26 novembre 2009

Radio Courtoisie recevra Alain Escada ce dimanche

398181554.jpgCe dimanche 29 novembre à midi, le Dr Dickès recevra Alain Escada, président de France Jeunesse Civitas et secrétaire général de l'Institut Civitas, au cours de l'émission qu'il anime sur Radio Courtoisie.


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08 août 2009

Travail dominical : c'est maintenant que commence le véritable combat

alain escada.jpgLe Conseil constitutionnel, saisi par les parlementaires de l'opposition, vient de valider l'essentiel de la loi Mallié à propos du travail dominical. Après le vote de l'Assemblée nationale et celui du Sénat, voici le troisième chant du coq pour une France qui renie Dieu et repousse son rôle de fille aînée de l'Eglise.
Mais ne nous trompons pas. Point de défaitisme. C'est maintenant que les Français peuvent agir. C'est maintenant que les catholiques doivent s'organiser et faire entendre leur voix. C'est maintenant que les commerçants de proximité doivent structurer leur défense. C'est maintenant que nous tous, devons nous adresser aux élus municipaux et concentrer notre pression sur les mairies. Car si la loi Mallié est certes votée, c'est maintenant de la décision des maires que dépendra une grande part de l'application de cette loi néfaste, antichrétienne, antifamiliale et antisociale.
En effet, la loi Mallié crée :
- les PUCE, "Périmètres d'Usage de Consommation Exceptionnel", limités aux zones urbaines de plus d'un million d'habitants, comme Paris, Aix-Marseille et Lille;
- les "Zones Touristiques d'Affluence Exceptionnelle ou d'Animation Culturelle Permanente", qui concernent officiellement 497 communes et 29 zones touristiques et qui, dans la réalité, peuvent inquiéter environ 5.000 communes.
Et l'essentiel est ici : le classement d'une zone touristique sera opéré par arrêté du préfet sur proposition du maire.
L'Institut Civitas ne cesse de répéter que si restauration de la France il doit y avoir, ce sera à partir de l'échelon local. Nous entendons bien le démontrer par cet exemple concret et user de toutes les techniques de lobbying pour dissuader un maximum de maires de satisfaire les seuls intérêts d'un libéralisme mercantile contre le bien commun.
Dès la rentrée, organisons-nous ! Associations de catholiques, associations familiales, associations de commerçants, associations de consommateurs, associations culturelles, associations sportives, que sais-je encore, vous avez là un rôle extrêmement important à jouer. Le pouvoir des groupes de pression est une réalité. J'en veux pour preuve que si Lyon, deuxième agglomération de France, est exclue de la loi Mallié, c'est en grande partie grâce au travail de lobbying d'associations catholiques militantes, comme le soulignait le journal "Le Progrès" du 20 mai 2009.
Et, au-delà des associations, c'est chaque Français conscient de l'importance de l'enjeu qui peut participer à ce vaste mouvement de pression que l'Institut Civitas veut propager à travers toute la France. C'est chaque famille française qui se voit investie d'un pouvoir bien réel et qui doit mesurer la nécessité de l'utiliser.
Au vu de cette actualité, l'Institut Civitas consacrera une bonne partie de la session qu'il organise les 12 et 13 septembre prochains (http://www.civitas-institut.com/content/view/544/1/) à expliquer aux participants la méthodologie à suivre pour obtenir la plus grande influence sur les élus municipaux. Le thème de cette session, "Catholiques, voyez, il y a tant à faire", se révèle d'autant plus justifié.
Je l'ai déjà dit : l'Institut Civitas a fait imprimer des milliers d'affiches (http://www.civitas-institut.com/content/view/550/1/) et de tracts contre le travail dominical. Avec vous, avec votre aide, avec votre participation, nous pouvons donner à cette campagne catholique et sociale une dimension véritablement nationale. Si Dieu veut, et si chacun saisit la nécessité de s'engager, le pays réel peut faire barrage à cette loi inique voulue par quelques tenants du matérialisme destructeur.
Alain ESCADA,
secrétaire général

Institut Civitas
17 rue des Chasseurs
95100 Argenteuil

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28 juillet 2009

Avec Civitas contre le travail dominical

Civitas3

Travail dominical

La riposte des anti s’organise

Après le vote par le Parlement de la proposition de loi sur le travail dominical en milieu de semaine dernière (Présent du 25 juillet), les opposants à la loi Mallié organisent leur riposte. Lundi, les députés et sénateurs PS, PCF, PRG, MRC et Verts ont ainsi déposé un recours devant le Conseil constitutionnel pour qu’il censure cette proposition de loi, tandis que l’Institut Civitas et les « Amis du Dimanche » multiplient de leur côté les initiatives contre ce qu’Alain Escada, secrétaire général de l’Institut Civitas, qualifie très justement de « loi néfaste, anti-chrétienne, anti-familiale et anti-sociale ».

Dans un communiqué qu’ils devaient publier lundi, les élus PS, PCF, PRG, MRC et Verts à l’origine du recours devant le Conseil constitutionnel devaient préciser que leur principal grief contre la proposition de loi visait « les inégalités de traitement que va générer ce texte entre les salariés et entre les territoires ». En effet, écrivaient-ils au Conseil constitutionnel, la loi est « viciée d’un quadruple point de vue au moins : la violation des 10e et 11e alinéas du préambule de la Constitution de 1946 qui garantissent le droit au repos du travailleur et le droit de mener une vie familiale normale », « la méconnaissance du principe de clarté et de l’objectif de valeur constitutionnelle d’intelligibilité et d’accessibilité de la loi », « la violation du principe d’égalité » et, enfin, « la libre administration des collectivités territoriales ».

L’opposition pointe notamment l’inégalité entre salariés travaillant le dimanche, selon la zone géographique où travaille leur employeur, grande zone commerciale ou zone et communes touristiques. Selon elle, « le fait qu’à Paris (…) ce soit le préfet qui décide seul, sans proposition du conseil municipal ou sans proposition de son maire, voire sans que ni l’un ni l’autre ne soient consultés, contrairement à toutes les autres communes de France, crée une dérogation au principe d’égalité qui n’est justifiée par aucun critère objectif en rapport avec l’objet de la loi et par conséquent est contraire au principe d’égalité devant la loi ».

« De tous ces chefs », notaient encore les élus de l’opposition, « la censure est certaine ». Pour eux, en effet, « l’invalidation de la loi est d’autant plus nécessaire que ses promoteurs, conscients de l’impossibilité de remettre en cause de façon directe le principe du droit au repos dominical, ont dès lors tenté de contourner cet obstacle au prix d’un texte d’une imprécision et d’une complexité constituant au final une malfaçon législative majeure qui ne peut devenir droit positif ».

En attendant la réponse du Conseil contitutionnel, les opposants au travail dominical pourront apporter leur soutien aux différentes initiatives lancées par les associations engagées contre la loi Mallié. Ils pourront notamment signer la pétition de www.travail-dimanche.com, signalée dans Présent de samedi par Jeanne Smits, et participer à la grande campagne d’affichage et de distribution de tracts organisée par l’Institut Civitas (www.civitas-institut.com).

FRANCK DELETRAZ

24 juillet 2009

Travail dominical : pour écouter l'interview d'Alain Escada sur Radio Courtoisie

ae20jan.jpgCivitas est à la pointe de la mobilisation contre le travail dominical. Alain Escada, secrétaire général de l'Institut Civitas et président de France Jeunesse Civitas, s'est exprimé à ce sujet sur Radio Courtoisie. Pour écouter l'émission :

http://www.civitas-institut.com/content/view/548/1/


 

20 juillet 2009

Civitas à Radio Courtoisie ce mercredi 22 juillet

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Alain Escada, secrétaire général de l'Institut Civitas et président de France Jeunesse Civitas, sera l'un des invités de l'émission de Martial Bild ce mercredi 22 juillet, aux environs de 19h30.

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04 juin 2009

Civitas à Reims

civitas2.jpg

6 juin - 18h00 - Reims
Présentation de l'Institut Civitas,
conférence d'Alain Escada, Secrétaire Général de Civitas,

président de France Jeunesse Civitas

"Agir au service d'une France catholique"
(8-10 rue Edmé Moreau, 51100 Reims)

05 mai 2009

De la gouvernance mondiale et de la géopolitique du catholicisme

PierreHillard.jpg
Le 28 avril, Civitas devait recevoir le géopoliticien bien connu Aymeric Chauprade. Malheureusement, celui-ci fut retenu par des circonstances familiales de dernière minute.
In extremis, c'est donc notre ami Pierre Hillard, professeur à l'ESCE et auteur de différents livres indispensables à la compréhension de l'évolution des institutions mondiales, qui vint faire office de conférencier devant un public très nombreux (nos excuses aux personnes auxquelles il fallut refuser l'entrée pour des questions de sécurité, tous les sièges étant dès 20h occupés et le fond de la salle étant rapidement rempli de gens debout).
PierreHillardpublic.jpg
Brillant comme à son habitude, Pierre Hillard captiva l'auditoire en décrivant la gouvernance mondiale qui se mettait en place et en faisant la lumière sur les ramifications complexes qui permettent à un petit groupe de détenir le pouvoir et d'influencer l'opinion. Et si un Nouvel Ordre Mondial cherche à s'imposer, il englobe aussi l'aspect spirituel, ce que notre conférencier ne manqua pas de souligner, citations à l'appui.
Les applaudissements nourris qui suivirent cette conférence démontrèrent que si le conférencier n'était pas celui initialement prévu, il avait néanmoins recueilli toute l'attention et tout l'intérêt du public.
Ensuite, Alain Escada, secrétaire-général de l'Institut Civitas et président de France Jeunesse Civitas, résuma brièvement les axes de la géopolitique du catholicisme à travers le monde (thème de conférence qu'Aymeric Chauprade nous fera ultérieurement) et lança un appel à tous ceux présents dans cette salle à s'engager avec enthousiasme pour que le Christ règne sur notre société.

28 mars 2009

Civitas dans PRESENT aujourd'hui

L’institut Civitas annonce un projet de grande envergure

Un entretien avec Alain Escada, son nouveau secrétaire général

alain escada.jpgAlain Escada, secrétaire général de l’Institut Civitas, a de grands projets pour cet organe de réflexion et de formation catholique. Attablés autour d’une bière belge sur la Grand-Place de Bruxelles – il est aussi le responsable de « Belgique et chrétienté » – nous lui avons demandé de parler d’une initiative qui déploiera ses ailes en France au mois de mai. Elle est à inscrire dans la volonté de refondation d’une droite nationale en déshérence qui a déjà donné lieu à plusieurs projets et regroupements ; celui d’Alain Escada présente l’originalité de ne pas vouloir remplir un espace qui s’est ouvert dans le champ électoral, mais d’être au service des personnes qui, dans cet espace, veulent défendre des valeurs communes.

— Quel est donc l’objectif de votre projet ?

— Tout d’abord, remarquons qu’il n’y a rien à attendre de la politique si celle-ci n’est pas soumise à Dieu. Les chefs politiques qui s’imaginent sauver la France par leurs seuls talents naturels n’offrent qu’une illusion d’alternative et leur ego ne peut longtemps cacher leurs faiblesses humaines. Dans ce contexte, la raison d’être de l’Institut Civitas n’a jamais été aussi pertinente : former les catholiques à la doctrine sociale de l’Eglise et les aider à appliquer cette doctrine sociale de l’Eglise dans la Cité. Pour relever la France, ce n’est pas d’idéologies politiques éphémères qu’il est besoin, mais d’une doctrine pérenne qui fasse régner le bien commun en même temps que le Christ-Roi.

Ensuite, constatons, en France, au cours de ces dernières années, qu’une stratégie électorale axée sur les « grandes » élections – présidentielle, législatives – est vouée à l’échec, en tout cas dans l’immédiat. L’erreur consiste à croire qu’il faut réformer l’Etat par le haut ; mais pas plus qu’on ne reconstruit une maison en commençant par la toiture, on ne peut envisager de restaurer un pays sans disposer de l’assise locale nécessaire. Nous lançons un appel à la reconquête du pouvoir local. C’est à l‘échelon local qu’il nous faut commencer à œuvrer. En nous organisant de façon à influencer la vie culturelle, associative et politique des municipalités. Voilà un objectif qui, sans être démesuré, offre de nombreuses perspectives intéressantes, notamment dans les petites communes.

Veut-on préserver les églises et le patrimoine, freiner la construction de mosquées surmontées de minarets, faciliter la vie de bonnes écoles, empêcher la tenue de mauvaises expositions ou de mauvais spectacles, se préserver de la vue de panneaux publicitaires immoraux, doter la police municipale de moyens destinés à assurer l’ordre public, favoriser le développement du commerce, de l’artisanat et des petites entreprises, organiser une vie culturelle axée vers le beau et élevant l‘âme… veut-on tout cela ? C’est alors dans la vie locale qu’il faut nous investir. C’est en y reconstruisant un tissu naturel favorisant le bien commun que nous rétablirons les bases nécessaires à la restauration d’une France catholique.

Civitas, après huit ans de fonctionnement par « cellules » de formation, a compris que cela ne peut suffire. Nous avons décidé une rupture totale avec l’intellectualisme stérile. Se former sans agir ne mène à rien. Ni l’inverse, d’ailleurs. Et c’est à l’échelon local que nous pouvons agir avec le plus d’efficacité. Nous allons notamment proposer une aide sur le terrain aux candidats aux prochaines élections municipales. Ce sera une action en réseau, menée par des personnes solidement formées. Nous visons plus précisément les élus et les candidats des petites municipalités, là où un élu peut encore avoir une authentique influence.

— Sera-ce donc une politique de lobbying, dont vous avez d’ailleurs vous-même l’expérience depuis plusieurs années dans « Belgique et chrétienté », « lobby » agréé par le Parlement européen ?

— Oui, en quelque sorte. Nous voulons faire connaître la doctrine sociale de l’Eglise, expliquer son application aux problèmes politiques et économiques contemporains, donner aux candidats des argumentaires mais aussi de la méthode, leur faire comprendre qu’ils ne sont pas seuls. Nous constatons qu’il n’y a aujourd’hui aucune coordination entre ces hommes de bonne volonté, beaucoup sont désemparés, se sentent isolés là où ils sont, voire inutiles, ou manquent de la formation nécessaire pour soutenir leur action. Nous avons la ferme intention de mettre fin à cette situation désordonnée et d’offrir notre assistance aux acteurs municipaux. A ce lobbying pourront s’ajouter, au cas par cas, des candidatures issues de nos rangs. Mais notre objectif demeure la mise en place d’une structure sur tout le territoire qui permette véritablement de mener une action de terrain.

— Cela suppose un réseau important. En avez-vous les moyens ?

— Civitas ne se lance pas dans ce combat sans disposer des quelques atouts que nous avons estimés indispensables. Il est hors de question pour moi d’annoncer un projet d’une telle envergure alors qu’il n’y aurait aucune chance de le mener à bien. Combien de personnes dévouées passent en ce moment par un sentiment de démotivation au regard de l’ambiance politique fratricide au sein de la droite nationale. Nous ne pouvons nous permettre d’ajouter une raison de déception supplémentaire. Nous avons déjà consulté une centaine d’élus municipaux, et nous avons pu constater que nous répondons réellement à une demande de leur part. De notre côté, nous disposons déjà d’un grand nombre de personnes qui sont prêtes à s’engager, à donner de leur temps, à travailler pour ce grand objectif. Nous avons des professionnels de haut niveau, des personnes ayant une solide formation sur le plan de la doctrine sociale de l’Eglise, beaucoup de compétences qui sont prêtes à se déployer. Mais aussi beaucoup de bonnes volontés, d’humbles catholiques français soucieux d’œuvrer, dans la mesure de leurs moyens, au bien commun. Notre action sera massive en mai – en nous appuyant sur un travail qui fait depuis des mois l’objet de préparatifs bien réfléchis.

Cependant, Civitas est connu comme étant proche de la Fraternité Saint-Pie X. Cela ne constituera-t-il pas un handicap ?

— Je ne le pense pas. Je précise qu’il ne s’agit d’ailleurs pas d’une initiative de la Fraternité Saint-Pie X. Même si Civitas ne fait pas mystère de recourir à la Fraternité Saint-Pie X pour les questions d’aumôneries. Et même si nous espérons pouvoir compter sur un regard bienveillant de la Fraternité Saint-Pie X vis-à-vis de ce projet. Dans cette action, nous ne visons nullement à mettre en avant la Fraternité Saint-Pie X, mais l’action individuelle, de personne à personne, auprès d’élus locaux. Notre expérience montre que des élus qui ne sont pas « traditionalistes » sont heureux de trouver auprès de nous quelqu’un pour les épauler sur le plan de l’action municipale.

— Votre action s’organise sur un plan individuel : pourquoi donc vouloir lui donner une « visibilité » médiatique qui n’est pas le propre du lobbying ?

— Nous nous trouvons devant la nécessité de recruter des collaborateurs. Il existe quelque 36 000 communes en France et nous souhaitons que notre action ait le plus grand impact possible. Nous avons besoin de plus de personnes qui soient prêtes à s’engager par rapport à une doctrine à laquelle on ne déroge pas, quitte à prendre le risque de l’hostilité. Mais comme je vous l’ai dit, du côté de ceux qui agissent sur le plan local ou qui veulent s’y lancer, il y a une réelle demande.

— Qui dit action politique suggère aussi l’idée de concessions. Qu’en pensez-vous ?

C’est justement par fidélité aux principes et à la doctrine catholiques que nous préconisons cette stratégie de reconquête locale. C’est dans la confiance aveugle à un parti politique ou à un chef charismatique que se situe le risque de concession. Mais il faut aussi se méfier de ceux qui se servent de prétextes pour ne rien faire. On ne répare pas le moteur d’une voiture sans accepter de plonger les mains dans le cambouis.

— Vous qui êtes belge, pourquoi avez-vous été chargé de l’action en France ?

— Si j’ai été sollicité, c’est en partie en raison de mon expérience du lobbying que vous avez signalée. Il fallait quelqu’un d’une nouvelle génération, qui soit disponible et qui ne soit pas un novice dans le domaine. En ces temps difficiles, les volontaires ne se bousculaient pas. Je ne suis probablement pas le personnage idéal, mais je prie Dieu de combler mes lacunes jusqu’à ce qu’Il trouve quelqu’un de plus compétent pour prendre ma place. Par ailleurs, si j’ai accepté, c’est parce que je crois profondément en ce combat et au rôle particulier de la France dans ce combat. J’ajoute que cette stratégie de reconquête du pouvoir local offre des perspectives en France parce qu’il y subsiste des milliers de petites municipalités et que celles-ci peuvent être gérées par des élus relativement indépendants des grands partis politiques. En Belgique, la fusion des communes a rendu cette stratégie quasi impossible.

— Ne craignez-vous pas que la réforme Balladur mette fin à cette originalité française en faisant disparaître le maillage de petites communes qui permet, précisément, cette action beaucoup plus personnelle ?

Pour l’heure rien n’est changé, nous agissons selon la situation qui existe actuellement.

— Quels moyens avez-vous ?

— Je tiens à conserver une part d’effet de surprise. Mais, comme je vous l’ai dit, nous travaillons depuis des mois à ce projet. Ce qui implique un minimum de moyens financiers, un réseau de spécialistes en différents domaines, un réservoir de militants, beaucoup de bonne volonté, énormément d’imagination et… une confiance infinie en la Providence.

— Ne craignez-vous pas d’apparaître comme le énième groupuscule qui tente de s’implanter sur une forme de décombres, comme un concurrent de plus alors que les initiatives sont déjà multiples ?

— A vrai dire non, car notre premier objectif est de jouer un rôle auxiliaire auprès de personnes qui individuellement adhèrent aux principes que nous défendons, quelle que soit leur étiquette ou leur absence d’étiquette politique. Néanmoins cette situation nous oblige à entrer en scène de manière imposante avec une vraie perspective de réussite. C’est bien pour cela que nous donnons cette visibilité à notre travail, notre espoir étant que ceux que nous touchons – vos lecteurs, notamment – entendent notre appel à l’action et décident de travailler avec nous.

Face aux avancées de la culture de mort – je pense au « mariage » homosexuel par exemple – les maires et les municipalités vont se trouver en première ligne. Est-ce l’une des raisons de votre stratégie ?

Certainement. Comment ne pas constater l’urgence ? Et l’intensité de la gigantesque campagne d’hostilité à l’égard du catholicisme est très révélatrice. Depuis des semaines, pas un jour ne passe sans un déferlement de propos cathophobes. Les valeurs morales les plus élémentaires sont remises en cause. Hommes politiques, journalistes, vedettes du show-biz, tous sont mobilisés pour se joindre à ce long hurlement monocorde. Jamais l’offensive contre la doctrine catholique n’avait connu une telle ampleur. C’est un véritable rouleau-compresseur qui est mis en place. Dans un tel climat, deux voies s’offrent aux catholiques. Soit, comme l’espèrent ceux qui orchestrent cette campagne, nous adoptons une position de plus en plus discrète dans la société, nous nous auto-censurons, nous cédons sur toutes les questions doctrinales, nous nous effaçons et, au final, nous renions Notre-Seigneur pour plaire au Monde. Soit, au contraire, nous faisons face à l’épreuve qui se présente à nous, nous assumons la doctrine catholique dans son intégralité, nous la brandissons comme la solution aux maux de notre société et nous tentons de servir du mieux que nous pouvons ce Christ qui, pour nous, est mort sur la Croix.

De plus en plus, les élus vont se trouver confrontés à des choix moraux importants, et ils vont avoir besoin d’appuis. Il faut aussi qu’ils puissent tirer profit des enseignements de ce qui se fait ailleurs. L’exemple de l’Espagne est là pour montrer que la résistance des élus locaux, des juges, pourra être déterminante. Cela est vrai pour le mariage et l’adoption homosexuels. Il s’agit aussi de trouver les bonnes réponses face à l’emprise musulmane. De faire connaître les stratégies qui réussissent. Assez de défaitisme. Assez de conformisme. Il nous faut de l’enthousiasme, du courage, de l’audace, de l’imagination, de la volonté. Il nous faut aussi une vie intérieure, une vie spirituelle qui nous permette de supporter les difficultés, d’agir avec patience, confiance, persévérance et discernement.

— Constatez-vous, dans les responsabilités que vous exercez, une démobilisation politique des jeunes, plus attirés par le religieux que par l’action sur le terrain ?

Je rencontre régulièrement une belle jeunesse désireuse de s’engager. Une jeunesse qui, tirant des leçons des récents naufrages politiques, comprend que foi et politique se mêlent lorsqu’il y a authentique recherche du bien commun. Je n’ai aucun doute à ce sujet : la France compte de nombreux jeunes gens, filles et garçons, capables d’une grande générosité d’âme. Et le monde moderne n’a pas fini de s’en étonner…

Propos recueillis par Jeanne Smits et Olivier Figueras

• Secrétariat Civitas, 20, place de la Chapelle, 75018 Paris. Tél. : 01 34 11 16 94. www.civitasinstitut.com[

Article extrait du n° 6810
du Samedi 28 mars 2009


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25 mars 2009

Les références de "La Vie"

dessin_pressenepasavaler.gifLe magazine ex-catholique La Vie, dans son numéro du 12 au 18 mars, consacrait un dossier aux "intégristes catholiques". Et s'en prenait notamment à France Jeunesse Civitas.
Pour ce faire, La Vie puisait notamment ses sources auprès de Résistances.be, une organisation belge d'extrême gauche dont le principal responsable est un militant trotskiste qui fit l'objet d'une enquête policière en juin 2008 pour ses liens avec Bertrand Sassoye (condamné à perpétuité en 1988 pour activités terroristes au sein des Cellules Communistes Combattantes, libéré sous conditionnelle en 2000, réinculpé pour participation à une organisation terroriste en 2008) et d'autres inculpés du Secours Rouge, soupçonnés de participation à la préparation d'activités terroristes au sein du Parti Communiste Politico-Militaire, organisation italienne héritière du mouvement terroriste des Brigades Rouges.
Sur le site de Résistances.be, des liens directs sont proposés vers des sites internet de redskins (skinheads d'extrême gauche) ainsi que vers la LCR.
Notons encore qu'un des membres du comité de soutien de Résistances.be n'est autre que Maître Jean-Marie Dermagne, avocat en Belgique de Dieudonné (l'humoriste bien connu pour ses frasques avec le révisionniste Robert Faurisson) et auteur d'articles repris sur différents sites communistes belges et français.
Voilà l'origine des références de La Vie. Tout commentaire supplémentaire devient superflu...

09 juin 2008

Alain Escada sera l'invité de Radio-Courtoisie ce dimanche 15 juin

MICRO.jpgAlain Escada sera l'invité de Jean-Pierre Dickès pour Radio-Courtoisie ce dimanche 15 juin. Il répondra notamment aux questions concernant l'islamisation de l'Europe.
Passage en direct de 12h à 13h30.
Rediffusion le même jour de 16h à 17h30 et de minuit à 1h30 du matin.

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