29 octobre 2014

Le prétendu art contemporain : le démasquer, s’y opposer

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Samedi, l’hôtel de la Monnaie de Paris, monument historique construit sous Louis XV pour abriter une institution fondée en l’an 864 et devenue un établissement public industriel et commercial (EPIC), a inauguré en ses murs une exposition d’art contemporain dans le cadre de la Fiac (Foire internationale d’Art contemporain). Pas n’importe quel art contemporain. Il s’agit pour l’hôtel de la Monnaie de Paris d’accueillir Paul McCarthy et ses “sculptures” sordides et obscènes inspirées de “jouets sexuels”.
 
Auparavant, Paul McCarthy s’était illustré en érigeant son “sex toy” gonflable place Vendôme, présenté comme un « sapin de Noël » géant  alternatif. Fort heureusement, un acte de résistance à ce mauvais goût avait dégonflé l’infâmie. Tandis qu’un communiqué de Civitas rendait hommage à la ou les personne/s ayant mis fin à cette mascarade, François Hollande, président de la République, affirmait “être du côté de l’artiste souillé dans son œuvre”. En terme de souillure, il suffit pourtant de consulter l’article assez complet qu’Olivier Berruyer du site les crises.fr a consacré à Paul McCarthy pour comprendre que la souillure est le fonds de commerce de ce soi-disant artiste. Si François Hollande se souciait véritablement de l’Etat qu’il prétend gouverner, c’est l’honneur souillé de la France qu’il devrait défendre. Autrefois la France était un phare dans le domaine des Arts et des Lettres. Désormais, elle n’est plus que le terrain d’exposition des turpitudes de quelques esprits dépravés portés au pinacle.
 
Les médias nous ont aussi appris que si Paul McCarthy n’a rien vendu pendant trente ans, il a aujourd’hui parmi ses acheteurs le richissime homme d’affaires François Pinault. Avec l’aval de la fausse gauche et de la fausse droite, l’une comme l’autre esclaves du veau d’or et se vautrant dans la décadence, Paul McCarthy peut donc tranquillement exposer ces “plugs anaux” (dixit Le Monde) et autre “Père Noël un peu queer” (toujours selon le quotidien de Pierre Bergé) dans l’enceinte d’un monument historique.
 
Nul doute que s’il prenait à quelqu’un l’idée saugrenue d’organiser une telle exposition dans un lieu historique de la Pologne, de la Hongrie ou de la Russie, il ne faudrait que quelques heures pour que quelques centaines, voire quelques milliers, de gens décidés, viennent empêcher un tel naufrage de l’intelligence. Malheureusement, les quarante dernières années ont émasculé la volonté des hommes de France pour qui la vertu de force ne signifie plus rien si ce n’est l’incompréhension.
 
Pour enrayer ce déclin, il ne suffit pas de protester mais il importe plus que jamais de former les intelligences au discernement. C’est pourquoi Civitas vient d’éditer un numéro de sa revue qui analyse les mécanismes provocateurs de ce qui nous est présenté comme l’art contemporain. Un dossier d’une quarantaine de pages est intitulé “Le prétendu art contemporain : le démasquer, s’y opposer”. On y trouvera notamment :
- une réflexion philosophique sur l’Art et le Beau, par l’Abbé Renaud de Sainte-Marie;
- une analyse de la consécration du subjectivisme à travers le prétendu art contemporain;
- une réflexion profonde sur ce que c’est qu’être artiste, par le peintre contemporain Guillaume Le Baube;
- un entretien avec la journaliste Anne Brassié.
 
Commandez, lisez et diffusez cette revue afin de remettre en place les idées et de lutter contre la supercherie qui consiste à faire passer les “performances” les plus répugnantes pour des œuvres artistiques.
 

 

Alain Escada, président de Civitas

23 septembre 2014

Théorie du genre - conférence à Bailly ce 27 septembre

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15:55 Publié dans Actualité, Agenda, famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théorie du genre, civitas, alain escada |

12 juillet 2014

Le journal PRESENT publie une recension du colloque Civitas

Civitas : « Catholiques, engagez-vous »

A vrai dire, une gageure ! Civitas tenait à rassembler ses amis le 5 juillet dans le but de les motiver en vue des actions futures. Après trois années de bataille contre le système destructeur de notre nation, faut-il faire une pause ? Certes non ! En effet de nouveaux défis vont être lancés dans les mois qui suivent par la camarilla maçonnique qui a pris le pouvoir dans notre pays. Chaque fois qu’elle investit les rouages de l’Etat et les contrôle, cela va toujours au désastre ; particulièrement dans le cadre des deux dernières guerres mondiales.  

Etait-ce le moment de rappeler ces vérités élémentaires, le 5 juillet, date à laquelle commence la transhumance vacancière ? Il est bon de savoir que la plupart des salles sont fermées à Civitas, y compris celles se situant dans la mouvance catholique où cette organisation avait été reçue auparavant. Ainsi va la démocratie. C’est aidé par la Providence qu’Alain Escada a pu dénicher la salle de l’Horticulture, rue de Grenelle, pour faire un colloque intitulé « Catholiques, engagez-vous ». Elle fut remplie sans problème par un public très motivé et attentif. Pari gagné.

Il y a toujours quelque chose à faire

Certes les sujets annoncés étaient très divers et regroupés sous le titre précité. Ceci correspondant sans nul doute aux appels réguliers des trois derniers papes. La question première étant de savoir s’il était possible dans les circonstances actuelles de trouver un espace d’évolution dans la sphère publique. Ce fut l’objet de la première table ronde, organisée par le philosophe Vivien Hoch. Les intervenants étaient M. l’abbé Beauvais, curé de Saint-Nicolas, moi-même en tant qu’impliqué dans la sphère publique, de Radio Courtoisie à l’Association Catholique des Infirmières et Médecins en passant par Présent ; puis Alain Escada, qu’on ne présente plus. Bien sûr, il y avait  un véritable devoir pour tous les catholiques de témoigner de leur foi. Faute de cela dans le passé, notre pays encore très christianisé après la guerre a évolué de manière fulgurante vers un anticatholicisme encouragé par les gouvernements.

Ceci dit, comment faire ? L’abbé Beauvais expliqua que la première chose  consistait à se présenter comme catholique et de ne pas avoir peur de le faire autour de nous et dans la société. Celui qui ne dit rien ne risque pas d’être entendu. Toutes choses égales d’ailleurs, dans la mesure où bien évidemment il est un temps pour tout. Mais surtout le prêtre prit longuement la parole pour raconter l’histoire de Mgr Cazaud qui en 1948, par sa ténacité, a soulevé les foules  contre le gouvernement qui voulait couper toute subvention aux écoles catholiques. Un mouvement de révolte secoua tout l’Ouest de la France, où les écoles étaient en majorité catholiques. Face aux émeutes et aux manifestations, il fit plier le gouvernement. 

Il m’appartenait de souligner que le témoignage de sa foi devait toujours se faire avec tact et en fonction des circonstances ; en fait l’art du possible. Un élu qui se présenterait avec une bannière du Sacré-Cœur au Conseil municipal apporterait un contre-témoignage. En revanche, il peut y avoir une action au travers de la culture proposée par les municipalités ; et aussi par toutes sortes d’associations culturelles ou sociales dans lesquelles il est bien plus facile de se présenter (et faire reconnaître) comme catholique. Enfin et surtout il est fondamental de donner à nos enfants le goût de l’engagement public permettant de porter la parole du Christ. La jeunesse vit de plus en plus sans souci de l’avenir par oubli du passé. Elle vit au jour le jour. C’est par nos enfants que commence la restauration de la chrétienté dans notre pays, qui a perdu tout repère et se comporte comme un homme ivre ne reconnaissant plus sa route. 

Le témoignage émouvant des élus

Très intelligemment sollicité par Martial Bild, le témoignage de trois maires réélus triomphalement à la tête de leur municipalité a été particulièrement intéressant. Peut-être est-il osé de les comparer par leur action à celles des trois vertus cardinales : Foi, Espérance, Charité ? La Foi de Charles Berthollet, maire de Rouvray en Bourgogne, qui dit son chapelet avant chaque réunion du conseil municipal. Sa commune de 400 habitants est restée très catholique ; et bien sûr tout le monde se connaît et se fait un devoir de participer aux fêtes chrétiennes.

L’Espérance représentée par Hervé Lucbéreil, maire et conseiller général d’Oloron-Sainte-Marie en pays basque ; il s’échine à faire retrouver la foi dans une ville très catholique qui s’est déchristianisée complètement en deux générations. Une partie non négligeable de sa commune a intégré des réfugiés républicains de la guerre d’Espagne. Il a réussi par exemple à restaurer la procession à un saint basque vénéré des deux côtés de la frontière : cela faisait consensus avec les Espagnols, qui malgré leur engagement passé avaient gardé un fond de christianisme.

La Charité : Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, expliqua qu’il fallait soi-même avoir une vie personnelle et professionnelle parfaite, mais en même temps être un élu proche de ses administrés, ne pas épargner sa peine au service des autres. Etre tourné aussi vers les communes environnantes, même gérées par des partis différents, pour trouver des solutions communes ; ceci dans la mesure où les problèmes sont les mêmes. En réalité, ici, la moitié de la population est constituée d’immigrés maghrébins. A ce sujet il s’inquiète de voir que la génération des anciens est très pacifique alors que la suivante est de plus en plus incontrôlable. Il a monté des cours de français fréquentés assidument par les femmes d’origine musulmane, qui sont ravies.

Assurément ces trois maires, de communes si différentes, disent que le meilleur moyen d’être catholique au sein de populations très diverses est de se présenter comme des catholiques pratiquant les vertus chrétiennes. C’est alors que le message passe le mieux, à condition qu’il ne soit pas perçu par les administrés comme une provocation.

Du laïcisme au marigot politique

L’après-midi, François-Xavier Péron expliqua que la liberté donnée par Dieu à l’homme devait se mettre au service du bien. D‘où la nécessité d’une chrétienté forte, qui puisse peser sur les institutions. Il fallait s’en donner les moyens. Tout est possible : les disciples de Jésus étaient des pauvres bougres vivant dans un pays désertique : leur foi a permis de conquérir le monde. L’homme est un animal religieux par essence : la laïcité a toujours été anti-chrétienne. La foi ne peut aller contre la raison. La liberté ne peut se concevoir que dans la mesure où elle est tournée vers le bien. S’en couper correspond à aboutir à une destructuration morale et politique se caractérisant  de nos jours par la série de scandales auxquels nous assistons avec le régime actuel.

L’intervention d’Emmanuel Ratier était très attendue. Certes le passé de Valls, mis en exergue dans son ouvrage remarquable (et peu remarqué des médias politiquement récupérés), était sans doute espéré de certains. Toutefois il ne répètera pas ce qu’il y avait dans Le vrai visage de Manuel Valls qu’avec raison il supposait archi-connu de son auditoire. Il fit une analyse de l’évolution politique de notre pays à partir de l’élection inattendue de Hollande. C’était à l’origine une rampe de lancement pour un politicien professionnel peu diplômé se nommant Valls qui provenait du « sérail ». Cela l’est plus que jamais dans un marigot politique où finalement la gauche et la droite molle se retrouvent dans le cadre de la promotion de l’Europe et du mondialisme. La preuve étant fournie par exemple au Parlement européen où droite et gauche se partagent les places et où les votes sont communs dans la quasi-totalité des cas. Face à cela se trouve la menace de Marine Le Pen. Il voit très bien la fameuse NKM – je la surnomme Cause Toujours Mauricette – dont le mari socialiste est maire d’une commune périphérique. Voilà une femme  dont les idées sont identiques à celles d’Hidalgo. Chou vert et vert chou, blanc bonnet et bonnet blanc : elle fera aussi mal en matière « sociétale» comme on dit. Elle occupe déjà la présidence du groupe UMP au Parlement. Elle est dangereuse et il faut la dénoncer comme la future égérie de la fausse droite.

Civitas : espoir et espérance  

Alain Escada expliqua ensuite avec force, conviction et aussi émotion ce que fut la « longue marche » de Civitas. A l’origine, une volonté ferme et résolue de réveiller les catholiques, littéralement anesthésiés par l’inertie de l’Eglise de France en général ; celle des évêques en particulier, qui n’hésitent pas à faire la promotion de la laïcité, transgressant la parole du Christ : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. » Il fallait réagir contre cette déliquescence. Civitas fit ses premières armes publiques en 2011 dans le cadre du fameux Pisschrist montré à la fondation Lambert en Avignon ; une soi-disant œuvre d’art qui représentait un crucifix plongé dans l’urine de « l’artiste ». Une procession de réparation à laquelle participèrent 1 200 personnes fut organisée. Déclic impensable ! Puis ce fut la pièce de Castelluci Sur le concept du visage du fils de Dieu au théâtre du Chatelet. Cette « œuvre théâtrale » se terminait par des jets d’excréments contre la face du Christ. Pendant un mois 300 jeunes manifestèrent autour du théâtre et dans la salle. La jeunesse catholique se mobilisait.  Mais aussi l’évêché qui demanda de déposer des roses blanches sur le sol… Etrange réplique au blasphème. A cette époque plusieurs milliers de catholiques seront raflés, et des centaines mis en garde à vue ; pendant ce temps, en toute impunité, les délinquants de tous poils couraient les rues. Puis ce fut Golgotha Picnic au théâtre du rond-point des Champs-Elysées.

En juin 2012, Civitas annonce qu’elle manifestera sans doute seule contre le soi-disant mariage entre homosexuels. Mgr Vingt-Trois, en août, par deux fois, déclare dans Le Figaro qu’il ne faut pas « laisser le champ libre aux intégristes ». Il vient caler une manifestation la veille de celle organisée par Civitas pour lui couper l’herbe sous le pied. La suite est connue. Il sort alors un personnage curieux, à savoir la fameuse Frigide Barjot. Ce n’est un secret pour personne : les manifestations ne doivent en rien se référer au catholicisme alors que la plupart des manifestants sont catholiques. Frigide fera arrêter par la police ceux qui avaient des emblèmes ou des insignes témoignant de leur foi en Jésus-Christ. Cela faisait la différence et rejoignait la préoccupation du présent colloque. Avons-nous le droit de « rougir devant les hommes » de notre appartenance à la foi chrétienne ? « Les tièdes je les vomirai » avait déclaré le Christ lui-même.

A noter qu’Alain Escada dit quelques mots du chemin fait avec Farida Belghoul qui fut présente une grande partie de la journée. Son nom fut très longuement applaudi et elle se déclara enchantée de ce qu’elle avait pu entendre des uns et des autres. Pas d’ambiguïtés : nous ne sommes pas syncrétistes, mais ensemble nous défendons l’ordre naturel voulu par Dieu.

Un exposé d’une haute élévation

Il appartenait à l’abbé de Cacqueray, ce personnage ascétique au langage plein de bonté, rayonnant de sa foi, de dire les derniers mots. Après douze années de mandat, il quitte la direction du district français de la Fraternité Saint Pie X pour assumer une vie monastique loin du monde. Il dresse une sorte de testament concernant l’action à mener. Superbe et lumineux ! Résumons les sept points développés. La Fatalité : la tentation du « Que voulez-vous qu’on y fasse ? On n’y peut rien ». La Liberté : La dignité émane du bien et non du mal. Cette liberté donnée par Dieu, nous devons l’exercer avec humilité, probité, courage face au subjectivisme ambiant et à l’homme voulant prendre la place du Créateur. La nécessité exige pour nous d’avoir une influence dans la société par nos familles et nos actions. La Patrie : elle est en danger de mort : notre devoir est de la défendre face au troisième millénaire qui entend promouvoir le troisième sexe. Nos devoirs : établir des stratégies et des actions dans le cadre de minorités actives et agissantes. Le pouvoir des marionnettes : celles-ci tiennent le pays contre la volonté majoritaire des Français. Il faut sans cesse dénoncer les pouvoirs occultes qui asservissent la pensée par le régime des partis en faisant la promotion d’un hédonisme dont divorce et « mariage » homo ne sont qu’un des aspects. Nos atouts : ils sont considérables car la politique qui gouverne le pays est marquée du sceau de l’absurdité, du mensonge, de l’illogisme, voire de la folie ; c’est cela qu’il nous appartient de dénoncer sans cesse.

A cette forte analyse sans concessions le prêtre ajoute qu’il ne faut pas oublier de nous tourner vers Dieu, prier, ne pas nous couper du surnaturel. Ce sont les prières des contemplatifs et tous les saints du Ciel qui nous soutiendront. Espérance car Dieu tiendra toujours l’avenir du monde et de l’homme dans ses mains. Il attend son heure. « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. »                                                                                                  

Jean-Pierre Dickès

10 juillet 2014

Engagement des catholiques : "Dieu vomit les tièdes", rappelle Alain Escada

09 juillet 2014

Colloque Civitas - Table ronde : S'engager au service du Bien commun est un devoir pour les catholiques

08 juillet 2014

Le colloque de Civitas vu par le journal "Libération"

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Extrait de presse : 

L'organisation intégriste Civitas tenait ce week-end un colloque, visant à investir le champ politique.

Dans l'entrée, tout près de quelques stands avec des livres à vendre, une mère de famille change la couche de son bébé sur un coin de table. Comme une centaine de sympathisants de l'Institut Civitas, elle est venue assister au colloque organisé (...) sur le thème "Catholique, engagez-vous !" Une journée pour "empêcher la léthargie estivale", d'après Alain Escada, président de l'institut, mais surtout pour inciter les fidèles à investir le champ politique en revendiquant leur catholicité. (...)

Pour Louis-Marie, 23 ans, "il y a eu une prise de conscience avec les manifestations contre le mariage homosexuel". Il a surtout apprécié la table ronde consacrée à l'action à l'échelon local. Lors de celle-ci, les maires de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) et Rouvray (Yonne) ont partagé leur expérience d'édiles résolument catholiques. "Je demande à la Sainte Vierge de présider chaque conseil municipal", a ainsi affirmé Charles Berthollet, maire sans étiquette de Rouvray qui a participé à la manifestation "Jour de Colère" contre François Hollande. A Montfermeil, la ville de Xavier Lemoine, qui est aussi vice-président du PCD, et qui compte une communauté musulmane importante, "il y a du porc dans les cantines et le vendredi, c'est poisson". "Peut-être qu'un jour je serai candidat à un mandat local", réfléchit Louis-Marie. (...)

Dans l'après-midi, Alain Escada prend place sur l'estrade. Il rappelle que Civitas ne donne pas de consignes de vote car "tous (les grands partis) sont entachés". Certains le sont tout de même plus que d'autres, si bien que les sympathisants citent exclusivement - mais sans conviction - l'UMP (trop "complexée" pour se revendiquer catholique), ou le FN ("trop laïciste") comme susceptibles de représenter leurs valeurs. Insatisfaits, certains ont déserté les isoloirs depuis longtemps. Incarnation de "Satan", "sioniste", "athée", la classe politique serait coupable de la décadence de la France. Un délitement qui remonte à 1789, 1905, 1968 ou 2012, selon les personnes interrogées.

Pour changer les choses, une jeune pharmacienne est convaincue que de nouvelles forces doivent émerger : "Les mouvements catholiques doivent se politiser pour empêcher les lois qui détruisent la famille." (...)

Les intervenants viennent d'horizons divers - avec entre autres un penseur nationaliste, des abbés ou un philosophe encarté à l'UMP - et tous partagent des valeurs qu'ils jugent bafouées par les lois de la gauche. Ils ont perdu le combat contre le mariage homosexuel, mais la prochaine bataille, contre l'euthanasie, est déjà dans toutes les têtes. En début d'après-midi, (...) François-Xavier Peron, membre de Civitas, en appelle à la pugnacité des fidèles avec ce message : "Aujourd'hui, ce n'est pas encore "éthique" de débrancher Vincent Lambert, mais demain, ça le sera."

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02 juillet 2014

Colloque du 5 juillet : Alain Escada répond aux questions de Médias Presse Info

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A quelques jours du colloque Civitas, Médias Presse Info a posé quelques questions à Alain Escada, président de Civitas.

MPI : Samedi, Civitas organise un colloque avec une liste d'intervenants qui valent vraiment le déplacement. Pouvez-vous nous présenter succinctement cette journée ?

AE :  Civitas a voulu placer ce colloque dans le cadre du réel et du concret. Avec un intitulé général comme "Catholiques, engagez-vous !", il nous semblait important de donner la parole à des personnalités dont l'engagement catholique, dans leur domaine respectif, est notoire et assumé. Ce samedi, vous pourrez rencontrer des élus, des journalistes, des écrivains, des responsables associatifs, et bien sûr des prêtres, qui savent ce que signifie "s'engager" et qui nous montrent que "l'art du possible" ouvre de bien plus nombreuses perspectives qu'il n'y paraît.

Dès 10h, le colloque s'ouvrira avec une première table ronde ayant pour thème "S'engager au service du bien commun dans la Cité est un devoir pour les catholiques". L'abbé Xavier Beauvais, le Dr Jean-Pierre Dickès et moi-même répondrons aux questions de Vivien Hoch. Nous partageons tous les quatre un point commun : nous nous sommes retrouvés en première ligne de bien des manifestations ces dernières années, mais nous restons aussi soucieux de consacrer du temps à former les intelligences des défenseurs du Bien.

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J'insiste beaucoup sur ce point : nous savons occasionnellement occuper la rue mais cela ne doit être que le témoignage public d'une mobilisation capable de construire une authentique alternative. Et, pour cela, il faut former des élites catholiques prêtes à prendre des responsabilités dans la société. A tous les niveaux. Il nous faut des patrons catholiques, des enseignants catholiques, des magistrats et des avocats catholiques, des médecins et des infirmiers catholiques, des journalistes catholiques, des écrivains et des artistes catholiques, des artisans catholiques et bien sûr des dirigeants politiques catholiques.

Ce qui nous mène à la seconde table ronde, "Être maire, pour quoi faire ?", animée par Martial Bild, directeur de rédaction à TV Libertés. Quatre maires nous feront l'honneur d'y participer : Charles Berthollet (maire de Rouvray), Xavier Lemoine (maire de Montfermeil), Hervé Lucbéreilh (maire d'Oloron-Ste-Marie et conseiller général des Pyrénées Atlantiques), ainsi que Jacques Tissier (maire de Fontgombault). Ces quatre parcours permettront d'offrir au public un éventail des différentes situations envisageables, du petit village à la grande ville, de la commune rurale au grand pôle urbain. Nous écouterons avec intérêt le récit de leurs expériences, la description des difficultés rencontrées mais aussi des satisfactions et des mesures prises au service du bien commun.

MPI : Ensuite, l'après-midi sera consacré à quatre exposés. De quelle nature ?

AE : Nous resterons dans le concret. François-Xavier Peron, membre de la direction de Civitas, traitera de la laïcité et de la liberté religieuse, des notions souvent mal comprises et qui servent de prétexte à bien des erreurs dans la conduite des Etats modernes. Un moment très attendu sera sans doute l'intervention d'Emmanuel Ratier, journaliste d'investigation et auteur d'une désormais célèbre biographie de Manuel Valls. Emmanuel Ratier viendra notamment nous décrire comment les cercles du pouvoir ont bien l'intention d'installer Manuel Valls à l'Elysée en 2017 et ce que cela pourrait signifier en terme de conséquences. Ensuite, je prendrai la parole pour tenter un bilan comparé des stratégies et des tactiques utilisées au cours des cinq dernières années en matière de riposte à l'antichristianisme et de résistance à la politique antifamiliale. Enfin, M. l'abbé de Cacqueray, dont le soutien à Civitas  a toujours été précieux, nous rappellera à quel point la France a besoin de chefs catholiques.

MPI : Quel public attendez-vous ?

AE : Le public devrait être assez varié, à l'image de ce pays réel qui s'est redressé ces quinze derniers mois. Avant tout, des catholiques décomplexés et des familles de France soucieuses d'accomplir leur devoir. Nous aurons même probablement des personnes qui cherchent à découvrir ce qu'est le vrai message du christianisme non aseptisé. Des élus municipaux viendront également prendre des contacts dans le cadre des réseaux qui doivent leur permettre de s'épauler mutuellement. J'ajoute que différents auteurs dédicaceront leurs ouvrages durant cette journée qui se veut aussi un moment de convivialité propice à acquérir de bons écrits ainsi qu'à approcher des représentants de médias alternatifs.

Ce colloque se déroulera ce samedi 5 juillet, de 10h à 18h, 84 rue de Grenelle, dans le 7e arrondissement de Paris. L'entrée est fixée à 10 euros.

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27 juin 2014

A l'approche du Colloque Civitas, PRESENT publie un entretien avec Alain Escada

« Catholiques, engagez-vous ! »

Entretien avec Alain Escada  

« Catholiques, engagez-vous ». Tel est le thème du prochain colloque, organisé le 5 juillet par l’Institut Civitas. Présent a interviewé son président, Alain Escada, pour en savoir plus sur cette journée d’information et de formation.

  

— Pourquoi organiser un tel colloque alors que l’été commence ?

— Dans le contexte que l’on connaît, à savoir quinze mois de militantisme catholique extraordinaire suite à la loi Taubira et à la politique anti-famille, nous voulions faire entendre un message politique à toutes ces personnes qui se sont mobilisées avant qu’elles ne se dispersent pour les vacances. Notre but est de les encourager, les pousser même, à profiter de ces vacances pour s’enraciner dans le combat politique. Il ne faut pas que notre engagement se limite à de l’agitation de rue momentanée, car cela n’a pas de sens si l’on ne pense au lendemain.

— Manifester ne suffit pas ?

— Bien sûr que non. Il faut que cette jeune génération qui est descendue dans la rue en masse acquière une meilleure connaissance de la doctrine politique et surtout ait la volonté de transformer cet engagement en quelque chose d’organisé et de structuré. Pour les encourager dans ce sens nous avons mis en place ce colloque au cours duquel nous leur montrerons des exemples concrets, notamment lors de la seconde table ronde, qui verra intervenir quatre maires.

— Détaillez-nous le déroulement de cette journée.

— La matinée sera occupée par deux tables rondes. Ce sera pour le public l’occasion de découvrir différentes personnalités dont le point commun est un engagement fort. Qu’il puisse avoir sous les yeux des modèles et des exemples de ce qu’il est possible de faire. Autour de la première table ronde, animée par Vivien Hoch, philosophe, seront rassemblés l’abbé Beauvais, abbé bien connu de la paroisse Saint-Nicolas-du-Chardonnet de Paris, le Dr Dickès, président de l’ACIM mais aussi directeur d’émission à Radio Courtoisie et contributeur du site Media Presse Info et de Présent, et enfin moi-même.  

Quatre maires interviendront lors de la seconde table ronde, qui sera présidée par Martial Bild, le rédacteur en chef de TVLibertés. Les communes qu’ils administrent sont de tailles très variées : cela permet de voir la diversité des rôles en fonction des territoires, mais ils sont tous les quatre des maires catholiques qui ne s’en cachent pas. Prenons l’exemple de Jacques Tissier, qui est maire de Fontgombault : il est l’illustration parfaite d’un véritable enracinement catholique. Il n’a jamais cessé de faire état de son catholicisme. Ce qui lui a été reproché d’ailleurs, notamment par des associations laïcistes ou la LGBT. Pourtant cela ne l’a pas empêché d’être réélu haut la main. Tous sont de beaux exemples qui montrent que le courage et l’affirmation de la vérité sont payants.

L’après-midi du colloque sera quant à lui consacré à des interventions. Nous accueillerons notamment Emmanuel Ratier, qui vient de sortir un livre très intéressant sur Manuel Valls.

— Vous avez passé beaucoup de temps ces derniers mois sur le terrain. Pensez-vous que les catholiques sont prêts à s’engager en politique ?

— La réponse à cette question est nuancée. Il est indéniable qu’un nombre inattendu de Français, pour la grande majorité catholiques, se sont intéressés à la vie politique à la suite du projet de loi Taubira et de la politique menée à l’encontre de la famille. Tout une jeunesse a surgi, les 18-20 ans, qui auparavant ne prêtait pas attention au débat politique et qui du jour au lendemain a suivi la vie parlementaire, les débats… Est ce que cette nouvelle génération est prête pour autant à s’engager réellement dans l’exercice du pouvoir ? C’est autre chose… L’engagement politique est aujourd’hui une dimension qui n’est pas suffisamment prise en compte. Toute cette génération qui s’est levée doit être en mesure de comprendre qu’il faut construire une alternative, que cela demande de se former pour être en mesure de prendre des responsabilités politiques. C’est la raison pour laquelle nous voulons faire ce colloque.

— Mais vous avez quand même constaté qu’il y avait plus de catholiques à se présenter comme candidat aux municipales, que les années précédentes ?

— Oui, ils ont été plus nombreux que d’habitude ; mais ils n’en demeurent pas moins une minorité. Cela reste insuffisant. Trop souvent, les catholiques se donnent bonne conscience en allant manifester dans la rue, pensant qu’ainsi ils ont fait leur devoir. Mais cela ne suffit pas, il faut construire quelque chose de durable. C’est ce que nous voulons faire comprendre le 5 juillet : manifester dans la rue ne sert à rien s’il ne s’accompagne pas d’un engagement concret. Bien sûr cela demande du travail, il faut se former, et des sacrifices, mais cela est nécessaire si nous voulons changer les choses et offrir une alternative cohérente et efficace. Nous avons besoin de voir surgir une véritable élite catholique. Or à l’heure actuelle, cette dimension est trop négligée. Il nous faut des patrons, des artistes, des magistrats, des juristes, des journalistes catholiques. Chacun doit comprendre la nécessité de s’engager, slon ses talents et ses compétences. C’est ainsi, et seulement ainsi, que les choses pourront bouger.

Propos recueillis par Anne Isabeth

25 juin 2014

L'affaire Vincent Lambert vient rappeler aux catholiques que le renoncement leur est interdit

escada-portrait-MPI.jpgL'affaire Vincent Lambert vient nous rappeler qu'il ne faut jamais renoncer, jamais cesser de se battre. Condamné à mort hier après-midi par le Conseil d'Etat, Vincent Lambert échappait à son exécution grâce à la décision conservatoire rendue quelques heures plus tard par la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Le feuilleton juridique n'est pas terminé mais la ténacité des parents de Vincent Lambert et de leur avocat Me Jérôme Triomphe offre au moins un sursis pour Vincent Lambert dont le seul tort est d'être tétraplégique.

Dans quelques jours, un autre dossier retiendra toute notre attention. Le ministre Benoît Hamon va-t-il mettre fin à l'expérimentation des « ABCD de l'Egalité », appellation cosmétique pour la banalisation de la théorie du genre à l'école ? Si, comme l'annonce L'Express, tel devait être le cas, cela ne signifierait pas l'élimination de la théorie du genre dans l'espace scolaire, mais cela sonnerait comme un encouragement pour tous ceux (et avant tout pour l'axe JRE-CIVITAS) qui ont mené depuis un an un combat sans relâche contre cette idéologie destructrice, notamment par les journées de retrait de l'école malgré les menaces subies par de nombreux parents et enfants de la part des directions scolaires de l'Ecole de la République.

Je voudrais aussi vous signaler comment nos amis catholiques polonais ont suivi avec succès les méthodes de Civitas et ont obtenu l'annulation des représentations du spectacle blasphématoire « Golgota Picnic » initialement programmé au Festival Malta de Poznan ces 27 et 28 juin.

Ces trois exemples confirment que la force des mauvais tient avant tout de la faiblesse des bons et que, avec la grâce de Dieu, les catholiques ont l'impérieux devoir de lutter encore et encore.

C'est pourquoi nous vous attendons nombreux au Colloque « Catholiques, engagez-vous ! » qui se tiendra le samedi 5 juillet, de 10h à 18h, au 84 rue de Grenelle dans le septième arrondissement de Paris.

Nous y aborderons concrètement et avec des gens d'expérience la riposte à l'antichristianisme, la résistance à la politique antifamiliale, la défense du bien commun dans la vie municipale et le décryptage des cercles du pouvoir.

 

Alain Escada, 

président de Civitas

 

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23 juin 2014

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