendum.

Le décompte des voix ne commencera officiellement qu'à 9 heures demain matin, vendredi 13 juin.

*** Le résultat devrait être annoncé en début de soirée vendredi 13 juin ***

Le Sénat se positionne pour la Turquie et contre les Français

turquiechevaldetroie.jpgL'Assemblée nationale avait adopté un amendement qui imposait un référendum pour toute entrée d'un nouveau pays dans l'UE. La Turquie principale visée avait fait part de son mécontentement (De quoi j'me mêle?) :

"Il est inévitable qu'une telle approche discriminatoire soit préjudiciable à nos relations bilatérales (...) et soit dommageable à l'amitié traditionnelle entre nos peuples".

. Le Sénat a fait marche arrière et la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Haute-Chambre  a supprimé l'amendement pourtant adopté par les députés. Elle communique :

"le dispositif proposé par l'Assemblée nationale (...) pourrait paraître dirigé contre un Etat ami et allié de la France, en l'occurrence la Turquie» et était «susceptible de porter un grave préjudice aux relations diplomatiques entre la France et ce pays".

Et les relations des dirigeants de la France avec son peuple, on en fait quoi? Pour faire plaisir à la Turquie, l'Etat français a décidé de changer ses lois et de museler son peuple qu'il sait par avance en désaccord avec ses intentions.

(source : Salon beige) 

06.06.2008

NON au Traité de Lisbonne !

no_referendum.jpgIrlande : Le NON en tête des sondages

Ludovic de Danne, 06.05.2008

 

A moins d'une semaine du référendum sur le Traité de Lisbonne le NON va peut être l'emporter. Depuis l'enquête de la Commission référendaire irlandaise du 28 avril dernier, qui révélait que 80% des Irlandais ne savaient pas ce qui se trouvait dans le traité de Lisbonne, le NON a lentement progressé pour arriver désormais en tête selon un sondage du "Times/TNS mrbi poll" du 5 juin[1].

NON : 35 % (+17)

OUI : 30 % (-5)

Ne Savent Pas : 28 % (-12 points)

N'iront pas voter 7%

L'issue du scrutin peut encore paraître incertaine du fait d'un nombre encore très élevé d'indécis. Il faut espérer que l'adage "Dans le doute, abstiens-toi" fonctionne comme ce fut le cas lors du premier référendum irlandais sur le Traité de Nice en 2001.

Le camp du OUI aura fait bien d'autres erreurs. Avec une campagne référendaire déséquilibrée, tant sur le plan financier que médiatique certains irlandais se sont sentis agressés. En effet, appuyés par les eurocrates bruxellois tout semblait bon pour des élites irlandaises au comble de l'arrogance quitte à terrifier les électeurs en insistant sur les "graves conséquences" que pourrait provoquer un NON irlandais. Il était de surcroît vivement suggéré de voter OUI afin de ne pas passer pour des nuls ou des parias, parce que l'Irlande "serait redevable" d'une Europe dont elle avait tant bénéficié.

La méconnaissance du Traité comme moyen d'explication méprisant n'est pas une raison suffisante pour trouver un raison à son rejet progressif. De plus en plus d'Irlandais se sont rendus compte, pour différentes raisons, à la fois de droite (perte de souveraineté, immigration massive, avortement) ou de gauche (droits sociaux, dumping social, neutralité militaire, mondialisation) qu'ils doivent rejeter ce traité.

Apparaît ainsi nettement une opposition idéologique applicable à toute l'Europe entre les tenants de l'aventure mondialiste (Europe de Bruxelles, ultralibérale) et ceux de la garantie nationale ou alter européenne (Europe de la coopération, Europe des Nations)

Malgré cette mascarade, le référendum aura fait émerger de nombreux thèmes dont celui de l'immigration[2].



[1] http://www.ireland.com/newspaper/breaking/2008/0605/breaking84.htm

[2] Voir note jointe du 05.06.2008 sur l'immigration en Irlande

02.06.2008

Le Traité de Lisbonne remis en cause en Italie ?

1466682333.JPGItalie - Les quatre ministres de la Ligue du Nord ont demandé l'organisation d'un référendum contre le traité de Lisbonne.

 

Depuis les dernières élections italiennes, on assiste à un important virage à droite. Forte de plus de 20% des voix dans le nord de l'Italie, la Ligue du Nord détient quatre ministères du nouveau gouvernement et non des moindres : le ministère de l'Intérieur (essentiel pour mener une nouvelle politique vis-à-vis de l'immigration, de l'islamisation et de l'insécurité), le ministère des Réformes, le ministère de l'Agriculture et le ministère des Simplifications administratives.  Samedi, la Ligue du Nord organisait son grand rassemblement près de Bergame avec près de 100 000 personnes pour commémorer une importante bataille historique, en ce lieu devenu sacré pour la lutte identitaire. Nous suivrons avec intérêt la réaction du reste du gouvernement italien à cette demande des ministres de la Ligue d'organiser un référendum contre le Traité de Lisbonne.

02.11.2007

TRAITE EUROPEEN

Petit rappel :

f3d44a9ac631b3d6b19aab0abe0bdc6b.jpgDepuis pas mal de temps, on ne cesse de parler du traité européen suite à la rencontre des chefs d’états à Lisbonne le 28 octobre dernier. Mais que s’est-il passé ? Qu’elle différence y a-t-il avec la Constitution ? En fait pas grand chose.

Pire encore, il n’y a pas de véritables changements, mais au contraire le traité n’est qu’un texte simplifié de la Constitution. « Toute la substance de la Constitution est maintenue. » déclarait Angela Merkel.

Il réaffirme sous des formules nouvelles la prépondérance de Bruxelles sur les gouvernements. Les lois européennes auront donc plus de poids que les lois nationales, même si celles-ci vont à l’encontre de ces dernières.

Encore une fois Bruxelles sera libre de signer un quelconque traité, même au dépend d’un pays.

Bruxelles dispose encore d’une diplomatie supranationale, libre de prendre des décisions comme elle l’entend.

etc…

Certes on a fait disparaître le drapeau et l’hymne européen du texte pour tenter de rompre avec l’idée d’Europe politique, mais rien n’a été réellement modifié dans la réalité, en témoigne la présence toujours accrue des drapeaux étoilés autour des infrastructures européennes.

De plus Monsieur Sarkosy, craignant peut-être un  nouvel échec, se refuse à porter le traité devant les Français par un référendum, et souhaite le voir approuvé par le pouvoir législatif, où, rappelons-nous, plusieurs représentant du peuple français, notamment nationalistes ont été délibérant écarté en refusant les proportionnelles. Et qui plus est, 61% des Français désirent un référendum sur la question.

Rappelons au passage que France Jeunesse Civitas n’est pas contre une Europe, mais pour une Europe des nations, gérées par elles-mêmes, et non une Europe politique qui ferait abstarctions des différents problèmes nationaux.

France Jeunesse Civitas