23 novembre 2009

Civitas reçoit E-DEO

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Nous recevons cette semaine Thibaud Coupry. Il est le fondateur et le principal animateur du blog E-DEO. Il le définit comme « un portail de ré-information catholique ». Cet entretien traite des questions essentielles des médias, de l’information et de la ré-information. Nous le remercions d’avoir bien voulu répondre à nos questions.


CIVITAS : Bonjour. Serait-il possible que vous présentiez E-DEO à celles et ceux qui ne le connaissent pas encore ? Dans quelles conditions avez-vous décidé de vous lancer dans cette entreprise ?


e-deo est un blog de ré-information qui dit les faits et donne la parole à toutes les personnes de bonne volonté œuvrant pour le Bien commun. Il est « connecté au pays réel », c’est-à-dire à tous ces Français plus ou moins enracinés, attachés à la terre de leurs ancêtres, aux traditions et à l’identité chrétienne de la France. Le pays réel est aujourd’hui ignoré ou méprisé par un microcosme politico-médiatique acquis à la culture de mort. Il est réalisé par des jeunes catholiques (entre 20 et 26 ans) bourrés de défauts mais pleins de bonne volonté.

Nous nous sommes lancés il y a 3 ans et demi par exaspération de voir tant de chrétiens voter sans connaissance du programme et des déclarations des candidats aux élections et sans cohérence avec leurs convictions lorsqu’ils les connaissaient.


CIVITAS : Dans notre époque, la maîtrise de l’information se trouve être une donnée essentielle. Avec tous les sites d’information, comment l’individu lambda peut-il s’y retrouver ? D’un point de vue général, trop d’informations ne nuisent-elles pas à l’information ?


En bons contre-révolutionnaires, nous militons pour le contraire de la révolution, pas pour une révolution contraire. C’est pareil pour la réinformation qui est le contraire de la désinformation et surtout pas une désinformation contraire. C’est pourquoi je ne suis pas pour la « maîtrise » de l’information. Surtout pas par un parti politique, même s’il a un programme conforme à la Doctrine sociale de l’Eglise car il arrive parfois que ses intérêts ne coïncident pas/plus avec la défense de la Vérité. Nos révélations sur les prises de position de Cyril Delmas au MPF, de Marie-Christine Arnautu au FN ou de Gilles Bourdouleix au CNI illustrent parfaitement ce souci. Au risque d’être insulté ou calomnié par des personnes de bonne foi mais très remontées parce qu’on a perturbé leur petit confort militant. Seul le souci de la Vérité doit nous conduire. Sur Internet comme dans nos engagements (y compris partisans). C’est pourquoi, nous n’avons pas hésité à interroger de nombreux responsables de gauche dans le cadre de la lutte contre le travail dominical. Là encore au risque de déstabiliser notre lectorat, de droite. Nous pouvons nous payer ce luxe puisque contrairement au plus indépendant des journaux, nous n’avons presque aucune dépense de fonctionnement donc de comptes à rendre à personne… sauf à Dieu. Nous avons des lecteurs et des annonceurs, tant mieux. Mais ce ne sont pas eux qui font la loi : la Vérité n’est pas négociable.


CIVITAS : Selon nous, l’usage d’internet peut aussi avoir des côtés négatifs dans la diffusion des informations. En effet les blogs dans une certaine mesure participent aux fractionnements des idées, car ils publient des articles courts et cela de manière répétitive. De cette manière, les sujets ne peuvent être traités à fond et les blogs participent donc à la culture du zapping. Qu’en pensez-vous ?


Je pense qu’internet va supplanter le papier (c’est en cours) pour l’information brut mais qu’il ne se prête pas bien à l’analyse, au la prise de recul. La presse doit justement réaliser ce travail : or, on observe exactement le contraire. Mais comme vous dîtes, internet participe à la culture du zapping et diminue notre capacité à se concentrer longuement dans la vie de tous les jours. Il est chronophage, véhicule beaucoup de saletés, tentateur, mais je crois que n’avons pas le choix. Nous devons y être présents, à condition que cela ne nous empêche pas de remplir nos devoirs d’état.

 

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20 novembre 2009

Civitas dans lexpress.fr (extrait)

hopital-mort-maladie-euthanasie_3.jpgLes contre

Du côté des farouches opposants, les blogs catholiques sont légion à s'élever contre l'euthanasie. Le salon beige alerte sur les dérives possibles en citant l'exemple de la Belgique où "l'euthanasie légale [est appliquée] aux inconscients, aux déments, aux mineurs, aux personnes présentant un 'état végétatif persistant'". Le mouvement de jeunesse catholique et politique Civitas est plus radical: "L'euthanasie c'est tuer". Le ton est donné: "Nous tenons à replacer le débat au point le plus central et le plus fondamental, à savoir qu'un crime contre la Vie est, avant tout et au-delà du droit des personnes,  un crime contre l'Auteur de la Vie". Le mouvement met en ligne une pétition contre l'euthanasie sur un blog spécialement créé intitulé "un regarde catho sur l'euthanasie". On y trouve le témoignage engagé d'une infirmière catholique qui affirme "L'euthanasie n'est pas une solution car elle ne supprime pas la souffrance mais la vie. Mais n'oublions pas que seul Dieu a le droit de donner et reprendre la vie".

Affirmer cette idée de mort 'dans la dignité', c'est renvoyer à la face d'un homme ou d"une femme malade, souffrante, celle qui prétend encore vivre, qu'elle choisit l'indignité.

Sur Slate.fr, le blogueur Koztoujours publie son "plaidoyer contre l'euthanasie", il critique la proposition de loi socialiste qui selon lui prône "l'indignité de la personne humaine": "Affirmer cette idée de mort 'dans la dignité', c'est renvoyer à la face d'un homme ou d"une femme malade, souffrante, celle qui prétend encore vivre, qu'elle choisit l'indignité. Qu'une association telle que l'ADMD fasse ce choix est une chose, penser que la République inscrive dans ses textes ne serait-ce que l'hypothèse qu'un homme, qu'une femme, puisse être indigne, n'est pas acceptable." L'auteur voit dans la possible légalisation de l'euthanasie le renoncement de la société: "Une société qui ne mettrait pas toutes ses forces, son énergie et ses moyens à assurer la dignité de la personne jusque dans ses derniers moments serait une société qui renoncerait à elle-même — c'est-à-dire à être une communauté fraternelle — et une société mortifère."

Lire l'article en entier:

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-debat-sur-l-e...

Entretien avec Alain Escada


Le site GénérationFA8  http://www.generationfa8.com/index.php publie un entretien avec Alain Escada.

107294736.jpgNous recevons cette semaine, Alain Escada, secrétaire général de l’Institut Civitas. Cet entretien est pour lui l’occasion de présenter plus en avant le projet Civitas et de faire le point sur des questions épineuses.

Nous le remercions d’avoir répondu à nos questions.

Génération F8 : Bonjour. Vous avez décidé de lancer une grande campagne d’information sur les activités de l’Institut Civitas. Pouvez-vous commencer par vous présenter ainsi que votre projet ? L’Institut Civitas est-il un groupe politique ? Une association métapolitique ? Un futur parti catholique ?

Bonjour. Pour me situer, disons qu’il y a bien longtemps que je souhaite développer un authentique lobbying catholique, pénétré de foi profonde et de ferme volonté mais aussi de rigueur, de méthode et de tactique. A Bruxelles, tant auprès des institutions européennes que de sociétés commerciales ou de médias, j’ai déjà pu vérifier le réel potentiel d’une telle démarche. En France, il y a beaucoup à faire en ce sens. Depuis février 2009, j’exerce la fonction de secrétaire général de l’Institut Civitas. Il s’agit d’un mouvement d’action politique et sociale, animé par des laïcs catholiques et inspiré par la doctrine sociale de l’Eglise et le droit naturel. J’entends bien, si Dieu veut, faire de Civitas un fer de lance pour la restauration d’une France chrétienne. En ce moment, l’Institut Civitas renforce ses structures et développe son implantation locale. Nous sommes dans une importante phase de recrutement. Il s’agit de démontrer avec beaucoup de pédagogie que les catholiques ont des devoirs qui ne se limitent pas à assister à la messe chaque dimanche. Ils doivent aussi prendre leurs responsabilités dans le domaine politique. Avec humilité, bien sûr. Mais aussi avec foi et espérance. La résignation de tant de catholiques traduit en fait leur manque de foi et leur peu d’espérance. Civitas veut contribuer à rendre confiance aux catholiques et à fortement augmenter la visibilité des catholiques dans la vie publique.

Génération F8 : Par quels moyens comptez-vous réveiller nos compatriotes qui paraissent totalement léthargiques ? L’action de terrain (tractage, collage…) peut-elle suffire ? De même, comment les sensibiliser sur le fait que sans Jésus-Christ, les hommes représentent si peu de choses ?

L’Institut Civitas insiste fréquemment sur ce qu’il considère comme indispensable et indissociable : prière, formation, action. L’action sans la formation n’est qu’activisme sans lendemain. L’action doit être au service d’une idée. Le raisonnement doit précéder l’action. Mais sans tomber dans l’intellectualisme qui empêche l’action. La formation qui ne déboucherait pas sur l’action serait donc stérile. Quant à la prière, elle nous aide à faire preuve du discernement nécessaire ainsi qu’à obtenir quelques grâces bien utiles. Au vu de la situation actuelle, il serait bien présomptueux de croire que la France pourrait se relever par la seule force de nos moyens naturels. En somme, il nous faut à la fois agir comme si tout dépendait de nous et prier comme si tout dépendait de Dieu.
Ceci dit, faire comprendre cela à l’homme de la rue en 2009 n’est pas une mince affaire. Pourtant, il ne faut pas regarder bien loin pour constater à quel point ce même homme de la rue est en quête de repères, de valeurs solides, et, disons-le clairement, de spiritualité. Regardez le nombre croissant de Français se convertissant à l’islam. Regardez l’intérêt de nos concitoyens pour le New Age  ou les philosophies orientales. Regardez le succès des revues de psychologie et des livres de « connaissance de soi ». Depuis que les Français ont cessé d’aller à l’Eglise, ils cherchent partout ailleurs les réponses que seul peut pourtant donner le Bon Dieu.
Mais les occasions d’ouvrir les yeux à nos compatriotes ne manquent pas. Prenez l’exemple du travail dominical et de la loi Mallié que combat Civitas. Voilà une opportunité parmi d’autres de montrer à quel point la doctrine sociale de l’Eglise est authentiquement la garante du Bien Commun. Défense de la Foi, protection de la Famille et souci social convergent.

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09 novembre 2009

Lancement réussi de FJC Bordeaux

portrait.jpgSamedi soir à Bordeaux, de nombreux jeunes étaient venus assister à la réunion de lancement d'une section locale de France Jeunesse Civitas. Après la projection d'un reportage montrant comment fonctionne le mouvement, Alain Escada, Maître Dominique Rémy et M. l'abbé Verdet ont pris successivement la parole pour encourager les jeunes filles et les jeunes garçons à s'engager généreusement pour rechristianiser la France.

D'emblée, la nouvelle section bordelaise de France Jeunesse Civitas participera au "chapelet pour la Vie" organisé par l'association SOS Tout-Petits le samedi 14 novembre à 14h30, devant le parvis de la cathédrale Saint André à Bordeaux.

FJC Bordeaux enverra également une délégation à la session de formation organisée à Châteauroux les 21 et 22 novembre prochains.

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05 novembre 2009

La mobilisation de Civitas relayée dans la presse (2)


« Le dimanche, le seul jour où on fait autre chose que gagner de l'argent »

extrait du journal La Voix du Nord du 4 novembre 2009

le-dimanche-le-seul-jour-ou-on-fait-aut-81032.jpg.jpgPHOTO LA VOIX: Denis Dragon et Serge Danjou mènent pacifiquement mais fermement leur défense du dimanche.

|  SOCIÉTÉ |

Dès que Denis Dragon et Serge Danjou ont appris que Pérenchies était la première commune à voter la délibération concernant l'instauration d'un périmètre d'usage de consommation exceptionnelle qui permettrait aux commerces d'ouvrir le dimanche, ils sont montés au créneau. En tant que membres de Civitas, association de laïcs catholiques, ils expliquent leur point de vue. PAR CATHERINE QUÉTELARD

Présentez-nous votre association Civitas... « On veut agir dans le domaine de la cité pour mettre en oeuvre la doctrine sociale de l'Église. Nous sommes des catholiques nous voulons que la politique soit inspirée par la parole du Christ nous voulons agir en vue du bien commun, surtout à l'échelon local (certains sont conseillers municipaux), tenir compte de la justice sociale. »

Vous êtes nombreux ? « (...) une quinzaine dans la région (Denis Dragon est délégué régional et Serge Danjou s'occupe des aspects juridiques). » D. D. : « Des petits mouvements qui peuvent mutualiser. » S. D. « Le levain de la pâte. » D. D. « L'idée de bien commun. » S. D. « Qui n'est pas la somme des intérêts particuliers. »

Vous combattez le travail du dimanche... « C'est le principe du repos dominical qui est remis en cause. Le dimanche, c'est le seul jour où les personnes font autre chose que gagner de l'argent on se retrouve pour un match, l'harmonie municipale... C'est important pour l'équilibre social une mère de famille n'a plus l'occasion de voir ses enfants, son mari... »

Si votre patron vous le demandait, vous refuseriez ? D. D. : « J'ai six enfants, je travaille dans la banque, je suis catholique, je veux avoir la liberté de suivre les offices religieux. »

Vous dites : une loi contre la nature humaine... S. D. : « Le septième jour Dieu s'est reposé, il nous invite à... Il nous commande faire de même. »

Vous dites : une loi contre l'identité de la France... « Avant, il y avait une symbiose entre la religion catholique et la société c'est défendre l'histoire de la France. »

Quels sont vos moyens ? Dans votre tract vous faites appel aux dons... « C'est pour imprimer ces choses (les tracts). On n'est pas riches. On est attentif à l'actualité. Quand on a vu l'article du journal, le lendemain on a envoyé une lettre au maire. Samedi, on a été sur la place du marché on a rencontré les petits commerçants, une dizaine, on va aller les revoir on a écrit à tous les conseillers municipaux. » •

 

voir aussi cet article: ici

04 novembre 2009

La mobilisation de Civitas relayée dans la presse (1)

 

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Article extrait du journal local breton "Le Petit Bleu"

 

 

Travail dominical : Leroy-Merlin lourdement condamné

leroymerlin.gifLe Parisien - nov 2009 - Laurence ALLEZY

Les syndicats Force Ouvrière et la CFTC du Val-d'Oise vont se partager un peu plus de sept millions d'euros.

Le tribunal de Pontoise vient de condamner la société Leroy-Merlin qui possède trois magasins dans le Val d'Oise à verser cette somme qui correspond à des liquidations d'astreintes dues par l'enseigne de bricolage.

Condamné à fermer les portes de ses magasins le dimanche depuis des mois, Leroy-Merlin n'a jamais respecté la décision de justice préférant s'exposer aux astreintes. Dix-huit mois après le début de cette bataille juridique orchestrée par les syndicats, l'heure des comptes a sonné et la société a déjà déboursé près de dix millions d'euros. «Ce n'est pas de leur faire verser une telle somme qui nous intéresse mais plutôt de les voir fermer le dimanche. Leroy-Merlin n'a jamais plié. Le tribunal prouve qu'il n'y a pas d'impunité même aujourd'hui après le vote modifiant la loi sur le travail du dimanche», précise Me Vincent Lecourt, l'avocat de FO.

La loi est adoptée depuis cet été mais les délais administratifs d'application n'ont pas encore permis aux magasins d'ouvrir légalement. «Nous avons immédiatement fait appel de cette décision bien que la procédure ne soit pas suspensive. Nous allons donc la respecter et verser cette somme aux syndicats, réagit Stéphane Calmes, le DRH de la société Leroy-Merlin France. La condamnation est d'ailleurs très difficile à comprendre et à expliquer à nos équipes à l'heure ou le décret d'application de la loi sur le travail du dimanche est en train d'être mis en œuvre».

La société avait annoncé avant l'été son intention de fermer ses magasins le dimanche à compter du 1er septembre. Elle a finalement renoncé au lendemain du vote de la loi."

27 octobre 2009

Des élus expriment leur solidarité aux salariés

PODENSAC. Nouvelle manifestation, hier, contre l'extension du travail dominical dans la grande distribution. Avec le soutien des élus et, en première ligne, la députée Martine Faure

La députée socialiste Martine Faure en pleine discussion avec les salariés. (PHOTO P. L. )
La députée socialiste Martine Faure en pleine discussion avec les salariés. (PHOTO P. L. )

Et de trois ! Pour la troisième fois, depuis l'ouverture du Super U de Podensac, le 11 octobre dernier, les salariés des magasins Intermarché de Béguey- Cadillac et de Langoiran ont décidé de reconduire un mouvement sur la voie publique, le dimanche matin, à l'entrée du magasin. Une distribution de tracts tendue aux automobilistes invite ces derniers à ne pas faire de courses le dimanche. « N'encouragez pas le travail du dimanche. Faites vos courses un autre jour ! Aimeriez-vous travailler le dimanche ? » Le message ne laisse personne indifférent, entre les conducteurs pressés qui appuient sur l'accélérateur pour fuir le mouvement et ceux qui acceptent de baisser la vitre et discuter.

3 000 signatures contre la loi

Aujourd'hui, les manifestants indiquent compter près de 3 000 signatures au bas d'une pétition contre le travail du dimanche. Et, plusieurs élus ont décidé à leur tour d'apporter leur soutien au rassemblement des salariés, pour défendre le repos dominical. En première ligne, Martine Faure a fait le déplacement dimanche matin, à Podensac.

La députée socialiste de la 9e circonscription a eu l'occasion de rappeler qu'elle avait voté contre la loi autorisant l'ouverture des commerces le dimanche.

Un projet repoussé deux fois à l'Assemblée et qui a fini par passer au creux de l'été : « Même si l'ouverture de ce magasin reste légale, c'est avant tout le problème d'une généralisation de l'ouverture du dimanche qui est posé. Or, nous ne voulons pas de cette société-là. le pire dans cette affaire serait de voir salariés et consommateurs se monter les uns contre les autres. »

La députée n'est pas insensible à l'argument suivant, constatant que ce sont les commerces ruraux de proximité qui seront les premiers touchés par ces ouvertures dominicales. Liliane Ballot, présidente de l'Association des commerçants et artisans de Cadillac-Béguey, se veut leur porte-parole : « J'aimerais que sur cette question par exemple, la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux exprime un avis motivé. »

Et maintenant, un blog

Sur place, dimanche matin, on a remarqué la présence de plusieurs élus parmi lesquels Hervé Gillé, conseiller général PS de Podensac, Jean-Marie Darmian, maire et conseiller général PS de Créon, les maires de Landiras, Lestiac, Loupiac et Tabanac ainsi que plusieurs adjoints et conseillers de Langoiran, des Communautés de communes des coteaux de Garonne, du Vallon d'Artolie et même de Montesquieu.

Les manifestants ont appelé à reconduire le mouvement dimanche prochain 1er novembre, toujours au même endroit, entre 9 h 30 et 12 h 30. Ils ont également mis en ligne un blog : http ://pasdecourse ledimanche.unblog.fr

(extrait du journal Sud Ouest - 26 octobre 2009)

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22 octobre 2009

Paris : le quartier St Gervais se prononce contre le travail du dimanche

545px-Blason_paris_75.svg.pngLundi 19 octobre, le bureau du conseil de quartier Saint Gervais à Paris s'est prononcé avec une écrasante majorité contre l'extension des zones d'autorisation du travail le dimanche (16 contre, 1 pour, 5 abstentions).

Ce vote de citoyens très divers  situés en plein centre de Paris ( quartier de l'hôtel de ville et du BHV) est révélateur de l'état d'esprit des Parisiens qui ont conscience du caractère nocif de la loi portant développement du travail le dimanche.

Espérons que Monsieur Delanoé sera sensible aux aspirations d'avenir des Parisiens.

Cette démarche de démocratie participative est une invitation au réveil des Français pour s'opposer à la généralisation du travail du dimanche.

23:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : travail dominical, repos dominical, loi mallié |

16 octobre 2009

Le "droit au refus", question inédite posée en justice

AFP
Le Conseil de prud'hommes de Créteil tranchera en janvier prochain les cas de trois salariés qui ont refusé de travailler le dimanche.


6a01156fa733b9970c0115724b9b7b970b-800wi.jpgLicenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche, trois salariés d'Oyonnax, dans l'Ain, ont assigné leur employeur en invoquant leur "droit à une vie familiale normale", saisissant la justice d'une question inédite. Etelvina Fernandez, 45 ans, Elise Kongo, 40 ans, et Rath Luang, 39 ans, travaillaient depuis plusieurs années dans un magasin ED lorsque leur employeur a décidé d'ouvrir le dimanche matin, à partir de mars 2009, comme la loi le permet pour les commerces alimentaires. "On était d'accord pour que ça reste ouvert entre midi et 14 heures la semaine, mais personne ne comprenait pourquoi passer au travail le dimanche, d'autant qu'Oyonnax n'a aucune activité touristique et que le magasin est situé en pleine zone industrielle", raconte Fernandez.

Pour ces employés, au magasin chaque samedi, le dimanche reste le seul jour réservé à la famille : Etelvina Fernandez retrouve son fils cadet de 15 ans, en sport-études de football américain au Mans, Elise Kongo rend visite à ses deux aînés, étudiants à Lyon, et Rath Luang garde son petit garçon de quatre ans. "Soit je m'occupe de mon fils ce jour-là, soit je ne le vois plus. Et ce n'est pas avec les 5,04 euros de prime du dimanche que je peux payer une nourrice", insiste Rath Luang, séparé de la mère de son fils.

Un bouleversement des pratiques en vigueur est en jeu

Licenciés en juin pour "non-respect des horaires et insubordination", après avoir refusé de se plier au nouveau planning, les trois salariés ont saisi le Conseil de prud'hommes de Créteil, qui les a convoqués le 25 janvier 2010 pour une audience de conciliation. "Il n'y a pas de jurisprudence de la Cour de cassation sur le travail du dimanche. Mais on va s'inspirer du raisonnement adopté pour le travail de nuit, pour lequel la Cour réclame le consentement du salarié", explique leur avocate, Maître Inès Plantureux. Pour Joseph Thouvenel, chargé du travail dominical à la CFTC, "ce type de conflit se règle la plupart du temps en amont : soit on n'embauche pas les gens qui refusent de travailler le dimanche, soit on les oblige à céder en bloquant leur rémunération, en changeant leurs horaires ou en refusant leurs congés". Mais en portant l'affaire devant la justice, les trois licenciés risquent de bouleverser les pratiques en vigueur dans le commerce de détail, où un tiers des salariés, soit 480.000 personnes, travaillent "occasionnellement ou habituellement" le dimanche, selon une enquête INSEE de 2005.

"L'argument tiré de la "vie familiale" n'a rien de fantaisiste, puisque c'est sur ce fondement que la Cour de cassation a commencé à contrôler le pouvoir de l'employeur depuis 1999, notamment en matière de mutation", rappelle Cyril Wolmark, professeur de droit du travail à l'Université Lyon-II. Reste à préciser l'impact qu'aurait la reconnaissance de ce "droit au refus" non prévu par les textes, alors que la loi Mallié du 11 août, dont les décrets sont en cours de rédaction, a encore multiplié les dérogations au repos dominical. Au terme d'une âpre bataille parlementaire, ce texte a étendu la possibilité d'ouvrir le dimanche aux "périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (agglomérations de Paris, Aix-Marseille et Lille), et aux zones et communes touristiques. "La nouvelle loi crée des situations extrêmement différenciées (...). Il faudra forcément une "loi-balai", un jour, pour tout harmoniser", estime Jean-Emmanuel Ray, professeur à l'Université Paris-I.

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