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06 août 2013

Embryons - Le commentaire d'un praticien sur la loi récemment validée

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Commentaire d'un praticien sur la loi récemment validée par le conseil constitutionnel autorisant la recherche sur les embryons.

« 1. Techniquement, la France va donc pouvoir s'enfoncer gaiement dans l'impasse de la recherche sur l'embryon à laquelle nombre de chercheurs et de pays ont déjà tourné le dos (Yamanaka, Wilmut, Japon...). On nous refait le coup du Minitel !

2. Ethiquement, en affirmant qu'un embryon sans projet parental n'a pas droit à un minimum de respect, on définit le statut d'un être par le regard que l'autre pose sur lui. A étendre dès demain aux nouveaux-nés et aux vieillards, puis après-demain à tous, dans une perspective purement utilitariste. Bienvenue dans le meilleur des mondes... »

Lu sur le Quotidien du Médecin le 17/07/2013

15 juin 2012

Recherche sur les embryons : proposition de loi déposée par la gauche...

culture-de-cellules-souches.jpgAprès l'euthanasie, voici la recherche sur les embryons. Le sénateur Jacques Mézard a déposé une proposition de loi pour modifier la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires. Extraits des motifs :

"Il n'est pas possible de maintenir un régime qui pose un principe d'interdiction d'une part, et les conditions qui permettre de s'y soustraire, d'autre part. L'image de la France et le travail de nos scientifiques souffrent de cette incohérence.

La loi de 2011 a par ailleurs renforcé les contraintes des scientifiques puisque la nouvelle rédaction de l'article L. 2151-5 du code de la santé publique exclut explicitement la recherche sur les lignées de cellules souches embryonnaires. Elle prévoit également que les chercheurs doivent expressément apporter la preuve qu'il est impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d'une recherche ne recourant pas à des embryons humains, des cellules souches embryonnaires ou des lignées de cellules souches. Les scientifiques doivent donc engager des programmes de recherche longs et coûteux pour explorer toutes les hypothèses alternatives.

Or, la recherche sur les cellules souches embryonnaires est porteuse d'espoir et ne cesse de susciter l'intérêt des chercheurs en raison de leur potentiel thérapeutique considérable. Les résultats obtenus depuis treize ans dans le monde et depuis six ans en France sont très encourageants [ce qui est totalement faux]. Maintenir un régime d'interdiction, même assorti de dérogations, reviendrait à nier ces avancées.

La présente proposition de loi a donc pour objet de réécrire l'article L. 2151-5 du code de la santé publique afin de substituer au régime actuel d'interdiction assorti de dérogations, un régime d'autorisation encadrée de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires."

(via le Salon Beige)