27 mai 2009

Chrétien dans la Cité

civitas2.jpgUn petit livret vient de sortir aux éditions du Laurier (36 pages et 5 euros seulement!) : "Chrétien dans la Cité" de Mgr Chevrot. Sa densité et sa profondeur en font un trés précieux allié  pour tous ceux qui, comme nous, sont spécialement appellés à agir en politique pour le bien commun.
Dans cet ouvrage l'auteur, grand spécialiste du commentaire appliqué des Evangiles, toujours de façon originale et trés complète (cf ses superbes "Jésus et la samaritaine" et "Simon Pierre" chez Téqui), aborde ici la problèmatique du travail humain, puis en arrive au réalisme de l'application des principes en société déchristanisée, ceci par un commentaire de la parabole des talents.
Dans un premier temps il fait saisir l'importance du travail pour l'homme (et plus généralement  du dévelopement de ses talents sociaux pour le bien commun) celui-ci le rendant "collaborateur de Dieu".
Puis il laisse apparaître en quoi la parabole des talents illustre :
-"la maîtrise de Dieu sur toute l'activité de notre vie"
-"l'obligation où nous sommes d'accomplir pendant notre vie un travail utile nous permettant de glorifier Dieu"
-"L'achèvement que le travail chrétiennement accompli apporte à notre vie"
On y voit ressortir la beauté du travail passionné et non pas vu sous l'aspect uniquement du gain.
Et il insiste particuliérement sur le danger que constitue la peur d'agir, de risquer de se compromettre.
Et enfin la seconde partie donne de très précieux conseils de réalisme, d'application concrète de la doctrine dans notre société. Ou comment concrètement être aujourd'hui "des agneaux au milieu des loups", efficaces et prudents à la fois.
Une véritable merveille pour tout homme désirant donner sa pleine mesure dans la société tout en restant à la fois un homme de vie intérieure. Et c'est un ouvrage à prêter à toute personne qui ne comprendrait pas le véritable devoir social que nous impose spécialement notre société.

Isabelle Laurençon

09 décembre 2008

La France en danger d'islam

barbusislamistes.jpg

France Jeunesse Civitas vous invite à une conférence-débat présentée par René Marchand sur le thème :

La France en danger d'islam

le vendredi 12 décembre à 19h30 à l’Institut Universitaire St Pie X (21 rue du Cherche Midi VIè).

renémarchand1.jpgJournaliste, écrivain, René Marchand, ancien élève de l'Ecole nationale des Languesrenémarchand2.jpg orientales et de littérature arabes à la Sorbonne, a fait l'essentiel de sa carrière dans l'audiovisuel. Il a publié La France en danger d'islam. Entre Jihâd et Reconquista ainsi qu'une étude sur Mahomet et les origines de l'islam.

Pour tous renseignements complémentaires : 06 99 53 81 06

19 mars 2008

Terrorisme, à qui profite le crime ?

1509662862.jpgC'est la question que nous invite ici à se poser le général Leonid Ivashov, dans sa préface à L'Effroyable Imposture de Thierry Meyssan, démontrant que le spectre du terrorisme international, en l'occurence celui d'al-Qaïda, n'est qu'un instrument utilisé par une clique d'oligarques auxquels les politiciens sont asservis afin de soumettre les populations à l'idée de guerre préventive et d'accélérer la cadence du processus de mondialisation, en même temps que de satisfaire leurs intérêts financiers personnels et transnationaux (les intérêts de ce que l'on désigne usuellement comme le capitalisme apatride ou la finance anonyme et vagabonde).
Le général Ivashov était le chef d'état-major des armées russes au moment des attentats du 11 Septembre 2001.

Romain.



Préface à L'Effroyable Imposture de Thierry Meyssan.


"Le terrorisme international n'existe pas"

par le général Leonid Ivashov



  Comme le montre la situation mondiale, le terrorisme apparaît partout où s'exacerbent les contradictions, où intervient un changement de relations sociales ou de régime, où naît une instabilité politique, économique ou sociale, où se libèrent des potentialités agressives, où intervient la déchéance morale, où triomphent le cynisme et le nihilisme, où le vice se légalise et la criminalité explose.
  C'est la globalisation qui crée les conditions pour ces phénomènes extrêmement dangereux. C'est dans son cadre qu'intervient le nouveau découpage de la carte géostratégique mondiale, que les ressources planétaires sont redistribuées, que les frontières des Etats sont défaites, que le système de droit international est mis en pièces, que les particularités culturelles sont effacées, que la vie spirituelle s'appauvrit...
  L'analyse de l'essence du processus de globalisation, ainsi que des doctrines politiques et militaires des Etats-Unis et de certains autres pays, prouve que le terrorisme contribue à la réalisation d'une domination mondiale et à la soumission des Etats à une oligarchie mondialisée. Cela signifie que le terrorisme n'est pas un sujet indépendant de la politique mondiale mais simplement un instrument, un moyen d'instaurer un monde unipolaire ayant un seul centre de direction globale, un expédient pour effacer les frontières nationales des Etats et instaurer la domination d'une nouvelle élite mondiale. C'est justement cette nouvelle élite qui est le sujet clef du terrorisme international, son idéologue et son "parrain". L'objet principal de la nouvelle élite mondiale est la réalité naturelle, traditionnelle, culturelle et historique, le système existant des relations entre les Etats, l'ordre mondial national et étatique de la civilisation humaine, l'identité nationale.
  Le terrorisme international actuel est un phénomène qui combine l'emploi de la terreur par des structures politiques, étatiques et non étatiques, comme moyen d'atteindre ses objectifs politiques par la voie de l'intimidation, par la déstabilisation sociale et psychologique de la population, par l'écrasement de la volonté de résister des organes du pouvoir et la création des conditions propices à la manipulation de la politique de l'Etat et de la conduite de ses citoyens. Le terrorisme est l'instrument d'une guerre d'un nouveau type. Simultanément, le terrorisme international, en accord avec les médias, devient le système de gestion des processus globaux. C'est précisément la symbiose des médias et de la terreur qui crée les conditions permettant des tournants dans la politique internationale et des modifications de la réalité existante.
  Si l'on analyse dans ce contexte les événements du 11 Septembre 2001 aux Etats-Unis, on peut en tirer les conclusions suivantes:
  1. Les commanditaires de ces attentats sont les cercles politiques et les milieux d'affaires qui avaient intérêt à déstabiliser l'ordre mondial et qui avaient les moyens de financer cette opération. La conception politique de cet acte a mûri là où sont apparues des tensions dans la gestion des ressources, financières et autres. Les raisons de ces attentats doivent être recherchées dans la collision des intérêts du grand capital au niveau transnational et global, dans les cercles qui ne sont pas satisfaits par les cadences du processus de globalisation ou par la direction que ce processus prend. A la différence des guerres traditionnelles dont la conception est déterminée par les politiciens et les généraux, les initiateurs en furent des oligarques et des politiciens qui leur sont soumis.
  2. Seuls les services secrets et leurs chefs actuels ou retraités - mais ayant conservé de l'influence à l'intérieur des structures étatiques - sont capables de planifier, organiser et gérer une opération de telle ampleur. D'une manière générale, ce sont les services secrets qui créent, financent et contrôlent les organisations extrémistes. Sans leur soutien, de telles structures ne peuvent pas exister, et encore moins effectuer des actions d'une telle ampleur à l'intérieur de pays particulièrement bien protégés. Planifier et réaliser une opération de cette échelle est extrêmement compliqué.
  3. Oussama ben Laden et "al-Qaïda" ne peuvent être ni les organisateurs ni les exécutants des attentats du 11 Septembre. Ils n'en ont pas les moyens en termes d'organisation, de ressources ou de dirigeants. Par conséquent, une équipe de professionnels a dû être formée et les kamikazes arabes jouent le rôle de figurants pour masquer l'opération.
  L'opération du 11 Septembre a changé la marche des événements dans le monde, dans la direction qu'avaient choisie les oligarques internationaux et la mafia transnationale, c'est-à-dire ceux qui aspirent au contrôle des ressources naturelles de la planète, comme à celui du réseau d'information globale et des flux financiers. Cette opération a aussi joué le jeu de l'élite politique et économique des Etats-Unis qui aspire également à la domination globale.
  L'usage du terme "terrorisme international" vise à remplir les objectifs suivants:
  -la dissimulation des buts réels des forces réparties à travers le monde, luttant pour la domination et le contrôle global;
  -le détournement des revendications des populations dans une lutte aux buts incertains contre un ennemi invisible, la destruction des normes internationales fondamentales, l'altération conceptuelle des termes tels que: agression, terreur étatique, dictature ou mouvement de libération nationale;
  -la privation des peuples de leur droit légitime à la résistance armée contre l'agression et à l'action contre l'activité de sape de services spéciaux étrangers;
  -la renonciation à la défense prioritaire des intérêts nationaux, la transformation des objectifs dans le domaine militaire par un glissement vers la lutte contre le terrorisme, la violation de la logique des alliances militaires au détriment d'une défense conjointe et au profit de la coalition antiterroriste;
  -la résolution des problèmes économiques par voie d'une contrainte militaire forte sous prétexte de la lutte contre le terrorisme. [...]