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16 mai 2017

Abbé Xavier Beauvais : "Sainte Jeanne d'Arc nous rappelle qu'il ne faut jamais désespérer"

02 avril 2016

Le 8 mai 2016, vous êtes tous attendus au défilé Sainte Jeanne d'Arc

24 avril 2015

La France avec Sainte Jeanne d'Arc le 10 mai 2015 (abbé Xavier Beauvais)

 

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LA FRANCE AVEC SAINTE JEANNE D’ARC LE 10 MAI 2015

 

« La France souffre, la France s’égare, la France agonise, la France râle, mais la France ne meurt pas » (R.P. Janvier).

 

A tous ceux qui communient dans le même sentiment de fervente et admirative vénération pour celle que Saint Pie X nommait « l’astre nouveau appelé à illustrer non seulement la France mais l’Eglise tout entière » rendez-vous place Saint Augustin le dimanche 10 mai pour le défilé qu’organise Civitas, un défilé « de glorification et d’intercession » disait Léon Daudet dans ses souvenirs politiques.

Que la jeunesse patriote et catholique vienne nombreuse pour réapprendre « l’histoire miraculeuse et exemplaire de Jeanne d’Arc qui nous montre le sommet de l’héroïsme pur » (L. Daudet).

Vous qui souffrez de tant d’esclavages, voués de plus en plus aux lois liberticides, venez vénérer et acclamer cette « âme libre d’entraves et demeurée telle qu’au sortir de l’animation par son créateur » (L. Daudet).

Vous qui tremblez devant tant d’insécurité, venez trouver en elle « La sécurité d’une fleur ouverte à la lumière » (L. Daudet).

Vous, femmes de notre société française, venez trouver en elle cette « femme au cœur viril » (Pie XII) vous souvenant que même une fragile jeune fille peut devenir une Jeanne d’Arc lorsque Dieu lui donne la force de son bras.

Que la nation chrétienne se rassemble en ce 10 mai « comme une grande famille qui retrouve en l’un de ses enfant, l’incarnation de ses valeurs les plus hautes et les plus représentatives » (Pie XII).

Il n’y a pas de place au doute. Viendrai-je ? Ne viendrai-je pas ? Non, celle qui constitue le plus beau joyau du patrimoine national français, le plus beau par les incidences de sa mission militaire et politique, mais plus encore, le plus beau par la dimension spirituelle de sa personnalité, celle-là mérite notre vénération en ce jour.

Vous qui vous plaignez à juste titre de l’intégrisme laïciste, voilà une excellente occasion qu’un tel défilé pour réaffirmer publiquement la réalité des droits de Dieu sur une patrie chrétienne comme la France.

Votre première justice en tant que chrétiens à l’égard de la cité temporelle est de ne pas vous rendre complice de l’injustice. C’est la raison pour laquelle votre présence au défilé sera une manière d’affirmer publiquement que « la démocratie révolutionnaire, qu’elle soit totalitaire ou libérale est une injustice criante, une négation ouverte ou sournoise des premiers principes du droit naturel » (P. Calmel).

Or, vous le savez «  une telle démocratie engendre comme ses fruits naturels, le laïcisme, la dissolution de la famille, la socialisation de toute chose.

Or, de cette justice politique chrétienne, le Seigneur a donné à notre patrie un exemplaire éminent en la personne de Sainte Jeanne d’Arc ».

Pensez-vous alors ne pas pouvoir faire cet effort de venir rendre à Jeanne, l’hommage de quelques heures, à elle dont nous sommes si redevables aujourd’hui encore ?

Si vous aimez vraiment la France, si vous aimez vraiment l’Eglise, alors vous viendrez redire avec joie devant le monde :

« Vive le Christ qui est roi des Francs » selon ce que Saint Pie X disait à Monseigneur Touchet, évêque d’Orléans lors de la béatification de Sainte Jeanne d’Arc :

« Vous direz à vos compatriotes que s’ils aiment la France, ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l’Eglise qui est pour eux tous, une mère très tendre comme elle l’a été de vos pères. Vous direz qu’ils fassent trésor du testament de Saint Rémi, de Charlemagne et de Saint Louis. Ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l’héroïne d’Orléans : Vive le Christ qui est roi des Francs. »

 

Abbé Xavier Beauvais

 

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09 juillet 2014

Colloque Civitas - Table ronde : S'engager au service du Bien commun est un devoir pour les catholiques

13 mai 2014

Défilé Sainte Jeanne d'Arc - discours et interviews

27 août 2012

Session d'été CIVITAS les 28,29,30 juillet 2012 à Couloutre

_MG_6302 .jpgA Couloutre, la résistance catholique s’est organisée sous l’égide de l’Institut Civitas, pour se former face à une société déchristianisée. La Croix pour rappeler que nous sommes chrétiens, le Glaive pour combattre l’erreur, le bouclier pour défendre la Foi sont les symboles des catholiques.
Près de 70 personnes ont répondu à l’appel de Civitas, venant de tous les horizons, la jeunesse y occupant une place de choix. Le gros des troupes est arrivé le samedi matin. Premières conférences :
Choisir l'argumentaire en politique : droit naturel ou foi catholique ? et Les arguments à connaître contre l'euthanasie Pour convaincre nos concitoyens, il faut savoir leur énoncer des arguments clairs et logiques, de bon sens. Evident, mais pas si simple ! Puis, Comment faire échec aux revendications subversives du lobby homosexuel ? tout un art !
Allons voir la librairie, toujours bien fournie. Il est important, chers amis, de se documenter, de se rappeler sans cesse les principes essentiels au Bien Commun. Instruisez-vous si vous voulez agir ensuite avec fermeté et prudence.
_MG_6449 .jpgPuis ateliers pratiques. Parce qu’il ne s’agit pas seulement de rester passif en écoutant et en lisant, encore faut-il prouver que nous savons aider. Durant ces ateliers, chacun devait travailler sur un thème défini :

  • - Rédiger une lettre ouverte aux évêques de France pour solliciter leur aide contre les revendications anti-catholiques des homosexuels.
  • -  Rédiger des lettres ouvertes dans le même but aux maires et députés
  • -  Présenter tous les arguments en faveur du « mariage » homosexuel pour ensuite y opposer nos arguments.
    -  Trouver des slogans pour nos manifestations
    -  Proposer des idées de scénario pour des vidéos…

Après l’effort, le réconfort. Les repas se déroulaient dans une ambiance enjouée Ce fut l’occasion de sketchs vraiment amusants !
_MG_6396 .jpgLe dimanche, visite du chantier du château de Guédelon. Tenez-vous bien, la forteresse est construite avec les techniques et matériaux du Moyen-Age. On se rend compte qu’en fait ils étaient d’une intelligence prodigieuse ; à côté, mes seigneurs, nous faisons piètre figure avec nos engins…
Mais revenons à nos conférences du dimanche : Inscrire dans la Constitution la séparation de l'Eglise et de l'Etat : une provocation anticatholique. Pourquoi cette conférence? parce que le projet de loi en faveur du « mariage » homosexuel s’inscrit dans les conséquences directes d’un Etat qui refuse les lois de Dieu dans la société. Et la conférence suivante Restaurer des îlots de chrétienté économiques :
les corporations du XXIème siècle donne les moyens de contre-balancer la politique laïciste du gouvernement et de permettre aux catholiques de s’épauler pour survivre.

_MG_6340 .jpgLe lundi, les dernières conférences sont La philosophie politique de Saint Thomas d'Aquin comme antidote au poison de la pensée unique et Par ce signe, tu vaincras : mot de conclusion de la session.
A notre époque, Saint Thomas se présente comme la référence incontournable pour toutes les crises que nous traversons, et bien évidemment notre réussite ne s’accomplira que sous le signe de la Croix.
C’est donc le cœur bien enflammé pour la bonne cause que les participants ont ensuite nettoyé les lieux et se sont dispersés en n’oubliant pas de se donner rendez-vous pour les prochaines actions. Nous sommes chrétiens et fiers de l’être. Le travail dans notre France est considérable, mais c’est justement là que nous puisons notre enthousiasme. A nous de construire la France de demain. Dieu a suscité Civitas pour porter Son étendard ; suivons Sainte Jeanne d’Arc et imitons-la : « Dieu premier servi ».

Isabelle

(cliquez sur l'image pour accéder à l'album photo. Matthieu CROONEN © - 2012 - Bruxelles)

09 juillet 2012

Laisserons-nous faire sans réagir ?

video produite et réalisée par Jean-Paul et Jacques BUFFET pour l'institut CIVITAS


C'est une bataille qu'il va falloir livrer.

C'est une bataille au cours de laquelle l'engagement de chacun va compter.

Au milieu d'un déluge de propagande favorable au revendications du lobby homosexuel, il va falloir résister, s'opposer et convaincre. Chacun devra être en mesure de convaincre sa famille, ses amis, ses collègues, ses voisins, ...

Pour y être prêt, il faudra savoir quoi dire et comment le dire. Il est indispensable d'acquérir l'argumentation, de connaître la réthorique adverse, de pouvoir démonter les manipulations et réveiller le bon sens.

 C'est pourquoi il convient d'insister sur l'utilité de la session d'été organisée par Civitas du 28 au 30 juillet à Couloutre et ouverte à tout catholique de bonne volonté, quel que soit son âge et ses compétences. Cette session sera particulièrement destinée à former ses participants et à les entraîner à débattre des sujets graves qui occuperont l'actualité dès la rentrée de septembre. Cette session contribuera également à peaufiner notre stratégie et chaque personne qui a l'une ou l'autre idée à ce sujet sera d'autant bienvenue. Cette session revêt donc une importance évidente. 

Que chacun mesure l'importance des enjeux et prenne ses responsabilités.


Inscrivez-vous à la session d'été de Civitas (du 28 au 30 juillet au Château de Couloutre)

La Croix, le glaive et le bouclier"
Comment nous organiser, dans une société déchristianisée, pour à la fois faire entendre la voix des catholiques dans le débat public (mariage homosexuel, euthanasie, avortement,...) et amorcer la mise en place d'îlots de Chrétienté ?
 
La Croix. Par ce signe, tu vaincras. La Croix est notre seul espoir. Il nous faut nous en souvenir sans cesse. Agir en catholiques ne suffit pas. Il faut aussi agir en tant que catholiques. Une nuance qui n'est pas sans importance.
Le glaive. Agir en tant que catholiques pour rappeler à nos contemporains des principes essentiels au Bien commun. Proclamer la Vérité à temps et à contre-temps. Savoir être offensif. Rompre le sentiment d'isolement de tant de catholiques. Susciter l'enthousiasme au service de la Croix.
Le bouclier. Investir l'échelon local et mettre en place des îlots de Chrétienté. Non pas pour s'y isoler mais pour s'y prémunir en vue de mieux rayonner pour faire connaître les bienfaits de la Croix lorsqu'elle est au centre de l'existence.
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Intitulés des conférences :

. Choisir l'argumentaire en politique : droit naturel ou foi catholique ? (par M. l'abbé Toulza)

. La philosophie politique de Saint Thomas d'Aquin comme antidote au poison de la pensée unique (par M. Daniel-Robert Barbero)

. Comment faire échec aux revendications subversives du lobby homosexuel ? (par M. Alain Escada)

. Inscrire dans la Constitution la séparation de l'Eglise et de l'Etat : une provocation anticatholique (par M. l'abbé Xavier Beauvais)

. Les arguments à connaître contre l'euthanasie (par le Dr Luc Perrel)

. Restaurer des îlots de chrétienté économiques : les corporations du XXIème siècle (par M. Jacques Chevalier)

. Se faire élire pour agir à l'échelon local (par un élu municipal)

. Par ce signe, tu vaincras : mot de conclusion de la session (par M. l'abbé de Cacqueray)

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Cette session s'adresse à tout catholique de bonne volonté, de 16 à 96 ans et sera importante pour la préparation des campagnes que Civitas mènera à partir de septembre.
 
Conférences - Témoignages - Exercices pratiques et réflexions stratégiques - Entraînement au débat et à l'interview avec caméra et debriefing - détente et camaraderie - ambiance catholique
 
+ Visite du chantier de Guédelon. Au coeur de la Puisaye, une cinquantaine d'ouvriers relèvent un défi hors norme : construire aujourd'hui un château fort selon les techniques et avec les matériaux utilisés au Moyen Âge. Au milieu d'un espace naturel mettant à disposition toutes les matières premières nécessaires à la construction : pierre, bois, terre, sable, argile... des carriers, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgeron, tuiliers, charretiers, vannier, cordier... bâtissent jour après jour un véritable château fort sous les yeux des visiteurs. Véritable immersion dans le XIIIème siècle, Guédelon est un chantier d'archéologie expérimentale. Ce chantier, débuté en 1997, devrait durer environ 25 ans.
Dispositions pratiques: Arrivée le 28 juillet à partir de 9 heures - Ouverture session: 10 heures - Fin session le 30 juillet vers 17 heures (Navette entre Couloutre et gare de Cosne sur Loire : le 28 à 11 heures (arrivée du train de Paris) le 30: 19 heures (départ du train vers Paris ) Prix TTC (session, hébergement + repas, visite Guédelon): Adultes: 75€ - Etudiants: 65 € Hébergement en dortoir - Possibilité de dormir sous sa tente personnelle ou dans un hôtel des environs (à rechercher et réserver par ses propres moyens) Inscrivez-vous sans tarder auprès de notre secrétariat : 01.34.11.16.94 - secretariat@civitas-institut.com

23 mai 2012

"Ô mon peuple, que t'ai-je fait ?" discours de l'abbé Beauvais lors de l'hommage national à Ste Jeanne

20/05/2012 21:44:11: Allocution prononcée par Monsieur l'abbé Xavier Beauvais, curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, à la fin du défilé d'hommage à Sainte Jeanne d'Arc, le 13 mai 2012, Place des Pyramides à Paris.

23 février 2010

Appels solennels à rendre hommage à Sainte Jeanne d'Arc

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Alain Escada

Secrétaire général de l'Institut Civitas

alain%20escada.jpgCivitas lance un appel solennel à tous les Français afin que le 9 mai prochain, à 15h, ils viennent nombreux honorer à Paris la Sainte Patronne de la France.

Rappelons-nous que le deuxième dimanche de mai est le jour officiellement institué par l'Etat français pour fêter cette héroïne. Rappelons-nous l'époque où des foules immenses venaient au pied de sa statue se souvenir de la Sainte de la Patrie.

 

A l'heure où l'on se perd en considérations sur l'identité nationale, quelle meilleure illustration de celle-ci enseigner à nos enfants que la vie de Sainte Jeanne d'Arc, exact contrepied des défauts qu'il nous faut éviter et admirable synthèse des vertus qu'il nous convient de pratiquer ?

 

D'emblée précisons, d'une part que notre démarche ne vise nullement à concurrencer un quelconque autre hommage à Sainte Jeanne d'Arc, d'autre part qu'elle ne demande à ses participants aucune allégeance à un quelconque mouvement. Il ne s'agira pas non plus de marcher derrière des banderoles de Civitas : le drapeau du jour sera celui frappé aux armes de Sainte Jeanne d'Arc. C'est ce drapeau (présent sur place en centaines d'exemplaires) qui forgera l'unité des participants à cette journée. Dans ce souci de pérenniser l'hommage annuel à Sainte Jeanne d'Arc, Civitas entend simplement jouer un rôle d'organisation et de coordination de façon à permettre à tous les Français de se retrouver autour de ce modèle édifiant pour chacun de nous.

 

Jeanne, patronne de la France

Soyons d'humbles et fidèles héritiers de Sainte Jeanne d'Arc. Déjà les Français du XVème siècle n'ont connu la victoire contre l'envahisseur qu'en suivant la jeune paysanne de Domrémy. Et l'Eglise, en donnant Jeanne pour patronne à la France, nous la propose comme un modèle tout particulier à imiter. Le spectacle de la jeune sainte constitue le meilleur entraînement pour réagir contre le manque de persévérance dans les combats. En effet, cette faible fille de Lorraine a donné l'exemple d'une extraordinaire endurance en faisant face hardiment aux innombrables difficultés physiques, morales et politiques rencontrées, entraînant roi et capitaines à une lutte incessante.

 

De Sainte Jeanne d'Arc à Sainte Thérèse de Lisieux

Aujourd'hui, face à tant de sources d'inquiétudes secouant notre société et semblant humainement insurmontables, l'exemple de Sainte Jeanne d'Arc montre comment il est nécessaire d'ajouter à la prière - ô combien indispensable - une action efficace, persévérante et ardente.

Il faut souligner combien la campagne de Jeanne d'Arc avait inspiré la contemplative Sainte Thérèse de Lisieux, qui parlait de sa "sœur chérie" à propos de la sainte guerrière pour laquelle elle avait une profonde admiration.

"C'est ainsi qu'en lisant les actions patriotiques des héroïnes françaises, en particulier celle de la Vénérable Jeanne d'Arc, j'avais un grand désir de les imiter..." (Manuscrits autobiographiques - éditions du Carmel de Lisieux)

 

Le souci du Bien commun

Il y a dans sa mission toute la poésie primitive de l'épopée. Elle est à elle seule tout le roman de chevalerie dont l'imagination du Moyen Âge s'était enchantée, avec son triple élément de grâce féminine, d'héroïsme et de religion. On trouve chez elle la spontanéité qui se remarque chez les êtres de génie mais aussi la simplicité dans les dons extraordinaires. Elle incarne à merveille la droiture et le désintéressement. Elle est préservée du vice subtil de la vaine gloire.

A une époque où il faut tout reprendre à la base, on comprendra notre insistance à honorer la sainte de la Patrie. En effet, à l'accomplissement des tâches temporelles sont directement ordonnées les vertus qui nous font tragiquement défaut aujourd'hui : les vertus naturelles ou morales qui ont pour finalité le bien commun, le bien de la civilisation, vertus qui ont brillé d'une façon particulièrement sensible dans la vie de Sainte Jeanne d'Arc.

 

Le 9 mai prochain, tous présents pour honorer Sainte Jeanne d'Arc !


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Le 9 mai 2010, derrière sainte Jeanne d’Arc

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Abbé Xavier BEAUVAIS


beauvaisxavier.jpgOn a entendu parfois les propos scandalisés de certains du fait que des chrétiens, engagés dans la politique, « annexaient » sainte Jeanne d’Arc. Les auteurs de ces propos ont oublié qu’à une certaine époque, ils étaient les mêmes qui, à la suite de Michelet, présentaient, avec le Parti communiste, Jeanne d’Arc comme une milicienne ; mais ils ont surtout oublié saint Pie X  qui proclama Jeanne d’Arc, patronne du patriotisme chrétien.


Une sainte guerrière


Pour nous, retenons que Jeanne d’Arc, d’une part, est sainte et, d’autre part, qu’elle a une mission politique directement ordonnée au bien commun et temporel de sa patrie.


L’histoire de sainte Jeanne d’Arc constitue la preuve historique que Dieu ne se désintéresse pas des cités terrestres, qu’il en est le Maître et que son Fils Jésus-Christ est le Roi de la société, en particulier des nations, comme il est celui des âmes. Par ses actes comme par ses paroles, Jeanne soutient le principe fondamental de la sagesse politique. Non seulement, elle conduit le Dauphin à Reims, mais elle rappelle fortement le sens du Sacre. Charles, même couronné, ne sera jamais que le lieutenant – le tenant lieu – du vrai roi de France qu’est Notre Seigneur Jésus-Christ. Et Jeanne tient à ce que la leçon soit mise par écrit. Elle  a bien voulu nous faire comprendre que le vrai souverain de la France était Dieu et que le roi tenait de Lui son trône en commande.


Cet enseignement était nécessaire, il l’est encore plus de nos jours, car Dieu sait si le naturalisme de la fin du Moyen Âge fait pâle figure comparé à celui dont nous souffrons. L’enseignement de sainte Jeanne d’Arc n’ayant pas été compris par son temps, le laïcisme et le naturalisme ayant multiplié leurs conquêtes à partir de la Renaissance, pour triompher dans les institutions publiques en 1789, il faudra attendre quatre siècles pour obtenir la canonisation de Jeanne.


Sainte Jeanne d’Arc nous rappelle donc le fondement de l’ordre politique : l’ordonnance à la cité de Dieu, du temporel à l’éternel, du naturel au surnaturel.


« En toute chose, dit le proverbe, il faut considérer la fin », et le bon sens populaire s’accorde avec le précepte de l’Evangile : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît ». Or, ce n’est pas seulement sa vie privée que l’homme doit diriger vers la fin éternelle, mais aussi sa vie sociale, car comme l’ont dit et redit les papes Pie XI et Pie XII, la personne n’est pas faite pour la société, c’est la société qui est faite pour le bien de la personne. Ainsi donc les institutions civiques et sociales sont bonnes dans la mesure où elles  facilitent la recherche et la possession de Dieu. Elles sont mauvaises dans la mesure où elles s’en éloignent. Ceci fait ressortir - comme l’a affirmé plusieurs fois l’Eglise - l’absurdité du socialisme naturaliste qui renverse les choses en faisant, du bien temporel de la société, la fin suprême de l’homme.

Quel rapport que tout cela avec sainte Jeanne d’Arc ? Eh bien justement sa vie a été l’éclatante illustration de tout ceci. L’appel à Dieu dans la prière, la pratique des sacrements, le recours à la pénitence ne dispensent pas des autres moyens où seraient mis en exercice nos vertus naturelles, nos vertus guerrières. A ce propos, certains se sont étonnés - et s’étonnent encore - qu’une sainte, vénérée par l’Eglise, soit présentée sous l’aspect d’une vierge guerrière ardente au combat, entraînant son armée au plus fort des batailles à la manière des grands capitaines dont l’histoire retient les noms prestigieux. A ceux-ci, a répondu le magnifique cri d’enthousiasme et de foi qu’au procès de canonisation, lança le cardinal Parocchi, évêque d’Albano.

« Il faut qu’elle entre dans l’Eglise comme elle entra dans Orléans, casquée, cuirassée, lance haute, par les grandes portes ouvertes et tous les ponts-levis baissés »

C’est sur cette vision sublime que Jeanne d’Arc, béatifiée il y a 100 ans, vivante synthèse des deux vertus complémentaires d’héroïsme et de sainteté, reçut la consécration suprême en la basilique Saint-Pierre de Rome. Elle entra au Paradis comme dans l’histoire, en armes et à cheval et il est impossible de le concevoir autrement, n’en déplaise à ceux qui, aujourd’hui, jouent les vierges effarouchées, véhicules d’une charité invertébrée. Jeanne d’Arc est sainte, bien sûr, mais nous aimons retrouver en elle l’étonnante figure du chef de guerre qui la place au premier rang des grands stratèges. Il nous plaît de voir un grand stratège élevé sur les autels. Au Moyen  Âge, on le comprenait : tout chef de guerre, même et surtout s’il occupe le sommet de la hiérarchie, est aussi un combattant, donnant au cœur de la mêlée l’exemple des vertus guerrières qui sont la condition première de la victoire. Chez sainte Jeanne d’Arc, bravoure et réflexion s’allient en un parfait équilibre qui fait d’elle le modèle idéal du chef de guerre dans l’acception la plus complète et la plus juste du terme.


C’est donc cette personnalité guerrière de combattante, suprêmement étonnante chez une jeune fille de 17 ans,  qui nous donnera l’élan de l’honorer publiquement le 9 mai prochain.

Agir pour et avec Dieu


Les moyens surnaturels dispensent-ils des autres moyens où seraient mises en exercice les vertus naturelles ? Non. Pourquoi en France - cette France autrefois peuplée de millions de catholiques pratiquants (je sais que le concile est passé là-dessus comme un souffle terriblement destructeur) - pourquoi donc en France les catholiques se révélèrent maintes fois inefficaces dans le combat contre-révolutionnaire ? Pour deux raisons. Il y en a certainement d’autres et je ne prétends pas les épuiser. Parce que trop de catholiques n’ont pas soutenu leur combat politique par une vie chrétienne véritable et profondément vécue, et aussi, parce que beaucoup de catholiques se sont dispensés de toute action civique ; beaucoup se sont dit « Dieu donnera la victoire ». Oui, mais c’est oublier la première partie de la phrase : « les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire ».  Il faut se rappeler que c’est à partir de notre nature, et au cœur de notre nature, que la grâce surnaturelle nous sanctifie et nous divinise en quelques sorte.


Nous demanderons à Dieu qu’Il fasse de nous, au poste où nous sommes, des soldats toujours plus généreux, toujours plus lucides, toujours plus prudents mais avisés, à l’exemple de sainte Jeanne d’Arc, patronne de la nation, elle qui apparaît, parmi tous les saints et dans le domaine du combat pour une cité catholique, comme l’une des meilleures insertions de la grâce dans la nature. Elle a su, en vue de la fin proposée, utiliser tous les moyens techniques, tous les moyens humains, toutes les ressources naturelles dont elle disposait, en elle et autour d’elle. Là, cette enfant de lumière était plus forte que les fils des ténèbres. Le but principal de la mission de Jeanne d’Arc - a-t-on dit - c’est la proclamation de la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ. Depuis que l’Eglise l’a placée sur les autels, elle est en effet devenue l’héroïne de cette cause. Mais, il ne faut pas en fausser les perspectives, se garder de laisser dans l’ombre qu’elle a confessé cette royauté par l’accomplissement et sous le sceau d’une mission spécifiquement nationale. Elle a exalté le Christ Roi en affirmant et même en soutenant, jusque par les armes, la particulière royauté du Christ sur la France. Elle a rendu gloire en allant droit aux réalités d’ici-bas pour étendre sur elles le royaume de Dieu.


Elle a rétabli, à la tête des armées, un édifice politique dont la clef de voûte était et devait rester le Christ. Or, on ne comprend plus aujourd’hui ce réalisme surnaturel.


L’influence de l’humanisme  païen - une fausse religion de l’Etat plus prompte à tout abandonner à César qu’à enseigner ce que César, lui-même, doit à Dieu - en nous accoutumant au laïcisme, a éteint en nous le sens surnaturel des destinées nationales. Cette suzeraineté du Christ a fait figure de naïve coquetterie, de patriotique égoïsme, dépassés par la pensée moderne ; mais les peuples, sensibles en cela aux individus, auraient-ils une histoire si le pouvoir divin ne s’exerçait différemment sur eux selon des héritages divers, reçus de Celui qui a pris possession de l’Histoire ?


L’épopée de sainte Jeanne d’Arc se situe dans la ligne du plan divin sur le monde. Elle prend place dans la suite des événements-clefs qui, depuis l’événement du Christ, jalonnent la route des nations et l’histoire de l’Eglise.


En attendant de célébrer en 2020 le centenaire de sa canonisation par Benoît XV, préparons cet événement le 9 mai prochain.


Tous au défilé du  9 pour que vive Jeanne, vive la France.


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09 novembre 2009

Présentation Civitas à Paris

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