30 novembre 2009

Se former en ligne (1) - Histoire des idées politiques

Parce que nous considérons la formation nécessaire et au service de l'action politique, nous mettons en ligne la plupart des conférences de la dernière session de formation de FJC, qui seront également accessibles dans la rubrique bibliothèque.

Ce premier article concerne l'histoire des idées politiques, enseignée par le très érudit abbé Alain Lorans. En vous souhaitant une bonne écoute!

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Politique d'Aristote et de saint Thomas d'Aquin


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L'idéalisme allemand (Kant, Fichte, Hegel), Proudhon


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Le Marxisme-léninisme, Maurras


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18 novembre 2009

L’IDENTITÉ NATIONALE FRANCAISE - Pierre MARTIN

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« La vie nationale est, de sa nature, l’ensemble actif de toutes les valeurs de civilisation qui sont propres à un groupe déterminé, le caractérisent et constituent comme le lien de son unité spirituelle. »

Pie XII, Radiomessage de Noël, 24 décembre 1954


Qu’est-ce que l’identité nationale ?


L’identité nationale est ce qui fait la spécificité d’une nation, ce qui la caractérise, ce qui permet de la reconnaître. Cette identité nationale, appelée en France la francité, est l’âme même de l’être national1.


Les éléments de l’identité nationale


L’identité nationale s’appréhende à partir d’un certain nombre d’éléments permanents et positifs dont on peut citer parmi les plus évidents :

  • la langue (la défense de la langue française comme élément de l’identité nationale française est très ancienne, puisque Joachim du Bellay publie en 1549 -avec l’aide de Pierre de Ronsard- un ouvrage intitulé Défense et illustration de la langue française et qu’il explique : « La mesme loi naturelle qui commande à chacun de défendre le lieu de sa naissance, nous oblige aussi de garder la dignité de nostre langue. »2 ; en plus du français d’oïl, langue officielle de l’Etat en France depuis l’ordonnance de Villers-Cotterêts promulguée le 5 août 1539 sous le règne de François Ier, il existe en France huit autres langues nationales historiques : le français d’oc ou occitan, le franco-provençal, le flamand, l’alsacien, le corse, le catalan, le basque et le breton, dont il est parfaitement légitime de permettre l’expression sur leur territoire historique, à travers des journaux, des livres ou éventuellement des écoles) ;

  • la religion, quand elle constitue réellement un élément positif du patrimoine de la nation, comme c’est le cas pour le catholicisme ; la religion influe toujours fortement sur le genre de vie des hommes mêmes lorsqu’ils sont indifférents du point de vue religieux ; ainsi, dans les pays de civilisation chrétienne, on compte les années depuis la naissance du Christ, on ne travaille pas le dimanche, ni les jours de grandes fêtes religieuses -à savoir l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint, Noël-, la famille est monogamique ;

  • les traditions et coutumes, qui constituent parfois un véritable art de vivre -la façon de chanter et de danser, c’est-à-dire le folklore ; les traditions culinaires, à savoir l’art de la table, avec ses plats nationaux et ses produits du terroir ; les coutumes vestimentaires ;

1 Traditionnellement, le terme de nation renvoie à la communauté d’appartenance, au sein de laquelle les hommes naissent et sont éduqués. Par son étymologie même, qui exprime une idée de filiation, de naissance -nation vient de nasci-, la nation représente une réalité dynamique. Elle n’est pas le simple total des vivants, puisqu’elle existait avant ceux-ci et qu’elle continuera après leur mort : elle est  une communauté de morts, de vivants et de fils à naître. On appelle donc d’une façon habituelle nation la communauté vivante des générations qui se transmettent et gèrent l’héritage très précieux constitué par le patrimoine matériel et spirituel légué par les ancêtres, désigné lui-même sous le terme d’identité nationale ou de vie nationale, ou encore de caractéristiques nationales.

2 Cité par Marie-Madeleine Martin. Histoire de l’unité française. Paris. 1949. Réédition aux Editions du Conquistador. 1957. 430 p.

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09 novembre 2009

exposé clair et concis sur la philosophie marxiste et le communisme

marteau-faucille-chaine.jpgIl y a 2o ans aujourd'hui tombait le mur de Berlin...


Loin des commémorations, de l'instant médiatique et du caractère éphémère de cet anniversaire, nous invitons nos lecteurs, via notre bibliothèque, à consulter l'EXCELLENT ouvrage de Jean Daujat intitulé "connaître le communisme".


C'est la philosophie de Marx et son origine que nous expose l'auteur, nous permettant ainsi de mieux comprendre comment et pourquoi le communisme est loin d'être, à l'image du mur de Berlin, un vestige du passé.

introduction:

 

Contrairement à ce que pensent certains, le communisme est toujours un sujet d’actualité. La théorie marxiste-léniniste a une grande influence dans nos pays occidentaux, elle imprègne les médias et l’action politique. Elle détient le pouvoir dans un certain nombre de pays, dont le plus peuplé, la Chine. Le pape Pie XI, dans l’encyclique Divini Redemptoris, avait déclaré le communisme « intrinsèquement pervers » et condamné toute possibilité de collaboration entre lui et l’Eglise catholique : cette décision demeure-t-elle aujourd’hui devant ce qu’on a appelé « l’évolution » du communisme qui, depuis quelques années, s’est si profondément transformé ? Le communisme change de visage, mais ses principes restent ; il faut donc le connaître, connaître la philosophie de Marx.

La suite en pdf (14 pages)

25 octobre 2009

Fête du Christ Roi

En ce dimanche de la fête du Christ Roi, nous vous invitons à visiter notre bibliothèque et consulter l'ouvrage intitulé LE CHRIST ROI ET LA POLITIQUE CHRÉTIENNE écrit par les moines de l'abbaye bénédictine de Notre Dame de Bellaigue.


Christ_Roi.jpg« Sa domination est une domination éternelle qui ne passera pas et sa royauté une royauté qui ne sera pas détruite. » (Daniel, VII,14)

Les fêtes du Christ-Roi

La fête du Christ Roi, célébrée le dernier dimanche d’octobre, a été introduite par le pape Pie XI en 1925 par son encyclique Quas Primas. Ce n’était pas une dévotion nouvelle. La fête traditionnelle de la Royauté du Christ est une des plus anciennes : c'est la fête de l'Epiphanie. Dans  l'hommage des trois rois, nous voyons l'hommage de tous les peuples et de tous les princes, au Roi des rois. Les mages offrent l'or à Jésus en reconnaissance de sa Royauté.

Toutes les grandes fêtes de l’année proclament et célèbrent cette Royauté du Christ, comme « Roi des nations » (Antienne de l’Avent le 22 décembre), « Roi pacifique » (Noël), « Roi, Christ Rédempteur » (Rameaux), « Roi de gloire, Seigneur des armées » (Ascension), dont l’Esprit « remplit l’Univers » (Pentecôte) et conquiert le monde par son Eglise.

Pourquoi Pie XI a-t-il donc introduit cette fête du Christ Roi ? A une époque de laïcisme et d'athéisme, il fallait, et il faut encore aujourd’hui rappeler ce qui, autrefois, était évident pour tout chrétien, à savoir que le Christ règne sur la société. En effet, si l’ordre spirituel et l’ordre temporel sont distincts, ils ne sont pas séparés.

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20 octobre 2009

Des Bretons partent en campagne contre le travail dominical

IMG_0848.JPGCe lundi soir, dans la salle des fêtes de Lanvallay, quelques dizaines de catholiques bretons ont répondu à l'appel commun du Prieuré local et de l'Institut Civitas. Ils viennent s'informer à propos du travail dominical. Ils sont de tous les âges et viennent parfois de loin. Il y a même l'un ou l'autre élu municipal.
C'est Monsieur l'abbé Barrère, responsable du Prieuré de Lanvallay, qui prend le premier la parole. Il rappelle ce qu'enseigne l'Eglise à propos du dimanche, jour du Seigneur. Le message est clair : la sanctification du dimanche se traduit bien sûr par l'assistance à la messe mais aussi par l'abstention des œuvres serviles.
Après ce regard théologique sur la question, c'est au tour d'Alain Escada, secrétaire général de l'Institut Civitas d'exposer l'origine de la loi, ses conséquences diverses et la façon de tenter d'enrayer son application.
Ensuite, Hervé de Cacqueray décrivit les projets d'actions locales à mettre en place avec l'aide du public présent.
Très attentif, le public ne manqua pas de poser de nombreuses questions. Et l'on s'aperçoit à quel point peu nombreux sont ceux qui mesuraient bien l'ampleur du caractère néfaste de cette loi avant d'écouter une telle séance d'information.IMG_0844.JPG
Au final, la majorité des présents prit la résolution de contribuer d'une façon ou d'une autre à une campagne l
ocale contre le travail dominical et on peut déjà annoncer avec joie la naissance d'une association "Chrétienté en Bretagne" qui prendra l'organisation de cette campagne en main.

Chrétienté en Bretagne : 06.83.30.31.51 ou chretientebretagne@yahoo.fr

15 septembre 2009

Doctrines philosophiques et systèmes politiques de Louis Jugnet

livre.pngNous mettons en ligne et au format pdf l'ouvrage fondamental intitulé " Doctrines philosophiques et systèmes politique " de Louis JUGNET.

Ce texte est un résumé du cours professé à l' I.E.P de Toulouse en 1965.

Pour le télécharger, veuillez cliquer ici

 

Résumé du Cours sur  "Doctrines philosophiques et systèmes politiques"

1° La philosophie ne doit pas être négligée par les étudiants de l'Institut.

D'abord, pour leur culture personnelle - motif auquel, Dieu merci, certains ne sont pas insensibles... Sans réflexion philosophique, on aboutit, soit aux fantaisies rhétoriques, soit à la barbarie techniciste (v. le « Meilleur des Mondes », d'A. Huxley). Ensuite, utilitairement, ceux qui veulent préparer l'E.N.A. doivent savoir que souvent les conversations avec le jury prennent un tour philosophique. (C'est pour­quoi on introduit en 4e année un enseignement sur cette matière).

Plus particulièrement, il y a une philosophie politique, d'importance considérable : Platon, Rousseau, Hégel, Marx, Sartre, Raymond Aron, etc.

2° Quelques notions fondamentales pour comprendre lse grandes doctrines. Le foisonnement de celles-ci ne doit pas cacher les constantes, les grandes lignes de force.

a) La distinction entre l'attitude réaliste et l'attitude idéaliste, au sens précis que ces mots prennent en philosophie (v. un bon manuel de philosophie, ou un vocabulaire comme celui de Lalande). Ceci concer­ne la théorie de la connaissance et la métaphysique, mais il y a une application politique : certains auteurs considérant la société avant tout comme un fait, une donnée, qu'on peut sans doute améliorer, mais qu'il faut d'abord prendre comme elle est (Aristote, Montesquieu, Comte, Marx, Maurras) c'est le réalisme politique. D'autres s'occupent peu du fait, et ne s'attachent qu'à réaliser à tout prix un idéal posé a priori (Rousseau, Brunschwig, Jaurès) c'est l'idéalisme politique.

b)         Rapports entre morale et politique.

En fait, trois attitudes possibles :

- Ou bien on interdit à la morale de s'occuper du politique (soit parce qu'on ne croit pas du tout à la morale, soit qu'on la cantonne dans la conduite individuelle). C'est le Machiavélisme, idée et pratique fort répandue.

- Ou bien on incorpore si totalement la politique à la morale qu'elle en devient une branche (sorte de morale civique). C'est le « moralisme politique », ex : Brunetière, Marc Sangnier et le « Sillon » et, dans une certaine mesure, l'école de Maritain.

- Ou bien on admet à la fois que la politique a un aspect technique irréductible à la morale, qu'elle n'est identique à cette dernière ni dans son but ni dans ses moyens (contre le moralisme) ; mais qu'elle est strictement subordonnée aux exigences morales dans son usage et ses réalisations (un peu comme la médecine). C'est l'attitude d'un certain nombre de penseurs dont nous reparlerons en diverses leçons.

 

20 août 2009

Campagne contre le travail dominical et session Civitas des 12 et 13 septembre


catvoyez.jpgEn raison de la grande campagne nationale que Civitas organise contre le travail dominical, la session de formation des 12 et 13 septembre revêtira une importance toute particulière et sera réaménagée de façon à être encore plus concrète et à faire part en détail de la méthodologie à suivre.

Que l'on soit chef de cercle Civitas ou simple sympathisant, que l'on soit élu ou simple électeur, que l'on soit commerçant ou simple consommateur, que l'on soit étudiant ou retraité, que l'on habite une grande ville ou un petit village, chaque catholique soucieux du Bien commun pourra trouver au cours de cette session une façon de tenter de contribuer à ce Bien commun.

Ne manquez pas cette opportunité, inscrivez-vous au plus vite à la session :
"Catholiques, voyez, il y a tant à faire".
organisée conjointement par l'Institut Civitas, France Jeunesse Civitas et Belgique & Chrétienté

 

Cette session s'adresse à tous les catholiques de bonne volonté, jeunes et moins jeunes, désireux de voir la doctrine sociale de l'Eglise appliquée dans leur Cité. Cette session s'inscrit également dans le programme logique des sessions de novembre et de février proposées aux jeunes gens de France Jeunesse Civitas et du Mouvement de Jeunesse de Belgique et Chrétienté mais chaque session peut être suivie de façon indépendante. Une fois par an, nous organisons une grande session ouverte à tous les âges, c'est la session de septembre.

Quand ? Les 12 et 13 septembre 2009 (possibilité d'arriver dès le vendredi soir)

Où ? Au Château de Couloutre (Nièvre)

Prix de la participation ? 30 euros/personne - Etudiant: 25 euros/personne (repas et logement sur place compris)

Programme détaillé ci-dessous. Pour faciliter la logistique, inscrivez-vous dès aujourd'hui !

SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2009
07h30 : messe
08h15 : petit-déjeuner
09h00 : Mot d'accueil (François de Penfentenyo)
09h10 : Nouvelles orientations pour une authentique action à partir de l'échelon local (Alain Escada)
10h00 : De Ramsay à Franklin, Montesquieu, Rousseau (Abbé A. Lorans
11h00 : Antilibéralisme (Abbé L. Duverger)
12h00 : déjeuner
14h00 : Être Maire et agir pour le Bien Commun (Xavier Pierson, Maire des Eparges)
15h00 : Des structures locales où agir pour défendre la Famille (Mme Nicole Prud'homme, président d'honneur de la Caisse Nationale des Allocations Familiales)
15h30 : Exemples de lobbying à l'échelon local (Philippe Fabre, président de l'Association de Catholiques du Val d'Oise)
16h00 : Méthodologie et efficacité (Léon-Pierre Durin)
17h00 : De la politique catholique à la politique maçonnique : le mythe de la laïcité (Professeur Hugues Petit)
18h00 : Quelle Action catholique ? (J.R. Ducray)
19h00 : chapelet
19h30 : dîner
20h45 : Du régional au mondial (Professeur Pierre Hillard)
21h45 : veillée
DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2009
07h30 : messe
09h00 : petit-déjeuner
09h45 : La Contre-Révolution (Bonald, Maistre, les Espagnols), Auguste Comte (Abbé A. Lorans)
10h45 : L'épopée des Cristeros (Diego Olivar Robles)
11h45 : La commune, son organisation et l'évolution de son environnement territorial (Maurice de Sainte Marie)
12h45 : déjeuner
14h15 : Investir le milieu associatif local (Etienne Lacroix)
14h45 : Catholiques, voyez, il y a tant à faire - mot de conclusion (Abbé R. de Cacqueray)
15h45 : consignes
16h30 : départ

Durant le week-end, une activité militante sera proposée aux plus jeunes.

Civitas - 17 rue des Chasseurs - 95100 Argenteuil - France / Belgique & Chrétienté - 48 rue de la Cible - 1030 Bruxelles

Tél France: 01.34.11.16.94 - secretariat@civitas-institut.com -  Tél Belgique: 02.503.55.21 - info@bechrist.be

M Mme Mlle ............................................................................................................................................................

Demeurant .................................................................................................................................................................

Code Postal ................................... Ville ......................................................... Tél ..................................................

O    S'inscrit à la session des 12 et 13 septembre 2009 à Couloutre (57) avec :

...................................................................................................................................................................................

...................................................................................................................................................................................

soit        ......... x 30€  soit ................. €          -       .......... x 25€ (étudiant) soit ................. €        (à l'ordre de Civitas)

O    Arrivera le   11 septembre  soir    -  le   12 septembre  matin   (rayer la mention inutile)

O     Viendra en voiture (ville et heure de départ) ....................................................... et disposera de ............... places

O    Viendra en train le ............... septembre, demande à être attendu en gare de Nevers à ........................ heures

et reconduit le 13 vers ....................... heures.

www.civitas-institut.com - www.francejeunessecivitas.com - www.bechrist.be

12 juin 2009

Session d'été les 12 et 13 septembre 2009 - Catholiques, voyez, il y a tant à faire

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L'Institut Civitas, France Jeunesse Civitas et Belgique & Chrétienté s'associent pour vous proposer une enrichissante session d'été sur le thème "Catholiques, voyez, il y a tant à faire".

En effet, trop souvent, nous entendons des propos teintés de résignation. Pourtant, nous faisons le pari de montrer comment chacun peut à un degré ou à un autre contribuer à la reconquête et participer, à partir de l'échelon local, à la restauration d'une France catholique.

Cette session s'adresse à tous les catholiques de bonne volonté, jeunes et moins jeunes, désireux de voir la doctrine sociale de l'Eglise appliquée dans leur Cité.

Quand ? Les 12 et 13 septembre 2009 (possibilité d'arriver dès le vendredi soir)

Où ? Au Château de Couloutre (Nièvre)

Prix de la participation ? Institut Civitas / Belgique & Chrétienté : 30 euros/personne - France Jeunesse Civitas / Mouvement de Jeunesse de Belgique & Chrétienté : 25 euros/personne (repas et logement sur place compris)

Pour aider la logistique, inscrivez-vous dès aujourd'hui ! secretariat@civitas-institut.com ou info@bechrist.be

(le programme complet de la session sera publié fin juin)

www.civitas-institut.com

www.francejeunessecivitas.com

www.bechrist.be - http://belgiqueetchretiente.hautetfort.com/

France : 01.34.11.16.94 - Belgique : 02.503.55.21

27 mai 2009

Chrétien dans la Cité

civitas2.jpgUn petit livret vient de sortir aux éditions du Laurier (36 pages et 5 euros seulement!) : "Chrétien dans la Cité" de Mgr Chevrot. Sa densité et sa profondeur en font un trés précieux allié  pour tous ceux qui, comme nous, sont spécialement appellés à agir en politique pour le bien commun.
Dans cet ouvrage l'auteur, grand spécialiste du commentaire appliqué des Evangiles, toujours de façon originale et trés complète (cf ses superbes "Jésus et la samaritaine" et "Simon Pierre" chez Téqui), aborde ici la problèmatique du travail humain, puis en arrive au réalisme de l'application des principes en société déchristanisée, ceci par un commentaire de la parabole des talents.
Dans un premier temps il fait saisir l'importance du travail pour l'homme (et plus généralement  du dévelopement de ses talents sociaux pour le bien commun) celui-ci le rendant "collaborateur de Dieu".
Puis il laisse apparaître en quoi la parabole des talents illustre :
-"la maîtrise de Dieu sur toute l'activité de notre vie"
-"l'obligation où nous sommes d'accomplir pendant notre vie un travail utile nous permettant de glorifier Dieu"
-"L'achèvement que le travail chrétiennement accompli apporte à notre vie"
On y voit ressortir la beauté du travail passionné et non pas vu sous l'aspect uniquement du gain.
Et il insiste particuliérement sur le danger que constitue la peur d'agir, de risquer de se compromettre.
Et enfin la seconde partie donne de très précieux conseils de réalisme, d'application concrète de la doctrine dans notre société. Ou comment concrètement être aujourd'hui "des agneaux au milieu des loups", efficaces et prudents à la fois.
Une véritable merveille pour tout homme désirant donner sa pleine mesure dans la société tout en restant à la fois un homme de vie intérieure. Et c'est un ouvrage à prêter à toute personne qui ne comprendrait pas le véritable devoir social que nous impose spécialement notre société.

Isabelle Laurençon

16 mai 2009

Le déracinement de tous les cadres organiques

mont-sat-michel-pélerins.jpg Il n’est pas un aspect du monde actuel qui ne soit affecté par ce phénomène de la désincarnation de l’esprit et de l’animalisation de la vie. Voyez, sur le plan individuel, ce bourgeois « chrétien » dont la religion est réduite à un déisme théorique et dont la vie est un tissu de passions, cet autre, « émancipé », qui cultive mentalement « les grands principes » et qui descend toutes les pentes de ses désirs. Voici, sur le plan scientifique, le freudisme avec sa réduction de l’homme à la logique impitoyable du Sexe et son apologie de la libido, la physique moderne avec sa vision purement mathématique d’un monde mis en équations et la technique qui en découle et qui flatte nos instincts de mort et de plaisir. L’Art s’évade dans l’abstrait et ne provoque plus en nous qu’une vibration nerveuse. La Justice sociale se projette dans le ciel des systèmes et l’égoïsme de l’individu et des groupes se concentre. Les nations s’enivrent de mythes et déclenchent les instincts les plus vulgaires de l’homme. Partout l’esprit se libère et se déploie en concepts vides de toute réalité, partout la chair bondit, soulevée par la jouissance, la violence, l’intérêt et l’orgueil. Et partout, entraînés par une giration qui les associe en une unité monstrueuse, l’esprit dévitalisé se met au service de la vie déspiritualisée, la gonfle et la fortifie, tandis que la vie à son tour se justifie méthodiquement par l’esprit.

Il est clair que cette apothéose de la raison humaine détachée à la fois du réel et de son lieu d’incarnation a une origine et une fin déterminées. Nous connaissons cette origine : l’individualisme, l’exaltation de l’autonomie, le déracinement de tous les cadres organiques : famille, métier, patrie, Eglise, qui naguère encore mettaient l’homme en contact avec un univers imprégné de civilisation morale, le refus de toute transcendance, l’idolâtrie de soi.

Marcel DE CORTE

(Du fond de l’abîme)

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