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02 juillet 2014

Déconstruction du stéréotype paritaire par lui-même - Critique raisonnée de la déraison

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La matrice idéologique qui a donné naissance à l'ABCD de l’Egalité mérite d'être soumise à un examen critique raisonné.

Nicole ABAR, footballeuse, s’exprime en ces termes : « J’avais cette conviction qu’il y avait une vraie problématique de la reproduction des stéréotypes éducationnels, que c’était une sorte de conspiration permanente sociétale et que sans une démarche volontariste, déterminée, continue et permanente, on ne pourrait pas arriver à interrompre ce cycle de la reproduction. »

Réfutation :

1- Le stéréotype offre toute la richesse d’un paradigme de lecture du monde structurant pour l’enfant et canalisant pour l’adulte. Sans le stéréotype qui prête des vertus romantiques à Paris et sa Tour Eiffel, la France cesserait brutalement d’être la première destination touristique au monde. Notre économie prospère précisément grâce à la vitalité du stéréotype.

2- La culture occidentale de la galanterie masculine se nourrit essentiellement du stéréotype de genre : détruire le stéréotype de la vulnérabilité féminine, c’est exposer la femme à une minoration culturellement admise de l’empathie judiciaire en cas de violences physiques.

3- En féministe convaincue, Madame Abar devrait savoir que la tolérance des faits de violence est proportionnelle au degré de faiblesse qu’une société donnée prête à ceux qui la subissent (femmes, enfants, vieillards)

Conclusion :

L’acharnement de Madame Abar à détruire les stéréotypes de genre traditionnels n’a d’égal que sa volonté de leur substituer des stéréotypes d’un genre nouveau, ce qui contribue paradoxalement à réhabiliter la pertinence éducationnelle du stéréotype. La thèse développée par Madame Abar est d’autant plus fantasque et préoccupante qu’elle fait état d’une vision complotiste du corps social qui conspirerait, selon elle, pour entraver la candidature féminine au rayonnement social.


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Geneviève GUILPAIN, IUFM de Créteil, affirme : « Il s’agit aussi d’indiquer comment travailler à plus d’égalité, pour déconstruire ces stéréotypes, éviter que la socialisation différenciée pénètre l’Ecole ou soit reconduite à et par l’Ecole. »

Réfutation :

1- En tant que formatrice de futurs enseignants, Madame Guilpain vante à longueur d’année les vertus de la pédagogie différenciée, celle-là même qui exhorte le professeur à proposer des stratégies de remédiation personnalisées, permettant aux élèves d’une collectivité hétérogène de progresser chacun à son rythme.

2- Pourtant, dès qu’il est question du relationnel garçon-fille, Madame Guilpain n’hésite pas à déjuger ses propres préconisations en appelant à la standardisation de la socialisation.

3- Dans le cas N°1, traiter les jeunes avec équité signifie prendre en compte leurs écarts cognitifs alors que dans le cas N°2, traiter les jeunes avec équité suppose qu’il faille combattre l’expression sociale de leurs différences sexuelles ?

Conclusion :

Nous caressons timidement l’espoir que cette propagandiste du gender à l’Ecole parviendra, au terme d’un douloureux examen de conscience, à réconcilier ces représentations schizophréniques de l’égalité à géométrie variable.

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Catherine HUGONET, Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité, nous dit : « Depuis 200 000 ans, on a attribué aux femmes et aux hommes des rôles différents, avec des rôles supérieurs et des rôles inférieurs et ça fait tellement longtemps que ça existe qu’on imagine que c’est naturel. »

Réfutation :

1- L’état actuel des connaissances en paléoanthropologie date le doyen de l’humanité (Kibish Omo I, retrouvé en Ethiopie) de 196 000 ans. Madame Hugonet s’accorde une marge de 4000 ans pour asseoir son historique de l’oppression des femmes dans une dramatisation du temps humain.

2- Quelles preuves autorisent Madame Hugonet à statuer qu’Homo Sapiens s’imaginait la chasse et la pêche, par exemple, comme des « rôles supérieurs » et le soin des enfants ou l’allaitement comme « des rôles inférieurs » ? Sa grille interprétative et son logiciel mental sont tellement obstrués de préjugés féministes que Madame Hugonet projette une échelle de valeurs contemporaine et une axiologie socio-relationnelle anachronique sur l’humanoïde d’il y a 196 000 ans.

3- La qualité du Français est lamentable : Pour faire honneur à Molière, Madame Hugonet aurait dû dire soit « Pendant 200 000 ans, on a attribué aux femmes et aux hommes des rôles différents » soit « Depuis 200 000 ans, on attribue aux femmes et aux hommes des rôles différents ».

Conclusion :

Cette propagandiste du gender à l’Ecole se contentera dorénavant de gratifier l’Education Nationale de propos qui aient le mérite de la cohérence. L’amateurisme scientifique, combiné au zèle idéologique, donne lieu à un embrouillamini amphigourique qui, tant du point de vue du fond que de la forme, semble avoir été écrit par une gentille élève de CE1.

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Véronique ROUYER, maître de conférences en psychologie du développement de l’enfant et de la famille, constate : « Et l’enfant, il va aussi développer durant cette période, ce qu’on appelle des croyances essentialistes sur les différences entre les sexes, qui ne sont pas le fait que des enfants. Les croyances essentialistes, c’est tout simplement que les enfants vont expliquer les différences qu’ils repèrent entre les filles et les garçons, les hommes et les femmes, par des facteurs biologiques, physiques. » « Y a encore beaucoup d’adultes qui pensent que effectivement les différences, elles ont à faire à, les différences hommes-femmes qu’on relève, elles ont à faire au cerveau, aux hormones, ou c’est génétique. »

Réfutation :

1- Le militantisme féministe dont se réclame Madame Rouyer est entaché d’une frénésie égalitariste qui la conduit à minorer, voire nier l’apport inné et à survaloriser les causes sociales et environnementales pour expliquer les différences entre hommes et femmes. Jean-Albert Meynard, médecin chef de psychiatrie au centre hospitalier de La Rochelle, expert en neurosciences, passionné d’anthropologie et auteur du livre Le sexe du cerveau. Hommes, femmes : les vraies différences, dénonce avec force cette dérive interprétative militante : « Dans la constitution, hommes et femmes sont égaux socialement, dit-il. Ce n’est pas du tout cela que je remets en cause mais un égalitarisme forcené qui irait du social au sociétal, du psychologique au physiologique et qui irait au « pourquoi sommes-nous différents ; il n’y a pas de différence : c’est une idée un petit peu insupportable, je dois le dire. » [http://www.youtube.com/watch?v=AzmJ...]

2- « Hommes et femmes naissent exactement pareils et sont parfaitement égaux jusqu’à leur 4e semaine d’existence. La différenciation s’opère entre la 4e et la 8e semaine. A la 8e semaine, commencent le développement du cerveau et le bal des hormones. Et pour l’un comme pour l’autre, plus rien ne sera jamais pareil. » « Oui, car les femmes sont bilatérales et utilisent donc les deux hémisphères de leur cerveau. Avec une préférence pour le gauche, celui du langage notamment. Elles ont également un sensorium beaucoup plus développé. » « On me reproche parfois de décrire un monde prédéterminé. Mais il l’est, de fait ! Je fais de mon côté l’apologie de la différence, dans tout ce qu’elle a de noble, car elle a façonné le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. Hommes et femmes sont complémentaires. » [http://www.lanouvellerepublique.fr/...]

3- Le scanner semble confirmer nos bons vieux stéréotypes quant à la différence des sexes. Les cartes de la connectivité cérébrale montrent en effet des différences frappantes et aussi complémentaires dans l’architecture du cerveau humain, reconnaissant aux femmes une meilleure perception visuelle des détails et une plus grande fluence verbale et aux hommes une certain avantage dans la représentation de l’espace.

Conclusion :

Subjectivisme militant et absence de scientificité ponctuent le discours de cette propagandiste du gender à l’Ecole, qui revisite de manière créative le roman des origines. Nous encourageons Madame Rouyer à proposer sa fable des sexes à la publication dans un court essai qu’elle gagnerait à intituler : Traité de Mythogenèse Post Féministe sur les Inégalités Femmes Hommes, une approche romanesque. Les doctrinaires d’un révisionnisme sexuel partisan et ascientifique doivent-ils être mis à contribution dans l’élaboration des programmes de jeunesse sans le concours des principaux intéressés : les familles de France ? L’émoi suscité par la mise en œuvre de l’ABCD de l’Egalité résonne comme une invitation à envisager l’égalité comme la finalité d’un parcours qui ne saurait faire l’économie d’une réflexion sur la complémentarité.

 

CLOVIS TEYSSANDIER

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