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20 novembre 2013

Va-t-on laisser euthanasier les enfants ?

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 Communiqué d'Alain Escada, président de CIVITAS :

En Belgique comme en France, les parlementaires préparent de nouveaux textes de loi à propos de l’euthanasie. Comparer la situation de ces deux pays n’est pas sans intérêt car la Belgique a le triste privilège d’avoir toujours sur la France une « longueur d’avance » en matière d’effondrement moral et éthique.

La Belgique a déjà légalisé l’euthanasie des adultes. Elle envisage maintenant d’autoriser l’euthanasie des mineurs. Il est probable qu’un vote en commission du Sénat se déroule la semaine prochaine, validant ainsi la présentation d’un texte de loi aux deux assemblées parlementaires belges.

Depuis quelques mois, les principaux médias ont participé au conditionnement des esprits. Télévisions, radios et presse écrite ont abondamment diffusé les témoignages de quelques mamans, toujours les mêmes, affirmant que le regard de leur enfant gravement malade traduisait leur souhait d’en finir avec la vie. Il n’est bien sûr pas question de stigmatiser le désarroi de mamans devant la souffrance prolongée de leur enfant. Mais entendre une maman prétendre qu’un enfant de cinq ans a la maturité suffisante pour comprendre ce que signifie l’euthanasie et décider seul de son sort laisse pantois. Il n’est pas besoin d’être un grand spécialiste de l’enfance pour savoir qu’un enfant de cet âge n’a pas conscience des conséquences de la plupart de ses actes, notamment en ce qui concerne le danger. Mettre en garde un enfant en lui disant « Attention, c’est chaud, ça brûle ! » ne sera souvent suivi d’effet qu’après que l’enfant ce sera confronté à cette source de chaleur dont il ne comprend pas encore la conséquence douloureuse. Autant dire que la mort est pour l’enfant une notion encore bien plus mystérieuse. Et ce d’autant plus que l’enfant est de plus en plus confronté à des jeux où la mort d’un personnage signifie simplement la fin de la partie et le fait de pouvoir en recommencer aussitôt une autre.

Le débat qui agite les parlementaires belges ne se situe déjà plus, sauf très rare exception, entre partisans et opposants de l’euthanasie des mineurs. Les différends essentiels parmi les députés et sénateurs se limitent à deux. Le premier porte sur le fait que le texte de loi ne prendrait en compte que la souffrance physique pour permettre l’euthanasie des mineurs alors que certains voudraient étendre les motifs à la souffrance psychologique. Le second concerne l’accord ou non des parents alors que le projet initial prévoit l’accord nécessaire des parents pour euthanasier les enfants et non pour les adolescents sans que la limite entre l’enfance et l’adolescence ne soit clairement établie.

L’euthanasie des mineurs est hélas quasiment déjà acquise en Belgique avec le soutien probable de la grande majorité des parlementaires et sans véritable opposition perceptible ni du monde politique ni de l’Eglise, hormis quelques déclarations de principe, d’ailleurs signées en commun avec les représentants des autres cultes, restées relativement confidentielles.

Pas une association, pas un collectif, n’a disposé jusqu’à présent de quelques moyens ni soutiens de l’Eglise catholique de Belgique pour mobiliser et batailler contre ce projet infâme. Sauf heureuse surprise, il n’y aura pas de défaite des catholiques belges car ils n’auront tout simplement pas livré bataille, offrant d’emblée à l’adversaire la victoire par forfait.

Comment la Belgique a-t-elle pu en arriver là ? Sans doute parce que ce pays est rongé par le matérialisme et le relativisme. La responsabilité incombe également à cette hiérarchie de l’Eglise catholique de Belgique qui fuit le combat et cherche la paix dans la compromission et le reniement.

Venons-en maintenant à la France et voyons que les causes du déclin accéléré de la Belgique en matière morale et éthique affectent également la société française. Dès lors, ce n’est plus qu’une question de temps avant de connaître la succession des mêmes fléaux et le phénomène se constate déjà. A moins de prendre conscience des dangers et d’opérer un sursaut inattendu, ce qui demande à un grand nombre d’entre-nous d’assumer un engagement sans concession.

Nul ne peut plus ignorer l’engrenage infernal auquel conduirait le vote en France d’une loi autorisant l’euthanasie. Nul ne peut non plus ignorer la rafale d’initiatives iniques visant à détruire la Famille et la Chrétienté, dont cette théorie du genre, idéologie abjecte et démoniaque. Une seule question se pose : allez-vous laisser faire ? Si votre réponse est non, il faut en accepter le prix car on ne s’oppose pas à de tels fléaux en faisant dans la demi-mesure. Le temps est venu de faire des choix ! De ces choix dépendent l’avenir de l’humanité et de la civilisation, rien moins…

Commentaires

Tous derrière Alain Escada pour s'opposer à ces lois barbares.

Écrit par : amédée | 20 novembre 2013

Qu'il reparte alors dans son pays, et qu'il arrête d'importuner les Français avec ses délires fanatiques...

Écrit par : Pierre | 20 novembre 2013

@Pierre : Vous voulez sans doute parler de Monsieur Jean-Luc Romero ?

Écrit par : Hervé | 20 novembre 2013

Bonsoir,
Il faut quand même souligner que nous, dans notre beau pays de France, nous euthanasions, officiellement, plus de 220 000 bébés par an dans le ventre de leur maman, et cela légalement.
Nous en comptons donc plus de 7 600 000 depuis la loi scélérate Veil de 1975.
Alors ne me dîtes pas que nous sommes en retard sur la Belgique, pays à la moralité lamentable s'il en est!
En attendant, Prions le Seigneur...
Jusqu'à ce qu'Il revienne!
Merci!
JFL

Écrit par : JACQUES-FRANCOIS dit LOCARD | 20 novembre 2013

@Hervé: Non je parle de votre gourou, M. escada... Pour quelqu'un qui encourage le patriotisme (un faux patriotisme dans son cas), il a bien l'air de se fourre de son pays, la Belgique... Donc, avant qu'il se mette à critiquer les origines de certains ministres, il devrait penser aux siennes...

Écrit par : Pierre | 21 novembre 2013

foutre pas fourre*

Écrit par : Pierre | 21 novembre 2013

@Pierre

La capitale et le berceau des Francs était à Tournai (actuellement en Belgique)avant de se trouver à Paris. Puis quelques années plus tard, la capitale des Francs se retrouva à Aix La Chapelle (actuellement en Allemagne).

De plus nous nous retrouvons tous dans le même bateau face à des "élites" apatrides dont le combat contre la famille ne connait pas de frontières.

Belges, Allemands, Français... Que toutes les personnes de bon sens se retrouvent pour mener le combat de la reconstruction de nos valeurs.

Écrit par : Cyrille | 21 novembre 2013

@Cyrille : Merci, je n'aurais pas dit mieux.

Finalement, la "xénophobie" n'est pas toujours du côté où certains la croit. Il faut dire que le concept de "nation", compris à la façon actuelle, date bien de la Révolution, et qu'il ne gênait personne autrefois que le Roi de France soit défendu par des Suisses, et que ses deux compositeurs officiels les plus célèbres soient un Italien (Lully) et... un Belge (Henri Du Mont).
Sans parler des régences effectuées par une certaine Blanche de... Castille, ou par une Catherine de Médicis. La République a-t-elle jamais été présidée de temps à autre par des femmes, qui plus est d'origine "étrangère" ?

Quant à cette polémique stupide sur Alain Escada, il est clair que le président belge de Civitas défend mieux les Français de la culture de mort que Jean-Luc Romero, qui ne fait pas vraiment honneur à l'Espagne d'où sont issus ses parents.

Écrit par : Hervé | 21 novembre 2013

Merci pour cette belle leçon d'histoire mais nous sommes au XXIème siècle, celui ou quand on est pas français (ou russe car c est cool l'homophobie) on se la ferme (selon votre logique...

Écrit par : Pierre | 21 novembre 2013

@ Pierre : Vous perdez pieds, cher ami, comme en témoigne l'illogisme de votre message. Les catholiques de Civitas ne sont pas xénophobes, ils sont... catholiques, et le mot catholique signifie en grec UNIVERSEL !

Notre combat ne se situe pas dans un rejet de tout ce qui n'est pas français, ou européen, dans le but de préserver une race prétendue "pure" (et qui n'est pas moins que les autres marquées par le péché originel), mais une volonté affichée de préserver en France (puisque aussi bien c'est en France que la Providence nous a fait naître) la Chrétienté. Nous sommes frères de tous ceux qui dans le monde entier se battent pour préserver cette Chrétienté, de l'Europe et l'Afrique à l'Asie en passant par l'Amérique.

Et parce que nous sommes catholiques, et que Noël ne se réduit pas pour nous à une orgie païenne, nous n'oublions jamais que parmi les premiers à avoir adoré l'Enfant Dieu, il y eut selon une tradition très ancienne que toutes nos crèches préservent, un Blanc, un Jaune et un Noir : les trois Rois Mages !

Et nous avons la plus grande vénération pour un saint Augustin (un Berbère) ou un saint Jean Damascène (un Arabe), ou tant d'autres saints de tous les peuples et de toutes les races, car tous les peuples et toutes les races et tous les hommes, vous compris, sont appelés à adorer la Trinité sainte.

Écrit par : Hervé | 22 novembre 2013

C'est beau... On croirait entendre Mme. Boutin dire qu'elle a des amis gays ou encore le FN se féliciter d'avoir un algérien parmi ses rangs...

Écrit par : Pierre | 22 novembre 2013

@Pierre : Votre message prouve une nouvelle fois que vous n'avez pas compris le mien.
Le FN a... combien ? Trente ans d'existence.
Nous autres, catholiques, nous puisons dans 2000 ans de traditions.

Lorsque Mme Le Pen met en avant un arabe au sein de son parti, elle escompte un coup de pub médiatique. Mais lorsque je prie dans ma chambre, dans le secret, je suis en communion avec tous les catholiques du monde entier, vivants et morts, de toutes langues, races, peuples... Et cette communion, ne vous y trompez pas, n'a strictement rien à voir avec ce que vous appelez la "solidarité". C'est une union infiniment profonde, en Dieu, par le lien de la Charité. C'est ce que l'Eglise appelle la "communion des saints".

Je devine que mes paroles vous restent obscures. C'est normal. Prenez le temps, je vous en prie, de vous instruire sur ce sujet. Votre message prouve que vous restez au seuil d'un monde et d'une mentalité qui vous échappent pour l'instant, et c'est pourquoi vous vous contentez de calquer sur cette mentalité bimillénaire des catégories et des réflexes modernes, qui ne lui correspondent pas. Vous en venez logiquement à mettre en doute notre bonne foi. Ce dont, rassurez-vous, je ne me formalise pas.

Bon appétit Pierre, puisqu'il est midi passé.

Écrit par : Hervé | 22 novembre 2013

si seulement vous regardiez les mots que vous utilisez...
Arabe, race, voilà des mots bien mal choisis. Vous portez cette différenciation des personnes au fond de vous.
Il y a une semaine, Jean Marie Le Pen reprenait une interview de Mme. Taubira, mais plus fort que lui, il n'a pu s'empécher d'appeler les personnes noires "nègres" ou les homosexuels "pédés". Certes, cette chose peut sembler insignifiante, involontaire, mais étudiant la communication je ne puis que remarquer ce problème où, ayant été éduqués ainsi, vous ne pouvez ou voulez pas changer. Pourtant, on m'a aussi éduqué sous ce vocabulaire, et voilà déjà longtemps que je le rejette. Je ne mets pas en cause votre foi, mais plutôt votre culture, comprenez le.

Écrit par : Pierre | 23 novembre 2013

Le terme de "races" est utilisé dans le langage courant pour désigner les ethnies, ou groupes ethniques. Il va évidemment de soi que je ne l'utilise pas dans le sens "racialiste" d'un Gobineau. D'ailleurs, je n'ai pas l'habitude d'employer ce terme au singulier pour désigner une ethnie particulière. Donc je défends ici l'usage du terme général "races", qui me semble dans ce contexte courant plus agréable et moins dissonant que le grec "ethnie".

D'autre part, certains maghrébins utilisent eux-mêmes sans sourciller le mot verlan "beur" dont vous savez qu'il signifie "arabe". Rien d'étonnant : la plupart des maghrébins sont effectivement originaires d'Arabie, parlent des langues arabes, perpétuent des cultures qui sont des branches d'une large civilisation arabe. C'est un fait historique, dont ils se montrent généralement fiers. J'aurais peut-être dû dire "maghrébin", car c'est de toute façon la réalité que je voulais signifier (et "maghrébin" est effectivement plus précis qu'"arabe" dans ce contexte. D'accord. Je prends ici votre remarque en considération).

Ceci dit, vous me concéderez qu'il ne vous reste que des remarques assez anecdotiques de vocabulaire pour nous accuser implicitement de xénophobie et de racisme. Ce n'est pas une moisson bien lourde. Vous ne pouvez pas mettre en défaut la Foi ou la Doctrine catholique, et il ne vous reste que la culture (pris ici au sens de "mentalité"). Il est vrai que tout homme a naturellement tendance a exercer entre les personnes cette distinction qualitative fondée sur l'origine, que vous pointez du doigt avec raison. Mais la Foi est justement un adjuvant exceptionnel pour redresser cette tendance de notre nature blessée, puisque nous savons par la Foi que tous les hommes sont appelés à être fils de Dieu. Nous savons être "frères" car nous savons avoir le même Père, qui nous a tous créé, et nous appelle tous à partager sa propre vie divine. Tandis que votre "fraternité" reste bien chimérique, bien fragile, bien peu séduisante, car si tristement humaine, alors que notre destinée est autre, incomparablement plus belle et plus grande.

Je m'aperçois que nous avons considérablement déviés du sujet initial, qui était l'euthanasie. Voici donc mon adresse électronique (qui est une adresse secondaire) : herve042@yahoo.fr. Vous m'honoreriez en acceptant de poursuivre cet échange.

Écrit par : Hervé | 23 novembre 2013

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