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21 janvier 2014

Elections, Jour de Colère,... - Alain Escada, président de Civitas, répond aux questions du journal "Présent"

 

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- Les municipales approchent, quels sont les candidats auxquels vous apportez votre soutien et à quelles conditions ?

 

Les candidats auxquels Civitas apporte son soutien sont d’abord ceux issus de ses rangs. Parmi nos membres et nos sympathisants les plus proches, nous comptons quelques maires de petites communes et divers élus municipaux et régionaux qui vont se représenter aux urnes. Pour d’autres de nos membres et de nos amis directs, ce sera le premier test électoral. Cela fait quelques années déjà que nous encourageons les catholiques à prendre leurs responsabilités et à s’engager à l’échelon municipal. Surtout dans ces nombreuses communes de petite taille qui permettent d’échapper à la particratie. A l’approche de l’échéance, nous constatons avec plaisir que de nombreux catholiques ont su entendre cette consigne, même s’ils sont encore trop peu au vu des enjeux. Dans différents départements, nous avons des membres de Civitas placés en bonne position sur les listes municipales. Nous leur souhaitons le succès.

Notre démarche ne vise pas à publier la liste de ces candidats en les estampillant « Civitas », ce qui risquerait de mettre certains en difficulté dans le contexte actuel de chasse aux mal-pensants. Nous fonctionnons par réseaux.

 

Hors des candidats issus de nos propres rangs, élus sortants ou jeunes novices de la politique, nous comptons bien entendu jouer un rôle dans le débat politique. Dans ce contexte, CIVITAS, par l’intermédiaire de sa « Lettre aux élus » adressera un questionnaire aux élus et à ceux qui voudraient le devenir.

 

Nos questions porteront sur le mariage et la famille, bien sûr, mais aussi sur la façon de réagir à l’antichristianisme et à la recrudescence de profanations anticatholiques en France. Nous aborderons aussi la question de la protection du patrimoine, y compris religieux. Nous interrogerons également les candidats sur l’immigration, la sécurité, la fiscalité,…

 

Nous ferons prochainement connaître à tous notre questionnaire puis les réponses que nous recevrons.

 

- Vous manifestez le 26 mai, jour de colère, comme de nombreuses autres associations, quelles sont vos revendications et qu’attendez vous de cette journée ?

 

CIVITAS partage l’ensemble des motifs de colère énumérés par les organisateurs du Jour de Colère. Nous n’y avons rien retranché mais nous avons ajouté un motif de colère supplémentaire : cet antichristianisme qui se propage en toute impunité et même avec la complicité de diverses « autorités ». Il suffit de noter à ce sujet à quel point les Femen peuvent cumuler les délits sans connaître jusqu’à présent le moindre désagrément. C’est ahurissant mais c’est le résultat de cette collusion entre des nervis extrémistes, des adeptes des mœurs dissolues, des forces occultes, des hommes d’affaires, des hauts fonctionnaires, des journalistes, des magistrats et des responsables politiques qui partagent une même haine du christianisme.

C’est pourquoi CIVITAS propose à tous ceux qui le souhaitent de se regrouper derrière la banderole « Catholiques en Colère ». Plusieurs associations amies ont déjà annoncé qu’elles se joindraient à nous.

Nos slogans seront variés et nous ne manquerons pas de rappeler notre attachement à la Famille, cellule de base de la société, ainsi qu’à la Patrie que les dirigeants politiques voudraient brader et à la Chrétienté.

 

— Après l’annonce de la participation de Dieudonné, se pose la question de la liberté d’expression. Celle-ci est-elle pour vous un absolu ? Votre attitude par rapport à « Jour de colère » en est-elle modifiée ?

 

Pétri de philosophie catholique, je considère que la liberté d’expression n’est pas et ne doit pas être un absolu. Et dans l’affaire Dieudonné, je ne pense pas que le véritable prisme pour analyser les faits doive être cette liberté d’expression.

En tant que président de Civitas, je constate surtout un fait : pour le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, éternellement attaché à Israël selon ses propres mots, – mais aussi pour beaucoup de pseudo-élites politico-médiatiques -, il convient d’interdire un spectacle s’il offense quelques membres de la communauté juive mais il convient de soutenir Jean-Michel Ribes lorsque ce directeur de théâtre programme Golgota Picnic dont le contenu heurte profondément le sacré des catholiques.

C’est récurent. La circulaire adressée par Manuel Valls aux préfets dans le cadre de l’affaire Dieudonné témoignait d’un mépris flagrant envers les catholiques, seuls citoyens de seconde zone dont on peut se moquer impunément, tandis que, d’autre part, il existe une catégorie d’intouchables.

Dieudonné a le mérite d’être, auprès du Français moyen, un révélateur de cette situation. 

Je ne vois aucune bonne raison de se plaindre à l’idée qu’il se joigne au Jour de Colère, bien au contraire. Cela témoigne de la fameuse « coagulation» tant recherchée par les organisateurs.

J’entends certains se plaindre que s’il venait manifester le 26 janvier prochain, il serait accompagné de musulmans. D’abord, c’est bien mal connaître le public qui assiste aux spectacles de Dieudonné que de le réduire aux seuls musulmans. Ensuite, j’observe que les mêmes milieux qui se plaignent à l’idée de la présence éventuelle de musulmans le 26 janvier prochain étaient bien moins prompts à la critique lorsque La Manif Pour Tous multipliait les appels pour que les musulmans rejoignent ses défilés.

Dans le cas de la LMPT, les organisateurs firent régulièrement monter à la tribune des intervenants parlant au nom des musulmans, d’autres au nom des juifs, ainsi d’ailleurs que l’un ou l’autre représentant politique de l’extrême gauche et quelques ténors de l’UMP parmi lesquels quelques adeptes de la franc-maçonnerie. Cette façon de procéder, alors que les participants à ces manifestations étaient très majoritairement catholiques, n’a suscité que peu de reproches – si ce n’est a posteriori -, hormis ceux émis par Civitas.

Dans le cas du Jour de Colère, nous savons que les discours seront limités et qu’il n’y aura pas de représentant des musulmans, pas plus que des juifs, ni des partis politiques, à prendre la parole à la tribune à l’arrivée.

En ce Jour de Colère, nous savons aussi que, comme dans chaque manifestation qui obtient la participation d’un grand nombre, tous ceux qui seront à notre droite et tous ceux qui seront à notre gauche ne partagent pas la même vision de la société. Mais il ne s’agit pas ici de prétendre organiser une alliance durable et consensuelle entre toutes les organisations participantes.

Civitas a toujours été très intransigeant sur les principes et nous n’accepterions pas de nous renier. Dans le cas du Jour de Colère, nous devons nous demander si les messages des organisateurs contiennent un élément contraire à la doctrine catholique. Ce n’est pas le cas. Seconde question : les organisateurs nous demandent-ils de taire notre catholicité ? Non plus. Et chaque catholique pourra s’il le veut se joindre à Civitas derrière la banderole « Catholiques en Colère ».

Dès lors, nous ne voyons aucune bonne raison de ne pas participer à ce Jour de Colère.

 

- Qu’en est-il de votre plainte déposée contre les Femen pour exhibition ?

 

Notre plainte ne se réduit pas au caractère exhibitionniste des Femen. Ces extrémistes sont également poursuivies, bien sûr, pour les agressions qu’elles ont commises sur des familles qui se préparaient à manifester à l’appel de Civitas le 18 novembre 2012. Faut-il rappeler que, ce jour-là, les furies Femen ont aspergé d’un gaz poudreux dont nous ne connaissons pas la teneur des familles paisibles et notamment des femmes et des enfants ?

Selon la formule consacrée, « l’affaire suit son cours » mais il est évident que la justice française ne semble pas pressée…

Faudra-t-il que les Femen mettent à exécution leurs menaces de commettre des actes terroristes pour que les autorités cessent de protéger ces enragées ?

27 décembre 2013

CIVITAS rejoindra Jour de Colère le 26 janvier et rassemblera les "Catholiques en Colère"

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Entretien exclusif accordé à Médias-Presse.Info

MPI – Que pensez-vous de cette initiative connue sous l’intitulé Jour de Colère ?

Alain Escada – Le manifeste de Jour de Colère annonce vouloir permettre « l’expression d’une prise de conscience de la société civile face à une action gouvernementale délétère qui nous mène droit vers l’abîme » et évoque un Dies Irae contemporain en énumérant une série de motifs de mécontentement. En tant que président de CIVITAS, j’ai lu attentivement chaque ligne, chaque mot de ce manifeste, et je me suis réjoui d’une telle initiative, tant sur le fond que sur la forme.

 

MPI – Vous êtes connu pour être intransigeant sur les principes. En émettant un avis favorable à propos de ce Jour de Colère et de son manifeste, cela signifie que vous les percevez fort différemment d’autres manifestations que vous trouviez inappropriées ?

A.E. – Sur la forme, j’ai souvent dit et répété que c’est une ineptie d’organiser des manifestations festives lorsqu’on vient exprimer un mécontentement. Veut-on obtenir des résultats, faire reculer un adversaire, mettre fin à un projet inique ? Dans ce cas, il faut démontrer force et détermination. Cela ne se fait pas en dansant sur une musique de boîte de nuit. La fête, il sera toujours temps de l’organiser lorsque nous aurons obtenu une victoire méritant d’être célébrée. Tant que ce n’est pas le cas, l’heure et le ton sont à la bataille, pas à autre chose. L’expression « Jour de Colère » traduit bien cet esprit. J’apprécie aussi que les organisateurs de Jour de Colère permettent à tous les mouvements qui se reconnaissent dans cet objectif commun d’y participer sous leurs propres couleurs et avec leurs propres slogans. Nous avons trop souvent vu par le passé des manifestations dites pour tous chercher à imposer leurs niaiseries en même temps que chasser la moindre trace de christianisme. Ceux qui se plaignaient que leur sweet soit interdit par les autorités étaient les mêmes qui interdisaient tout drapeau à sacré-cœur dans leurs manifestations.

Sur le fond, CIVITAS a toujours exprimé sa détestation des compromissions. Si le nombre doit s’obtenir au prix des reniements, c’est d’office stérile et sans aucun intérêt. Dans le cas du manifeste de Jour de Colère, il n’y a pas d’intention de céder au politiquement correct ou de sombrer dans le consensus mou. La défense de la Famille et de la Patrie y sont explicites. Des thèmes essentiels sont également abordés comme la sécurité, l’immigration, le système scolaire, la fiscalité,… Le choix des mots sonne juste, comme lorsque Jour de Colère prend la défense des paysans. Ce mot paysan si déconsidéré aujourd’hui, alors qu’il illustre l’un des métiers les plus indispensables et les plus respectables. Tout cela sent bon le pays réel et voilà pourquoi je soutiens, au nom de CIVITAS, cette initiative.

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MPI – Cela signifie donc que CIVITAS participera bien au Jour de Colère le 26 janvier à Paris ?

A. E.  – Oui, je vous confirme que CIVITAS y participera. Nous fixerons prochainement un lieu de rendez-vous pour nous regrouper et nous rejoindrons dès 14h ce rassemblement. CIVITAS y viendra avec ses bannières ainsi qu’une grande banderole « Catholiques en colère ». Nous souscrivons à tous les motifs de mécontentement signalés par Jour de Colère. Nous y ajoutons simplement un motif supplémentaire de mécontentement : les nombreuses provocations antichrétiennes tolérées voire organisées par le système qui nous gouverne. Nous avons souvent rappelé que la haine de la famille a pour corollaire la haine du christianisme. Nous pourrions ajouter que la haine de l’identité française a également pour corollaire cette haine du christianisme.

 

MPI – Quels moyens mettrez-vous en œuvre pour soutenir ce Jour de Colère ?

A. E. – CIVITAS profitera des quatre prochaines semaines pour mobiliser tous ses réseaux de sympathisants dans tous les départements. C’est un rendez-vous important pour démarrer 2014 avec de bonnes résolutions. Il faut que ce Jour de Colère soit un succès. Nous tenterons d’y contribuer.

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