10 juin 2009

Première parlementaire voilée à Bruxelles

Sur 75 députés bruxellois, 24 seront d'origine non-européenne

 

ozdemir2.jpgC'est le 23 juin que les nouveaux élus régionaux bruxellois prêteront serment.
Sur les 75 députés bruxellois, 24 seront d'origine non-européenne.

Extrait du journal "Le Soir" :
Non-Européens. Le parlement bruxellois est, de loin, l'assemblée qui compte le plus d'élus d'origine non européenne. "Ils étaient 18 en 2004, ils sont 24 aujourd'hui sur 75", commente Pierre-Yves Lambert, animateur du site Suffrage universel, où il décrypte la participation politique des minorités.
Comme en 2004, c'est au PS qu'ils sont les plus nombreux : 12 sur 21 (57%) dont neuf d'origine marocaine, deux d'origine turque, un d'origine guinéenne. Viennent ensuite Ecolo (5 sur 16, dont deux d'origine marocaine, un d'origine belgo-lybienne, un d'origine colombienne et un d'origine belgo-rwandaise), le CDH (5 sur 11, dont deux d'origine marocaine, deux d'origine congolaise, un d'origine turque), le MR (un élu d'origine congolaise sur 24 sièges) et le SP.A (un député d'origine marocaine sur 4 élus).
Certains, comme Mahinur Ozdemir (CDH) ou Mohamed Azzouzi (PS), n'étaient pas en ordre utile sur les listes et n'ont été élus que par l'ampleur de leurs voix de préférence, surclassant d'autres candidats mieux placés.
"Certains (...) ont mené une campagne ouvertement ethnique ou religieuse, refusant par exemple de distribuer leurs tracts aux ozdemir.jpgélecteurs d'apparence européenne", commente Marco Martiniello, sociologue des migrations à l'ULg. (...)
Marco Martiniello n'hésite pas à pointer "l'ambiguité des formations traditionnelles, qui dénoncent officiellement le vote ethnique, mais se servent de candidats qui jouent la carte de l'ethnicisation larvée."

De fait, on notera donc parmi les nouveaux élus Mahinur Ozdemir, jeune femme voilée qui avait fait campagne avec un tract unilingue en turc. Bel exemple d'intégration !
Elle sera la première parlementaire voilée de l'histoire de Belgique, qui plus est élue sur la liste CDH, ex-parti social-chrétien.

08 juillet 2008

Communautarisme musulman au sein du MRAP

francemusulmane.jpgInterviewé sur la chaîne de télévision France 2 le 19/06 à 20 heures à propos des revendications communautaristes concernant la séparation des sexes dans les lieux publics (gymnases, piscines), Mouloud Aounit, président du MRAP, a affirmé qu’il n’était pas choqué par le fait que l’utilisation des lieux publics soit soumise à un planning permettant de séparer les hommes des femmes.

Voilà qui a provoqué une nouvelle crise interne au sein du MRAP (voir ce que nous avions déjà écrit à ce sujet) dont une partie des responsables  ont publié un communiqué condamnant la déclaration de leur président « qui se fait ainsi le relais d’une revendication de secteurs religieux obscurantistes » et exigeant sa démission.

Les signataires de ce communiqué dénoncent « l’engrenage infernal de l’éclatement de la société en groupes et sous-groupes communautaristes » et considèrent que Mouloud Aounit assure un « rôle d’amuseur médiatique ».

07 juin 2008

Deux communautarismes qui s'affrontent

foule-multiculturelle.jpgLe 3 juin dernier, à Caen, après la Gay Pride locale, les organisateurs avaient prévu une "soirée privée pour remercier les associations" ayant participé à cette manifestation homosexuelle. Des enfants âgés de 8 à 12 ans, issus de l'immigration, se sont mêlés à la soirée. On pourrait déjà se demander quelle était l'intention des organisateurs d'une telle "soirée privée" en laissant des mineurs d'âge se mêler à eux. Toujours est-il que ces jeunes enfants, après avoir posé des questions sur les orientations sexuelles des participants à cette soirée, se seraient mis à insulter les gays lurons. Avec, en finale, une bagarre générale. Les enfants auraient balancé des projectiles divers. Une lesbienne de 35 ans "a été touchée par une grosse pierre. Elle a évité une bouteille de justesse", se plaint l'un des organisateurs de cette soirée.

Drôle de "soirée privée" où des homosexuels laissent entrer "des enfants âgés de 8 à 12 ans". Et drôle d'enfants qui cherchent à entrer dans le lieu d'une telle "soirée privée" avec des pierres plein les poches...

05 avril 2008

Zizanie au sein du MRAP

1830832716.jpgLe dernier congrès du MRAP largement boycotté, la direction contestée pour ses orientations "communautaristes", le fonctionnement dénoncé comme antidémocratique, des démissions en chaîne, des effectifs en chute libre… Rien ne va plus chez les antiracistes.

Exemple parmi d'autres, Horiya Mekrelouf, responsable du comité des Bouches-du-Rhône, a boycotté le dernier congrès du Mrap et déclare souhaiter "la démission de Mouloud". Avec seulement 131 délégués présents[1] sur 286, Mouloud Aounit, président du Mrap depuis vingt ans, a une fois de plus été réélu avec un score stalinien ce 28 janvier 2008. Pourtant, jamais il n'aura été autant affaibli. Et même si la direction nationale reste seule sollicitée par les médias nationaux, la grogne devient de plus en plus difficile à étouffer. La désaffection est partout, dans les instances dirigeantes comme parmi les adhérents dont le nombre chute de façon vertigineuse. En 2007, 500 personnes quittent le mouvement. Ils sont alors 2351, moitié moins qu'il y a huit ans. Même les plus anciens militants se détournent du mouvement, comme le chanteur Jean Ferrat qui dénonçait dans une lettre au président "une position extrêmement grave pour l'avenir de notre démocratie laïque". Et nombreux sont les adhérents qui dénoncent une direction qui "encourage la mise en concurrence des mémoires et les replis communautaristes, enferme dans l'identité religieuse les citoyens d'origine arabe ou maghrébine, taxe toute critique et interrogation sur les pratiques et régimes totalitaires liées à l'islam politique comme islamophobes, refuse d'étudier les nouvelles manifestations de l'antisémitisme venant d'autres mouvements que de droite ou d'extrême droite".

Communautariste et anti-démocrate, le camarade Mouloud ?

Autre sujet de critique, le mélange des genres. Mouloud Aounit, président du MRAP, est en effet conseiller régional Ile-de-France, il est entré dans le comité de campagne de Marie-George Buffet lors de la présidentielle et, bien que largement battu lors d'une investiture dans le 93, il se porte encore candidat aux législatives, cette fois contre le PC, qui n'incarne plus pour lui "la diversité" (il obtiendra 3% des voix).

Et puis le MRAP ne respecterait pas la démocratie. Danièle Poupardin, secrétaire du comité d'Ivry-sur-Seine, parle de "congrès mascarade", de "votes opérés en catimini lorsque les provinciaux partent", de censures dans les journaux internes, de "réécriture par une commission des motions proposées", au point que les comités refusent de voter leur propre motion qu'ils ne reconnaissent plus.

Et les déclarations du président du MRAP font régulièrement des vagues  : sur le site oumma.com où il dispose désormais d'une tribune, sur France 2 où il propose que des repas halal soient servis dans les écoles. La même année, après plus de neuf ans de participation à la direction nationale du Mrap, Isabelle Sirot démissionne du Bureau national  : "Je ne resterai pas dans une association qui ne défend plus les valeurs universelles de l'antiracisme et qui favorise par ses prises de positions le communautarisme, pilier du racisme", proclame-t-elle. Depuis, le Mrap s'enfonce dans un soutien aveugle à la "religion des opprimés" (entendez l'islam), au point que certains s'amusent à parler du "Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié du Prophète".

Lorsque le Mrap porte plainte avec l'UOIF contre France-Soir dans l'affaire des caricatures, en février 2006, c'est un nouveau malaise qui s'installe dans le mouvement. "J'étais dans le train lorsque j'ai appris que le CA auquel je venais de participer avait voté la plainte. C'est ainsi qu'étaient prises les décisions en CA. On attend la fin de l'ordre du jour et on fait voter lorsque beaucoup de provinciaux sont déjà partis", raconte Nadia Kurys. Douze élus de la direction nationale opposés à ces poursuites lancent alors un texte : "Pas en notre nom !"

"Ce qui me gêne le plus, explique Danièle Poupardin, c'est ce soutien inconditionnel à l'islam sous couvert d' 'islamophobie', une expression d'ailleurs âprement discutée et qui a fait l'objet d'un vote. En revanche, le Mrap lâche complètement les musulmans en lutte contre les islamistes." Et Gérard Kerforn déclare que "l'islamophobie n'est pas notre problème. Mouloud Aounit confond sans cesse racisme antimusulman et critique de l'islam. Il l'a prouvé encore dans l'émission de Bern dans laquelle il était d'ailleurs rangé du côté des religieux".

Enfin, comme pour la Ligue des Droits de l'Homme, les liens qu'entretient le Mrap avec certains mouvements, notamment de la mouvance de l'islamiste Tariq Ramadan, suscitent également polémique.

[1] 165 votants procurations comprises.

16 février 2008

Aujourd'hui le Kosovo, demain Villiers-le-Bel ?

dd060b9a272191b9e2ee1d6e958a08ef.jpgLes observateurs géopolitiques attendent d'une minute à l'autre la proclamation d'indépendance du Kosovo. Avec le regard bienveillant des Etats-Unis qui ont joué un rôle particulièrement néfaste dans cette région. Avec le regard tout aussi bienveillant de l'union européenne dont les dirigeants se révèlent toujours plus masochistes.
En effet, applaudir à cette proclamation d'indépendance et reconnaître la souveraineté du Kosovo équivaut à accepter de voir surgir sous peu quantité d'enclaves indépendantes musulmanes sur sol européen. Comment nos dirigeants européens pourraient-ils justifier de refuser ici ce qu'ils approuvent là-bas ?
Le principe est simple : les musulmans sont devenus majoritaires sur la terre serbe du Kosovo, ils exigent donc leur indépendance.
La logique est toute aussi simple : accepter cette revendication des musulmans kosovars, c'est se préparer à accepter de voir dans un proche avenir émerger des revendications similaires en France, en Belgique, en Angleterre, en Allemagne,...
Car les prévisions démographiques sont à ce sujet indiscutables : lentement mais sûrement, les musulmans deviennent majoritaires dans quantité de villes européennes.
Si l'union européenne avalise cette démonstration de communautarisme au Kosovo, elle enverra un message d'encouragement à l'islamisation de l'Europe.
 
Alain Escada, président de France Jeunesse Civitas