14.05.2008
Et si les Irlandais disaient NON au Traité de Lisbonne...
Irlande : ouverture de la campagne référendaire
Ludovic de Danne, 14.05.2008
Alors que les intentions de vote sont floues, du fait de l'incertitude d'un tiers des électeurs irlandais, la Commission référendaire irlandaise[1] a débuté le 13 mai la campagne d'information officielle (tous supports médias confondus) avec un budget de 5 millions d'euros pour ce référendum qui aura lieu le 12 juin prochain.
Cette Commission, qualifiée de "neutre et indépendante", va distribuer plus de deux millions d'exemplaires d'un manuel expliquant les propositions du traité de Lisbonne et de ce qui pourrait modifier l'actuelle Union européenne en cas du succès du OUI. Cette neutralité n'aura malgré tout pas empêché cette officine d'insister dans ce document très simplifié sur un argument majeur du camp du OUI. : La règle d'" Opt In, Opt Out". Un privilège accordé à l'Irlande (comme au Royaume Uni) qui lui permet d'accepter ou non des décisions concernant par exemple "l'Espace de liberté, de sécurité et de justice" qui couvre des questions liées au droit d'asile, à l'immigration, aux contrôles aux frontières et enfin à la sacro sainte politique de neutralité militaire de l'Irlande.
M. O'Neill, un juge de la Haute Cour qui préside cette commission, a tout de même déclaré que le manuel ne couvrait pas tous les aspects du traité, mais ce qu'il considère comme étant les principales dispositions...
Si la commission référendaire se dit "neutre", le gouvernement irlandais s'est quant à lui lancé dans une campagne empreinte de catastrophisme en faveur du traité de Lisbonne. Le nouveau premier ministre, Brian Cowen, appelant ses concitoyens à se prononcer massivement pour le OUI. "Ce serait un pas en arrière qui ruinerait le positionnement stratégique que nous avons mis en place en tant que membre de l'Union européenne depuis 35 ans... Il y aurait de très graves conséquences."[2]
Selon le Sunday Business Post du 11 mai dernier[3], le OUI se situerait à 38 %, le NON à 28% et les indécis à 34 %.[1] Site de la Commission référendaire : www.lisbontreaty2008.ie
[2]http://euobserver.com/9/26124
[3] www.sbpost.ie/
18:20 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irlande, traité de lisbonne, souveraineté, droite nationale, catholique, identitaire, nationalisme
13.05.2008
Mai 68 : "tout le monde couchait avec tout le monde"
"C'était le droit au désir pour tous. Auparavant, on vivait des amours interrompues qui s'arrêtaient au dernier stade («mes parents ne veulent pas», «je veux rester vierge pour le mariage»). Désormais, une jeune fille pouvait choisir qui elle voulait, désobéir à la norme sociale, parentale, familiale... (...) Disons-le: ce fut une époque où tout le monde couchait avec tout le monde, par désir autant que par curiosité. On aurait dit des enfants lâchés dans une pâtisserie! Enfin, on pouvait tout avoir, tout goûter! On se disait qu'il ne fallait rien refuser, même pas les expériences homosexuelles."Mai 68, événement symbole de la libération sexuelle et des perversions. Le journaliste et essayiste Jean-Claude Guillebaud écrit dans Sud-Ouest à propos de la pédophilie : "Des crétins dans le vent allaient jusqu'à vanter la permissivité en ce domaine, sans que cela ne suscite beaucoup de protestations". Dans L'Humanité, Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny et responsable de l'Association pour la promotion de la citoyenneté des enfants et des jeunes, expliquait en 1997, l'inertie de la société : "La justice et la police du pays sont à l'image d'un peuple. Il y a quelques années, tout le monde se gobergeait à écouter l'écrivain Matzneff qui racontait dans une émission de Bernard Pivot comment il aimait bien faire l'amour avec des gamines de douze-treize ans, "le sel de sa vie sexuelle", disait-il. Les Français que nous sommes n'ont pas d'un seul bloc fermé leur poste de télévision et contesté la parole de Matzneff. Tout le monde a plus ou moins entendu cette "sexualité différente" qui, somme toute ferait partie "du libre choix des uns et des autres". Aujourd'hui, on parle enfin de crime contre l'humanité."
En 1977, plusieurs intellectuels signent une pétition en faveur d'inculpés maintenus en détention provisoire pendant trois années dans une affaire de pédophilie. Les signataires s'appellent Louis Aragon, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Roland Barthes, Francis Ponge, André Glucksmann, Bernard Kouchner, François Chatelet, Patrice Chéreau, Philippe Sollers, Félix Guattari, Jack Lang... Si le journal Le Monde qui a publié cette pétition, fait aujourd'hui son autocritique, Libé joue sur les deux tableaux : Serge July avoue que son journal a "légitimé des pratiques parfois criminelles". Mais c'est encore Libération qui publie les cris outrés de Philippe Sollers parlant d'une "offensive de droite ou réactionnaire".
13:24 Publié dans Evènements, Gauchisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mai 68, gauchisme, pédophilie, révolution sexuelle, louis aragon
06.05.2008
Mai 68 et la pédophilie
Le monde nouveau dont rêvaient les soixante-huitards devait banaliser la pédophilie.12:23 Publié dans Citations, Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : daniel cohn-bendit, mai 68, pédophilie, libération, gauchisme
02.04.2008
Et voilà l'immigration climatique !

humanitaires se traduira par une pression accrue sur les ressources des pays donateurs.” décrit le rapport.
Sur fond de catastrophisme humanitaire, ce rapport, fournit l’occasion aux européistes, jamais à court d’idées, de professer qu'aux yeux de l'Europe “l’immigration climatique pourrait aussi être une force de rajeunissement pour sa population déclinante“.
11:01 Publié dans Evènements, Immigration | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france jeunesse civitas, immigration, droite nationale, identité
19.03.2008
Terrorisme, à qui profite le crime ?
C'est la question que nous invite ici à se poser le général Leonid Ivashov, dans sa préface à L'Effroyable Imposture de Thierry Meyssan, démontrant que le spectre du terrorisme international, en l'occurence celui d'al-Qaïda, n'est qu'un instrument utilisé par une clique d'oligarques auxquels les politiciens sont asservis afin de soumettre les populations à l'idée de guerre préventive et d'accélérer la cadence du processus de mondialisation, en même temps que de satisfaire leurs intérêts financiers personnels et transnationaux (les intérêts de ce que l'on désigne usuellement comme le capitalisme apatride ou la finance anonyme et vagabonde).
Le général Ivashov était le chef d'état-major des armées russes au moment des attentats du 11 Septembre 2001.
par le général Leonid Ivashov
Comme le montre la situation mondiale, le terrorisme apparaît partout où s'exacerbent les contradictions, où intervient un changement de relations sociales ou de régime, où naît une instabilité politique, économique ou sociale, où se libèrent des potentialités agressives, où intervient la déchéance morale, où triomphent le cynisme et le nihilisme, où le vice se légalise et la criminalité explose.
C'est la globalisation qui crée les conditions pour ces phénomènes extrêmement dangereux. C'est dans son cadre qu'intervient le nouveau découpage de la carte géostratégique mondiale, que les ressources planétaires sont redistribuées, que les frontières des Etats sont défaites, que le système de droit international est mis en pièces, que les particularités culturelles sont effacées, que la vie spirituelle s'appauvrit...
L'analyse de l'essence du processus de globalisation, ainsi que des doctrines politiques et militaires des Etats-Unis et de certains autres pays, prouve que le terrorisme contribue à la réalisation d'une domination mondiale et à la soumission des Etats à une oligarchie mondialisée. Cela signifie que le terrorisme n'est pas un sujet indépendant de la politique mondiale mais simplement un instrument, un moyen d'instaurer un monde unipolaire ayant un seul centre de direction globale, un expédient pour effacer les frontières nationales des Etats et instaurer la domination d'une nouvelle élite mondiale. C'est justement cette nouvelle élite qui est le sujet clef du terrorisme international, son idéologue et son "parrain". L'objet principal de la nouvelle élite mondiale est la réalité naturelle, traditionnelle, culturelle et historique, le système existant des relations entre les Etats, l'ordre mondial national et étatique de la civilisation humaine, l'identité nationale.
Le terrorisme international actuel est un phénomène qui combine l'emploi de la terreur par des structures politiques, étatiques et non étatiques, comme moyen d'atteindre ses objectifs politiques par la voie de l'intimidation, par la déstabilisation sociale et psychologique de la population, par l'écrasement de la volonté de résister des organes du pouvoir et la création des conditions propices à la manipulation de la politique de l'Etat et de la conduite de ses citoyens. Le terrorisme est l'instrument d'une guerre d'un nouveau type. Simultanément, le terrorisme international, en accord avec les médias, devient le système de gestion des processus globaux. C'est précisément la symbiose des médias et de la terreur qui crée les conditions permettant des tournants dans la politique internationale et des modifications de la réalité existante.
Si l'on analyse dans ce contexte les événements du 11 Septembre 2001 aux Etats-Unis, on peut en tirer les conclusions suivantes:
1. Les commanditaires de ces attentats sont les cercles politiques et les milieux d'affaires qui avaient intérêt à déstabiliser l'ordre mondial et qui avaient les moyens de financer cette opération. La conception politique de cet acte a mûri là où sont apparues des tensions dans la gestion des ressources, financières et autres. Les raisons de ces attentats doivent être recherchées dans la collision des intérêts du grand capital au niveau transnational et global, dans les cercles qui ne sont pas satisfaits par les cadences du processus de globalisation ou par la direction que ce processus prend. A la différence des guerres traditionnelles dont la conception est déterminée par les politiciens et les généraux, les initiateurs en furent des oligarques et des politiciens qui leur sont soumis.
2. Seuls les services secrets et leurs chefs actuels ou retraités - mais ayant conservé de l'influence à l'intérieur des structures étatiques - sont capables de planifier, organiser et gérer une opération de telle ampleur. D'une manière générale, ce sont les services secrets qui créent, financent et contrôlent les organisations extrémistes. Sans leur soutien, de telles structures ne peuvent pas exister, et encore moins effectuer des actions d'une telle ampleur à l'intérieur de pays particulièrement bien protégés. Planifier et réaliser une opération de cette échelle est extrêmement compliqué.
3. Oussama ben Laden et "al-Qaïda" ne peuvent être ni les organisateurs ni les exécutants des attentats du 11 Septembre. Ils n'en ont pas les moyens en termes d'organisation, de ressources ou de dirigeants. Par conséquent, une équipe de professionnels a dû être formée et les kamikazes arabes jouent le rôle de figurants pour masquer l'opération.
L'opération du 11 Septembre a changé la marche des événements dans le monde, dans la direction qu'avaient choisie les oligarques internationaux et la mafia transnationale, c'est-à-dire ceux qui aspirent au contrôle des ressources naturelles de la planète, comme à celui du réseau d'information globale et des flux financiers. Cette opération a aussi joué le jeu de l'élite politique et économique des Etats-Unis qui aspire également à la domination globale.
L'usage du terme "terrorisme international" vise à remplir les objectifs suivants:
-la dissimulation des buts réels des forces réparties à travers le monde, luttant pour la domination et le contrôle global;
-le détournement des revendications des populations dans une lutte aux buts incertains contre un ennemi invisible, la destruction des normes internationales fondamentales, l'altération conceptuelle des termes tels que: agression, terreur étatique, dictature ou mouvement de libération nationale;
-la privation des peuples de leur droit légitime à la résistance armée contre l'agression et à l'action contre l'activité de sape de services spéciaux étrangers;
-la renonciation à la défense prioritaire des intérêts nationaux, la transformation des objectifs dans le domaine militaire par un glissement vers la lutte contre le terrorisme, la violation de la logique des alliances militaires au détriment d'une défense conjointe et au profit de la coalition antiterroriste;
-la résolution des problèmes économiques par voie d'une contrainte militaire forte sous prétexte de la lutte contre le terrorisme. [...]
14:52 Publié dans Evènements, Islam, Livre, Lobby | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : civitas, terrorisme, islam, mondialisme, capitalisme apatride
16.02.2008
Manifestation samedi 23 février à Strasbourg contre l'indépendance du Kosovo et l'islamisation de l'Europe !
Non à l’indépendance du Kosovo !
Non à l’islamisation de l’Europe !
Rassemblement
Place Gutenberg à Strasbourg,
Samedi 23 février à 15 h 00
Venez NOMBREUX et faîtes venir vos amis.
Le Kosovo, province historique de la Serbie, défendu en 1389 lors de la bataille héroïque de Kosovo Spoljie contre l’envahisseur turc, a subi deux siècles d’immigration musulmane albanaise massive, en particulier avec la complicité du régime communiste à partir de 1945.
Les immigrés albanais constituent désormais la majorité de la population du Kosovo. Appuyés par leur milice terroriste UCK dont des membres siègent désormais au gouvernement du Kosovo, les Albanais s’apprêtent à proclamer leur indépendance, avec la bénédiction des bandits qui gouvernent les Etats-Unis et l’Union Européenne.
A la fin du conflit (largement déformé par la presse) entre Serbes et Albanais de 1999, où l’OTAN a bombardé la Serbie et fait de nombreuses victimes civiles innocentes, des négociations devaient être engagées pour définir un nouveau statut du Kosovo au sein de l’Etat serbe.
Les Albanais ont toujours rejeté les négociations et campé sur leur position séparatiste, contrairement aux accords pris en 1999.
Pendant ce temps, les milices terroristes albanaises ont poursuivi leur nettoyage ethnique. Chaque mois on décompte des Eglises brûlées, des populations serbes attaquées…
Les Albanais, faussement appelés « Kosovars » par les médias, s’apprêtent à proclamer leur indépendance, en dehors de toute règle du droit international.
Dans le même temps, cette communauté internationale refuse aux Serbes qui sont majoritaires au nord du Kosovo et aux Serbes de Bosnie le droit de se rattacher à la Serbie, au nom du même « droit international ».
Aujourd’hui le Kosovo… Et demain ? La Seine-Saint-Denis ? Marseille ? Ou l’Elsau à Strasbourg ?
Cela suffit !
Nous n’accepterons jamais que
l’Europe devienne terre d’Islam.
Nous resterons maîtres chez nous !
12:48 Publié dans Action, Agenda, Evènements, Immigration, Islam | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : France, Civitas, Kosovo, Serbie, islamisation, immigration
Aujourd'hui le Kosovo, demain Villiers-le-Bel ?
Les observateurs géopolitiques attendent d'une minute à l'autre la proclamation d'indépendance du Kosovo. Avec le regard bienveillant des Etats-Unis qui ont joué un rôle particulièrement néfaste dans cette région. Avec le regard tout aussi bienveillant de l'union européenne dont les dirigeants se révèlent toujours plus masochistes.12:05 Publié dans Actualité, Evènements, Immigration, Islam | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : France, Civitas, Kosovo, Serbie, islamisation, communautarisme
04.01.2008
Elections municipales et devoir de catholique
Chers fidèles,
Combien de fois avons-nous écouté le magnifique sermon que Monseigneur Lefebvre prononça lors de son jubilé sacerdotal? Qui d’entre nous n’a pas été frappé par cette vibrante apologie de l’efficacité de la messe dont Monseigneur nous raconte comment il l’a vue, en Afrique, opérant des merveilles dans les cœurs et dans les sociétés? Ce sermon s’achève par un appel solennel à la croisade pour que le Christ-Roi, à nouveau, règne sur nos pays.
C’est à cette occasion que Monseigneur s’est adressé aux chefs de famille en des termes justement demeurés célèbres :
« Vous avez une grave responsabilité dans votre pays. Vous n’avez pas le droit de laisser votre pays envahi par le socialisme et le communisme. Vous n’en avez pas le droit ou vous n’êtes plus catholiques. Vous devez militer au moment des élections pour avoir des maires catholiques. (…) Chefs de famille, c’est vous qui êtes responsables de cela, pour vos enfants, pour les générations qui viennent. Vous devriez vous organiser, vous réunir, vous entendre pour arriver à ce que la France redevienne chrétienne, redevienne catholique… ».
Trente ans se sont écoulés depuis cette solennelle mise en demeure pontificale. Où en sommes-nous cependant de la réponse que nous lui avons donnée? Qu’avons-nous fait de ces paroles?
Certes, nous n’avons pas perdu notre temps ! Le combat de la messe, la construction et l’aménagement des chapelles, des prieurés et des écoles étaient de première nécessité et ont demandé d’immenses énergies. Il faut saluer la vigueur avec laquelle cette première lutte a été menée ainsi que les magnifiques résultats effectivement produits par la messe au milieu de ces ruines et de ces décombres.
Si notre but est bien de continuer à étendre ce maillage et d’enraciner toujours plus profondément notre œuvre d’Eglise en France, comment ne pas nous préoccuper aussi et ne pas nous inquiéter en même temps de constater que le nombre d’hommes vraiment catholiques, fermement décidés à agir comme tels, même dans les simples municipalités, ne cesse de diminuer ? Il faut bien admettre que la conservation ou la résurrection de notre petit tissu de chrétienté n’a pas été accompagnée par un effort nettement, résolument catholique, d’action politique.
Notre fondateur pouvait-il cependant être plus explicite pour exprimer sa ferme volonté qu’en parlant aussi
sévèrement :
« Vous n’avez pas le droit de laisser votre pays envahi par le socialisme et le communisme. Vous n’en avez pas le droit ou vous n’êtes plus catholiques. Vous devez militer au moment des élections pour avoir des maires catholiques…» ?
Il ne faut pas se voiler la face : le constat est là, terrible. Lors des dernières élections présidentielles pas une seule fois le nom de Dieu n’a été prononcé; ne parlons même pas de celui de Notre-Seigneur : il est banni des discours des candidats à la présidence. Notre pays n’a rien à envier aux républiques communistes à l’athéisme militant.
Dans quelques mois auront lieu les élections municipales et sans doute verrons-nous les musulmans pénétrer en force dans les conseils municipaux. C’est le nom d’un autre « Dieu » qui commencera à être prononcé par de nouveaux élus moins timorés. Les catholiques se lamenteront devant une si triste situation..
Est-il donc impossible que certains de nos meilleurs fidèles essaient de se lancer dans le combat politique local ? Ou pensons-nous que l’avertissement de Monseigneur Lefebvre est irréalisable et que ce vœu pieux, après avoir été religieusement écouté, est destiné à demeurer indéfiniment lettre morte ? Ou cette action est-elle dédaignée parce qu’elle nous paraît trop modeste? En ce dernier cas, il serait alors plus honnête de cesser de faire passer l’enregistrement de ce sermon…
S’investir dans l’administration des communes, dont la grande majorité est de petite taille, est une action politique vraiment réalisable, utile et formatrice pour apprendre le métier politique. Il existe encore un certain nombre d’élus municipaux catholiques qui se trouvent en place. Leur nombre ne cesse cependant de diminuer de telle manière que l’on peut réellement craindre, sans notre soutien et nos encouragements, que l’on finisse par voir disparaître les derniers.
Il faut que nous inspirions aux catholiques la volonté de ne plus rien lâcher du terrain et des positions qu’il leur reste et, avec la grâce de Dieu, qu’ils aient la volonté d’en conquérir ou d’en reconquérir de nouvelles, aussi modestes qu’elles soient. Ne croyons pas que cet investissement soit de peu d’utilité. Nous en connaissons encore, certains de ces élus municipaux catholiques, qui font un bien véritable dans leur commune : leur seule présence au conseil municipal suffit déjà pour qu’on ne parle plus de la religion avec le mépris qu’il est de bon ton d’adopter aujourd’hui ; l’affichage sauvage de publicités immorales est évité et, si le prieuré ou une chapelle se trouvent sur le terrain de cette municipalité, les relations avec la commune s’en trouvent souvent bien facilitées.
On dira peut-être que ce n’est pas grand-chose : c’est pourtant déjà un premier effet, même s’il demeure encore faible, de l’action de Notre-Seigneur dans la cité. Si d’autres catholiques y sont élus, pourquoi cette influence n’augmenterait-t-elle pas davantage ? Et si l’un de ces élus devient maire ?
Faut-il compter pour rien que certains maires soient allés jusqu’à consacrer leurs villages au Sacré-Cœur ? Nul besoin de devoir rentrer dans un parti politique pour accomplir cette besogne dans sa commune. Et, s’il finissait par y avoir une centaine de maires en France, catholiques convaincus, adeptes réguliers des Exercices, reconnus de la population locale pour leurs qualités, cela n’aurait-il aucun poids pour l’avenir ?
Nous pensons que, dans de nombreuses municipalités, quelques catholiques, convaincus, généreux, ne comptant ni leur peine ni leur temps, peuvent véritablement coopérer au règne du Christ Roi, petitement et imparfaitement sans doute, mais d’une manière réelle et efficace.
Bien sûr, l’action politique locale que nous préconisons ne transformera pas d’un seul coup notre société laïque en société chrétienne. Mais tout est possible à Dieu. Cette action sera longue, très longue avant de porter des fruits et d'aboutir à une influence réelle sur les destinées du pays. Elle donnera l’habitude de la chose politique, des rouages de l’administration, des pièges à éviter et des difficultés à surmonter. Elle préparera les meilleurs à des fonctions plus hautes si telle est la volonté de Dieu. Petit à petit, d'un simple mandat local, certains pourront être appelés à des responsabilités plus importantes avec une influence qui pourra être réelle dans la mesure elle est le fruit d’un enracinement sur le terrain.
Ne rien faire, « se retirer sous sa tente », attendre un hypothétique grand monarque et chercher à ne protéger que sa famille et sa chapelle sont des comportements qui annoncent la mort. Nos ennemis cherchent à effacer jusqu’au souvenir de la Fille aînée de l’Eglise, et, s’ils ne peuvent encore y arriver entièrement aujourd’hui, demain, si les catholiques finissent d’abandonner ce terrain, ce seront nos écoles, nos prieurés, nos familles qui seront menacés de disparition. Devons-nous nous laisser éliminer sans combattre ? Ce serait oublier la belle histoire des Maccabées.
Aussi j'encourage les hommes pieux, instruits, courageux et habiles à mener ce combat des élections municipales prochaines. Apprenez aussi à connaître les élus catholiques qui, dans votre région, mènent ce combat afin de les soutenir.
Nous cherchons, quant à nous, à vous apporter le soutien spirituel pour que vous teniez bon dans ce combat et nous voulons vous apporter l’éclairage que procure la formation à la doctrine de l’Église qui est la seule charte de combat d’un catholique dans la cité.
Nous ne nous reconnaissons dans aucun parti et nous ne sommes d’aucun parti sinon du parti de Notre-Seigneur. Nous sommes persuadés que « le suffrage universel est le mensonge universel » et que la reconquête de notre pays à Notre-Seigneur ne viendra pas de l’addition des bulletins dans les urnes.
Voilà pourquoi, nous affirmons nos préférences pour le combat politique local où les méfaits du suffrage universel sont atténués par la plus grande connaissance que l’on a des hommes, des nécessités et des intérêts locaux.
Je vous souhaite, dans cette perspective, une bonne et sainte année 2008 dans le Coeur Douloureux et Immaculé de Marie.
Abbé Régis de Cacqueray-Valménier, Supérieur du District de France
13:20 Publié dans Actualité, Citations, Discours, Evènements | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : France, identité, catholique, nationalisme, politique, civitas
10.11.2007
Lettre d'information du Centre royaliste d'Action française
PIERRE PUJO NOUS A QUITTE
Le journaliste, patron de presse et homme politique Pierre Pujo est décédé le 10 novembre 2007, à Paris, à l'âge de 77 ans.
Pierre Pujo était né le 19 novembre 1929 à Boulogne-Billancourt. Il était le fils de Maurice Pujo (1872 - 1955) qui, aux côtés de Charles Maurras (1868 - 1952) fut l’un des fondateurs de l'Action française. Elève de Science-Po sur les même bancs que Jacques Chirac, il rejoint les rangs des étudiants monarchistes. Militant pour la défense de l'Algérie française, directeur du mensuel AF Université puis de l'hebdomadaire Aspects de la France, il mène avec succès le combat pour le maintien de l'île de Mayotte au sein de la nation française à la fin des années 1970.
Pierre Pujo fut sa vie durant un soutien indéfectible des Princes de la Maison de France aujourd'hui incarnée par Henri, Comte de Paris, duc de France.
Alors que l'ensemble de la droite nationale se rapprochait du Front national, il tînt à préserver la spécificité et l'indépendance du courant royaliste français. A la fin des années 1990, il participa aux côtés du député français au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux et du général Pierre-Marie Gallois à l'émergence du courant souverainiste en France. Lors des élections présidentielles de 2002 il apporta son soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement. Jusqu’à aujourd’hui il fut le directeur du bimensuel royaliste Aspects de la France, rebaptisé L'Action française 2000.
Patriote fervent, amoureux de la France, la monarchie était à ses yeux la seule forme institutionnelle qui convient au pays.
Thibaut Pierre, secrétaire général de l'Action Française.
PS: les obsèques auront lieu le vendredi 16 novembre à 9h en l'église de la Madeleine.
Centre royaliste d'Action française
10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris
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23:50 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pierre Pujo, action française



