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18.09.2007

Vidéo de la session d'été FJC

Première vidéo de la session d'été de France Jeunesse Civitas :
- vidéo des ateliers "multimédia"
Entraînement à répondre à des questions de journalistes, entraînement au débat, apprentissage de la réalisation d'un clip vidéo destiné à promouvoir nos idées, écriture d'un script, apprentissage du maniement d'une caméra, apprentissage du montage d'une vidéo, conseils pour la meilleure diffusion d'une vidéo sur internet,...

08.09.2007

Du discernement dans l'écoute de la musique

L’objet de cet article est d’encourager les jeunes à faire preuve de discernement dans l’écoute de la musique.

 

Qu’on ne se trompe pas. Je ne vais pas parler ici des travaux de recherche d’inspiration neurocognitive et médicale réalisés au cours des vingt dernières années et visant à analyser l’influence de la musique sur la pulsation, la pression sanguine, la concentration de corticol, de la noradrénaline, d’hormones de croissances GH ou encore de prolactine dans le plasma sanguin. N’étant pas qualifié pour traiter cet aspect du problème, j’en laisse le soin aux spécialistes et diverses publications sont disponibles à ce sujet. Elles n’ont pas plus d’effet que les campagnes contre la tabagie menées auprès des fumeurs.

 

Je vais plutôt essayer de montrer l’incohérence qui existe entre les valeurs partagées par certaines personnes et les musiques qu’elles écoutent.

 

Je vois d’ici les mines de certains s’allonger. Ceux-là sont sûrs de connaître la rengaine résumée de façon caricaturale en « hors de la musique classique point de salut ». Mais là n’est pas non plus mon propos.

 

Mon souci est d’inculquer aux jeunes –et je vise en particulier les jeunes catholiques- le discernement. Parce que c’est, de toute évidence, ce qui leur manque le plus dans de très nombreux domaines.

Pour aiguiser le discernement, il faut entretenir la volonté d’apprendre, de lire, de comprendre… Et il faut veiller à lire autre chose que les revues « people » et les quotidiens subsidiés.

 

Le discernement ne manque pas que parmi la jeunesse, bien sûr. Mais le niveau de culture générale de notre jeunesse laissant souvent à désirer, c’est parmi cette génération que le discernement manque le plus, à un âge où beaucoup agissent par mimétisme, sous l’effet d’une mode et pour ressembler à ceux qui composent le groupe auquel ils appartiennent.

 

Le discernement ne manque pas, loin s’en faut, que vis-à-vis de l’écoute de la musique. Et chaque manque de discernement dans un autre domaine mériterait certainement également un traitement à part entière.

 

Mais le discernement vis-à-vis de la musique écoutée mérite une attention bien particulière. Pourquoi ? Parce que quasiment tout le monde écoute, même d’une oreille distraite, de la musique de façon quotidienne. Et qu’une simple chanson, entendue plusieurs fois de suite en l’espace de quelques jours, entraîne insidieusement parfois et inconsciemment toujours des conséquences dont l’illustration la plus manifeste est la mémorisation involontaire d’au moins un refrain.

 

Or, combien s’interrogent sur le sens de la chanson entendue ? C’est déjà frappant de constater combien nombreux sont les francophones écoutant des chansons anglophones sans rien -ou si peu- en comprendre, en appréciant simplement le rythme sans se poser plus de question que cela. Naïveté ?

 

Cette consommation sans réflexion s’étend à tel point que, même sans la présence d’une barrière linguistique, beaucoup ne fournissent pas l’effort de réfléchir au sens de la chanson écoutée (pour autant qu’elle en ait un).

Et je ne parle pas ici uniquement des jeunes dont la consommation télévisuelle les aurait totalement abrutis. Non, je parle ici de la grande majorité des jeunes, y compris de nos milieux catholiques bien élevés qui s’imaginent protégés et privilégiés.

Invité à une soirée de mariage par de bonnes familles, j’ai pu encore en mesurer il y a peu l’étendue. Tel chanteur américain pédophile et converti à l’islam bavant une chanson dont la trame est une histoire de morts-vivants. Telle chanteuse française androgyne, prêtresse de l’immoralité et du morbide, diluant de façon sirupeuse un message dépressif. Tout cela dans l’indifférence générale d’un public insouciant ne voyant là qu’occasion de danser et s’amuser.

 

Tout cela est sans importance, diront certains, persuadés qu’au-delà du moment d’amusement il n’y a aucune absorption du message chanté.

Tout cela est sans importance ?

C’est oublier bien vite qu’au contraire l’histoire et l’anthropologie montrent bien l’importance de la musique et son influence sur les comportements.

Importance de la musique et du chant dans la guerre lorsqu’il s’agissait de galvaniser ses troupes ou d’effrayer celles de l’adversaire.

Importance de la musique et du chant dans la quête nuptiale chez certains peuples africains.

Importance de la musique et du chant dans différents rituels de la philosophie orientale.

Importance de la musique et du chant dans le cinéma, pour créer des émotions immédiates, effrayer, apaiser, amuser, exciter, inquiéter, relaxer,…

Importance de la musique et du chant dans la mise en scène de grands événements politiques, sportifs,…

Importance de la musique et du chant lors de grandes célébrations religieuses (messes chantées, processions,…).

On pourrait longuement allonger la liste tant les exemples sont nombreux qui montrent incontestablement l’importance de la musique dans les sociétés humaines.

 

Et les différents pervertisseurs contemporains de la jeunesse ne s’y trompent pas, eux. Déjà au milieu des années 60, les promoteurs des drogues en vogue (LSD, marijuana,…) avançaient main dans la main avec les concepteurs de musique psychédélique. Aujourd’hui, les mouvements satanistes ont leurs relais parmi les groupes de hard rock. Aux côtés des « gothiques » morbides. Et n’oublions pas le groupe Nirvana, désormais idole mythique de dépressifs suicidaires. Et combien de chansons vantant le libertinage sexuel, l’homosexualité et –toujours plus loin !- le viol. Combien de chansons au message politique gauchiste, « anti-flic », anti-blanc, anti-catholique. Combien d’appels au multiculturalisme, à la violence, à la révolte. Qui peut aujourd’hui sérieusement nier que la musique a contribué à la banalisation du désordre, du vice et du melting-pot ?

 

Je voudrais également mettre en garde contre une énorme fadaise qui circule sous le doux nom de musique identitaire.

Là encore, un minimum de discernement permettrait de renvoyer aux poubelles quelques CD’s d’éructations diverses qui ne méritent pas d’être rangées parmi la musique et encore moins d’être considérées comme identitaires.

Quand on sait que la musique « oï », fierté des skinheads aujourd’hui reclassée sous la mention « hard-rock identitaire », vit le jour en Jamaïque, cela commence déjà à faire sourire.

Quand on voit au catalogue des maisons de production de musique identitaire des CD’s de « techno identitaire », on se dit qu’on se fiche du monde. On passe rapidement sur le « punk identitaire » en se rappelant comment finissait autrefois un punk lorsqu’il croisait des nationalistes. Mais le sommet, en ce moment, c’est le « rap identitaire ». Concept totalement antinomique. Le rap est né du beuglement de bandes criminelles ethniques des quartiers pourris des Etats-Unis. Son origine est un hurlement bestial de haine contre la société occidentale, une vocifération appelant à se déchaîner avec violence contre tout ce qui représente un ordre établi. Le rap est intrinsèquement mauvais. Son origine est mauvaise. Son rythme est mauvais. Tout ce qu’entraîne son concept est mauvais. Il ne peut y avoir de rap servant l’identité nationale d’un pays européen. C’est un non-sens.

Comment choisir un bon exemple pour bien faire comprendre la chose ? Prenons le cas d’une recette de cuisine. L’excellente recette africaine du poulet moambe. Ce n’est pas parce que vous aurez remplacé le poulet sauvage africain par un poulet de Brest ou de Malines que vous en aurez fait une recette française ou belge.

De la même façon, ce n’est pas parce que vous aurez greffé sur de la musique rap des paroles « identitaires » que vous obtiendrez un résultat musical français.

 

Certains vous diront qu’il faut utiliser ce qui marche pour faire passer nos messages. Et que si les gens écoutent du rap, il faut leur donner du rap dont on aura préalablement changé les paroles. C’est un mauvais raisonnement. On ne fait pas le bien en utilisant de mauvais moyens générés par de mauvais principes. Dans le cas présent, on ne détachera pas du rap ceux qui en écoutaient mais on banalisera le rap auprès de jeunes qui n’en écoutaient pas mais qui feront confiance à un label « identitaire ».

 

En conclusion, jeunes filles et garçons catholiques, attachés à vos traditions, à vos racines, à votre patrie, ne soyez pas les valets des patrons mondialistes de MTV.

 

Rap, hip hop, reggae, techno, house, hard rock, metal, Rnb, sont autant de facettes d’un même nivellement par le bas.

 

Et même lorsque le morceau musical entendu vous semble plus anodin, prêtez un peu d’attention pour vérifier que celui-ci ne contribue pas d’une façon ou d’une autre à la grande œuvre de subversion.

 

Ne succombez pas aux sirènes du délabrement moral.

 

Enfin, rappelez-vous de cette liste impressionnante de compositeurs géniaux auxquels l’Europe donna naissance. Rappelez-vous cette musique qui survit aux siècles et aux modes.

Rappelez-vous des chants grégoriens qui élèvent les âmes. Rappelez-vous des valses viennoises qui perpétuent le rêve. Rappelez-vous des ballades irlandaises. Rappelez-vous des chants traditionnels qui transmettent la mémoire de nos peuples. Rappelez-vous ces chants de marins, de soldats, ces chansons de nos campagnes,…

 

Il y aurait déjà là de quoi suffire à remplir vos esprits, à étancher votre soif musicale.

 

Il y a en tout cas là de quoi vous donner le goût d’une certaine exigence esthétique en matière musicale qu’il vous faut combiner avec le souci de rigueur morale suffisant pour ne pas vous laisser simplement entraîner par vos sens.

 

Il ne s’agit pas de prôner l’interdit. Ou de prétendre qu’il n’y a rien d’audible dans ce qui est produit aujourd’hui.

Il s’agit de former au discernement.

 

Alain Escada,

Président de « Belgique & Chrétienté » - http://belgiqueetchretiente.hautetfort.com/

Président de « France Jeunesse Civitas » - http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/

 

01.09.2007

Le mot d'ordre de notre première session d'été : faire face

 
Du 16 au 19 août, des jeunes filles et garçons des quatre coins de France ont sacrifié quelques jours de leurs vacances pour assister dans le superbe domaine de l'école Sainte-Marie près de Saint-Malo à la première session d'été de France Jeunesse Civitas.
 
L'idée principale de cette session d'été peut se résumer en deux mots : faire face. Faire face à un engrenage social, économique, politique, moral et religieux bien inquiétant. C'est sur ce vaste sujet que nos courageux conférenciers se sont penchés pour nous montrer l'importance de l'action à mener pour servir notre foi et notre pays.
 
Beaucoup de jeunes manquent trop souvent d'arguments. Ils ont une connaissance trop superficielle des sujets dont ils doivent pourtant débattre dans la vie de tous les jours. Aussi le combat qui s'impose ne peut être envisagé sans une formation sérieuse.
 
Puiser l'expérience qui nous manque en étudiant l'Histoire, ce fut là le préambule de la première conférence, donnée par Alain Escada, notre président, qui, pour l'occasion, attira plus particulièrement notre attention sur la vie du Général Franco. Non certes qu'il fut un homme parfait, mais parce que son principal souci fut de voir l'Espagne gouvernée de façon catholique. Nous ayant resitué le contexte menant à la guerre d'Espagne, avec le désordre général imposé par les mouvements de gauche et d'extrême gauche et les persécutions dirigées contre les catholiques, Alain Escada rappela les moments épiques et tragiques de ce conflit.
Contrairement aux hommes politiques d'aujourd'hui, le Général Franco ne distinguait pas sa vie publique de sa vie privée : il se revendiquait catholique en toutes circonstances, lui qui déclarait que tous les problèmes devaient être résolus à la lumière de la théologie.
Ce fut pour nous un bel exemple d'un chef sachant défendre avec courage ses convictions.
 
Que peut devenir un monde sans Dieu ? Alors que la France repose sur de profondes racines chrétiennes, nous sommes aujourd'hui à la fois les témoins et les victimes d'une révolution immorale qui s'attaque aux individus et aux familles, par le divorce, la contraception, l'avortement, les manipulations génétiques, la remise en cause de la définition du mariage au profit du lobby homosexuel,...
Dans tout cela, notons bien que la première victime est l'enfant, cible de cet égoïsme, de cet individualisme croissant, de ce désir de plus en plus fort de jouissance qui rend l'homme de plus en plus malheureux puisqu'il l'éloigne de son Dieu, seule source du vrai bonheur. Le Docteur Perrel sut fort bien nous faire comprendre les enjeux de cette révolution par les mœurs.
 
Michel Tougne nous fit ensuite découvrir une autre facette de la révolution cherchant à nous précipiter dans un monde sans Dieu : la mondialisation. Très intéressant, pour les jeunes que nous sommes, d'apprendre comment la subversion s'étend avec perversion dans l'entreprise, dans le monde du travail.
 
Joël Morin dressa un portrait très détaillé du Judaïsme, à la fois d'un point de vue théologique, historique et politique, avec quantité de documents à l'appui. Captivant !
 
Notre aumônier, M. l'abbé Tranchet, pointa la lumière sur la franc-maçonnerie et ses objectifs réels, dans la suite du premier exposé qu'il nous avait fait lors de notre week-end de formation en Mayenne.
 
Alain Escada analysa le rôle particulier de l'Islam dans l'immigration en France. Le simple énoncé des données démographiques fait frémir l'assistance. Sauf ressaisissement inattendu, dans 25 ans, la France (et toute l'Europe) sera méconnaissable. L'Europe musulmane ? Inévitable si notre aveuglement reste de mise.
 
Mais il n'y a pas de fatalité. Hugues Revel nous donna quelques pistes pour un retour des catholiques en politique. M. l'abbé Duverger insista sur l'importance des élections municipales de 2008 et sur la nécessité d'un ferme engagement des catholiques sur le terrain politique. Et M. l'abbé de Cacqueray nous fit l'honneur de prononcer le mot de la fin. Une heure durant, il n'eut de cesse de nous encourager à nous donner avec générosité dans ce combat politique pour la rechristianisation de la France.
 
Hormis ces conférences édifiantes, des ateliers pratiques étaient organisés avec soin pour nous aider à mieux diffuser nos idées. Peut-être pensez-vous que l'utilisation d'une caméra, la réalisation d'une interview filmée, le montage d'un clip, la diffusion d'une vidéo sur le net, la création de tracts et d'affiches, ne sont que des jeux d'enfants ? Eh bien, venez donc participer à ce dur labeur, autant intellectuel que pratique. Imaginez-vous bien embarrassé devant la caméra, recommençant inlassablement la même petite phrase pour éviter que l'assemblée n'étouffe de rire au moment de la projection !
 
Et puis il faut encore citer les moments de détente et de camaraderie : veillée nocturne autour du feu, sortie sur les remparts de Saint-Malo,... 
 
Ce qui n'empêchait pas les nombreux moments de reccueillement indispensable à la solidification de notre combat. Messe quotidienne, temps de méditation, chapelet récité en commun. Et une présence permanente du clergé qui constitue pour nous à la fois un soutien et une garantie doctrinale.
 
Et maintenant, à nous de réagir, jeunesse catholique de France. Vous sentez au fond de votre cœur une ardeur s'enflammer, la volonté d'agir, d'essayer de sauver ce qui peut l'être ? Alors, sachez que le soldat dont nous avons besoin est un militant formé et entraîné. Sans ces deux conditions, la victoire n'est pas possible, le combat n'est même pas envisageable !
Rejoignez vite France Jeunesse Civitas !
 
Elisabeth Perron et Nadège Guerlin

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