L’enlèvement de l’évêque Rahho à Mossul, entre Bagdad et le Kurdistan, s’est terminé de façon horrible. Voici le fil des événements :
1) Dimanche 29 février des inconnus enlèvent l’évêque à la sortie de l’église du Saint Esprit à Mossul, où il avait prié le Chemin de la Croix avec ses fidèles. Au cours de cet enlèvement, son chauffeur et ses deux gardes du corps furent abattus.
2) Pendant toute la semaine qui suivit, les Catholiques d’Iraq essayèrent désespérément de collecter la rançon de 1 million de Dollars pour libérer Mgr Rahho, sans y arriver, puisque les Chrétiens riches ont déjà quitté l’Iraq. Il n’y reste plus que quelques Chrétiens pauvres apeurés.
3) Mercredi 12 mars, les ravisseurs font savoir que l’évêque est très malade (il était en fait sous traitement médical et manquait de médicaments).
4) Jeudi ils annoncent qu’il est mort, et mis en terre dans le nord de la ville, où des jeunes de la paroisse le découvrent. Il semble qu'il était déjà décédé depuis 5 jours, mais on ne sait pas encore officiellement de quoi il est mort.
Il y a 2 ans, devant la même église, un acte similaire s’était déjà produit avec le curé de cette église, le Père Paulos Iskander. Il fut enlevé en abattant froidement ses 3 accompagnateurs, des diacres. Le prêtre, après avoir fait l’objet d’une tractation de rançon – que les ravisseurs « islamistes » ont effectivement touché des Chrétiens – a été torturé. On l'a tué après lui avoir coupé les quatre membres.
Pendant les trois dernières années, une quinzaine de religieux et religieuses ont disparus en Iraq, enlevés par ces bandes « islamistes ». Des 800.000 Chrétiens en Iraq sous Sadam Hussein, seule reste la moitié. 200.000 Chrétiens réfugiés se trouvent entassés en Syrie, 100.000 au Liban, 50.000 en Jordanie et même 5000 en Turquie « où la persécution paraît moins forte »…
En Algérie, un prêtre catholique vient d'être condamné par le tribunal d'Oran à un an de prison avec sursis pour avoir prié, juste après Noël, le 29 décembre 2007, avec un groupe de chrétiens "dans un lieu non reconnu par le gouvernement". Le père Wallez (un Français), qui n'a même pas dit la messe, est sanctionné en vertu de la nouvelle loi sur "l'exercice des pratiques de culte non-musulman" adoptée par le Parlement algérien en mars 2006 et qui punit le "prosélytisme" par de la prison ferme et une amende pouvant aller de 500.000 à un million de dinars, soit 5.000 à 10.000 euros. Lorsque Belgique & Chrétienté, à l'époque, avait dénoncé cette loi algérienne et organisé une manifestation devant l'ambassade d'Algérie à Bruxelles, pas un média belge ne nous avait accordé d'attention.
Et pendant ce temps, que fait-on en Occident ? On ferme les Eglises et on construit des mosquées...
A Bruxelles, des prêtres aveugles et irresponsables ouvrent les portes de leur église à des occupations sacrilèges d'immigrés illégaux en quête de régularisation administrative qui, curieusement, n'occupent jamais d'autres endroits que les lieux de culte catholique.
On manifeste en Europe pour dénoncer le sort des moines bouddhistes du Tibet. On ne manifeste nulle part pour dénoncer le sort des chrétiens persécutés à travers le monde, que ce soit en Irak, en Algérie, en Turquie, au Soudan, aux Philippines, au Timor, en Chine ou ailleurs.
En cette Semaine Sainte, prions pour le salut de l'âme de Mgr Rahho. Et prions pour les nombreux chrétiens persécutés, torturés et tués au nom de l'Islam.
Si les chrétiens occidentaux doivent se repentir, c'est d'abandonner ainsi à leur triste sort leurs frères chrétiens d'Orient. Et de faciliter ici, en Europe, une islamisation galopante.
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